Divided We Fall

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14/20
Nom du groupe Divided We Fall
Nom de l'album Divided We Fall
Type EP
Date de parution Mai 2012
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1. Scars of Your Love 06:18
2. Dragonborn 03:48
3. The Secret 03:49
Total playing time 13:55

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Divided We Fall


Chronique @ ericb4

10 Fevrier 2017

Une discrète et bien modeste offrande mais d'une efficacité redoutable...

Eu égard à l'indéfectible foisonnement de formations metal symphonique à chant féminin actuelles donnant lieu à un incessant ballet, voire à un frustrant jeu des chaises musicales, il apparaît délicat, sinon illusoire, pour les nouveaux entrants de faire entendre leur voix. Surtout, livrer une âme dénuée de toute influence et, plus encore, de perdurer dans un registre metal ô combien investi et qui, assurément, ne les a pas attendus, relève de la gageure. De cette brassée de collectifs plus ou moins vaillants et inspirés émerge pourtant un jeune groupe britannique originaire de Stafford, prêt à en découdre, à l'image aussi bien de ses efficaces, sémillantes et sensibles compositions qu'à son subtil jeu d'écriture. Ainsi, influencé par les travaux de Nightwish, Epica, Stream Of Passion et Xandria, notamment, le vert quintet a orienté son regard vers un metal mélodico-symphonique puissant, sensuel et émouvant, enrichi d'une élégante fibre prog, dont il nous fait part dans son projet espéré à long terme, à l'aune de cette initiale offrande.

Créé en 2011, le téméraire et encore peu populaire combo a savamment orchestré les talents de Philippa Ricketts (Darkest Obsidian) en qualité de frontwoman, Matt Nicholls (Darkest Obsidian, ex-Headwound) à la guitare, Lee Mulcahy aux claviers, Aaron Pointon (ex-Axis) à la basse et Tom Walker à la batterie. Et ce, pour nous offrir, un an plus tard, un prudent mais louable effort en guise de message musical introductif à l'instar de cet EP éponyme ; opus sur lequel s'égrainent 3 titres embrassés sur un laconique parcours de 14 minutes d'un spectacle épique et chatoyant, certes classique mais jouissant déjà d'une qualité d'enregistrement de bon aloi. Toutefois quelques notes résiduelles viennent un tantinet obscurcir le ciel et un léger sous-mixage des lignes de chant inonde le brûlot de part en part. En dépit de ces écueils difficilement esquivables, l'opus ne manque pas d'atours pour nous séduire et parfois nous faire plier l'échine. De quoi attiser notre curiosité et nous pousser à aller jeter une oreille attentive...

On ne passera pas outre la plantureuse entame de l'opus, à l'image d'une petite fresque qui, a contrario des canons actuels du genre, se charge d'annoncer la couleur des intentions du combo britannique. Ainsi, de captateurs accords à la guitare sèche attirent le tympan sur l'opératique « Scars of Your Love », titre frondeur et altier, dans la lignée de Stream Of Passion, avec une touche de Nightwish de par ses arrangements et un tapping martelant non sans rappeler les premiers travaux d'Amberian Dawn. Suivant des gimmicks effilés à la lead guitare corroborés à des riffs émoussés et un espace percussif d'une précision d'orfèvre, les angéliques patines de la sirène, dans le sillage de Jennifer Haben (Beyond The Black), sont un ravissement pour les tympans. Impulsions qu'elle cale sur une ligne mélodique tout en nuances et en légèreté. De même, la progressivité du corps orchestral à mi-chemin offre un total flamboiement à un titre qui saura retenir plus d'une oreille rétive. Dans une même veine rythmique, des perles de pluie synthétique entament le mordant « The Secret » qui, sur fond d'un tapis de soie organique corroboré à un tapping bien senti, dispose lui aussi d'armes de séduction massive pour nous attirer en son sein. Energisant et envoûtant, ce propos aux moult changements de tonalité que n'auraient reniés ni Epica ni Delain, ne nous lâche pas d'un iota, notamment sur un refrain orientalisant et immersif à souhait. Vif, frais et souriant, ce titre se dote en prime d'une mélodicité raffinée, ni grandiloquente ni mielleuse, juste parfaitement équilibrée. Juste ce qu'il faut pour nous toucher sans avoir à forcer le trait...

C'est dans une tout autre ambiance et sur un modus operandi alternatif que s'appréhende le reste de notre parcours. Ainsi, le saillant mid tempo « Dragonborn », sous le feu de ses riffs écorchés vif, distille une liaison couplet/refrain des plus sereines, non sans rappeler les premiers élans de Within Temptation. Ce faisant, sous couvert de nappes synthétiques typiquement nightwishiennes et d'harmoniques empruntées à Evanescence, le collectif nous happe dans chaque compartiment de cet espace d'expression. On déambule alors dans un metal symphonique pur témoignant à la fois d'une belle dynamique d'ensemble et de célestes volutes oratoires dispensées par une déesse en phase avec un convoi instrumental qui, peu ou prou, s'emballe, nous désarçonne parfois, mais jamais ne cède à une quelconque linéarité mélodique. Mieux, de fines variations et quelques effets de surprise s'inscrivent dans la trame d'un morceau aux airs d'un hit en puissance.

En dépit de son modeste format, cette goûteuse galette laisse entrevoir un redoutable potentiel mélodique et de remarquables qualités techniques doublés d'une sensibilité à fleur de peau chez nos cinq acolytes, celle-là même rendant la proposition particulièrement attachante. Si les sources d'influence ne sont qu'en partie digérées, la sarabande se singularise par ses harmoniques, un peu moins à la lueur de ses riffs. On comprend qu'il s'agit d'un album test, avec quelques détails restant à régler et une palette atmosphérique à diversifier. Néanmoins, cette jeune auto-production est susceptible de requérir l'adhésion des amateurs, de plus en plus nombreux, du registre d'affiliation du combo, l'émotion requise étant souvent au rendez-vous de nos attentes. Bref, une carte de visite au parfum de mélisse que nous a concoctée un énième et au demeurant si singulier groupe de metal symphonique à chant féminin. Aussi n'est-on pas sans attendre un plus large espace d'expression, à l'instar d'un album full length, chez une formation certes encore discrète, mais peut-être plus pour longtemps...

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