Dimensions

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15/20
Nom du groupe Half Past Dark
Nom de l'album Dimensions
Type Album
Date de parution 15 Octobre 2018
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1.
 Fairytale
 04:24
2.
 Vortex
 05:41
3.
 Come as You Are (Nirvana Cover)
 03:02
4.
 Lies
 04:31
5.
 Near Death Experience
 05:10
6.
 Come with the Band
 03:26
7.
 Saddenly
 04:26
8.
 Farewell
 03:48
9.
 Houdini
 01:26

Durée totale : 35:54

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Half Past Dark


Chronique @ ericb4

26 Décembre 2018

Un bien classique mais si frissonnant message introductif...

Nouvelle figure du metal symphonique à chant féminin, ce jeune quintet hongrois créé en 2015 par le compositeur et claviériste Chelson, tout comme ses compatriotes de Tales Of Evening, entend à son tour faire entendre sa voix, et ce, au-delà des frontières par trop limitatives de sa terre natale. Conscient de la concurrence continuant d'agiter ce registre metal, le collectif pragois s'est laissé le temps nécessaire à la maturité de ses compositions, et ce, aux fins d'un travail des plus minutieux en studio. De plus, la troupe se démarquerait de moult de ses challengers de par l'omniprésente coloration lyrique et romantique dont chaque séquence se nourrit. C'est dire que nos acolytes se seraient déjà donnés les moyens de leurs louables et légitimes ambitions...

Suite à quelques changements de line up, le combo hongrois s'est stabilisé autour des talents de la frontwoman aux chatoyantes inflexions Detti Bakos, de la violoncelliste Mónika Andrási, du guitariste Csaba Herczeg, du bassiste, du batteur Gergely Zsákovics ; artistes ayant chacun contribué à la valorisation du projet initialisé par le maître d'oeuvre. De cette étroite collaboration émane cet introductif album full length dénommé « Dimensions », sorti via le label britannique Glasstone Records, et ce, quelque trois années suite à sa création ; galette où ne s'égrainent guère plus de 9 pistes sur un ruban auditif de 36 modestes minutes.

Aussi effeuille-t-on une œuvre rock'n'metal mélodico-symphonique gothique et atmosphérique, à l'impulsivité mesurée, dotée d'une esthétique mélodique difficile à prendre en défaut et d'harmoniques aussi charismatiques qu'enivrants. Délicat effort qui n'est pas sans rappeler les instants tamisés d'Autumn, The Gathering, Nightwish (première mouture) ou encore Within Temptation. Pour son optimale mise en relief, cette émouvante offrande jouit d'un enregistrement d'excellente facture, d'un mixage à parités égales entre lignes de chant et instrumentation et d'arrangements passés au peigne fin. Une alléchante carte de visite nous intimant d'aller explorer plus en profondeur la cale du navire...

Le combo témoigne d'une féconde et inaltérable inspiration quant à ses passages les plus vitaminés, nous poussant alors bien souvent à une inconsciente remise du couvert. D'une part, l'entraînant « Fairytale » dissémine une énergie aisément communicative, que pourrait bien lui envier Tales Of Evening. Doté d'une confondante gradation du corps orchestral, d'entêtants refrains typiquement ''delainiens'', et mis en habits de lumière par les ensorcelantes inflexions de la sirène, ce hit en puissance ne ratera pas sa cible. D'autre part, tout en n'ayant de cesse de faire claquer sa basse, le tonique « Near Death Experience » abonde en effets de surprise. Déployant peu à peu ses ailes, cette ogive distribue en les intensifiant ses frappes sèches, tout en ménageant quelques instants d'apaisement judicieusement positionnés, histoire de nous permettre de reprendre notre souffle. Enfin, à la manière de The Cranberries, l'enjoué « Come with the Band » imposera ses riffs acérés, son léger tapping, de grisants gimmicks guitaristiques corroborés à d'enveloppantes nappes synthétiques, tout comme les hypnotiques attaques de la belle.

Quand ils desserrent un tantinet la bride, nos gladiateurs semblent particulièrement à leur aise, nous octroyant quelques espaces d'expression de pure jouissance auditive. Ce qu'ils nous prouvent déjà à l'aune du mid tempo symphonico-atmosphérique gothique « Vortex » ; enveloppant et énigmatique instant doté d'un fin legato à la lead guitare et enjolivé par les sulfureuses impulsions de la déesse, qui saura assurément trouver un débouché auprès d'aficionados d'Autumn ou The Gathering. Dans cette mouvance, on retiendra « Saddenly » à la fois pour ses délectables ondulations au violoncelle et ses truculents changements de tonalité que viennent souligner les félines volutes de la frontwoman. Et comment ne pas succomber à l'élégante sente mélodique dont se pare le mid tempo progressif « Lies » ? Dotée de choeurs d'enfants et de moult variations rythmiques, cette tubesque proposition vient enrichir un tableau déjà richement orné...

Lorsqu'il s'adonne au périlleux exercice des reprises, le club des cinq ne s'est nullement révélé maladroit, loin s'en faut. Ainsi, on restera suspendu aux lèvres de la belle et magnétisé par les coups d'archet de la violoncelliste sur « Come as You Are », titre emblématique du groupe de grunge américain Nirvana (in "Nevermind" (1991)). Entonnée par un duo mixte en voix claires bien habité, cette version à la fois romantisée et empreinte de mystère confère à cette piste une saveur éminemment singulière, allant jusqu'à la transfigurer. Un véritable tour de force, en somme.

Que les amateurs d'instants tamisés se rassurent, nos compères leur ont réservé quelques passages susceptibles de les retenir plus que de raison. Aussi, dans ses moments intimistes, le combo nous livre ses mots bleus les plus sensibles, parvenant alors à déclencher la petite larme au coin de l'oeil que l'on feindrait de ne pas voir couler. D'une part, on ne pourra que malaisément résister à la charge émotionnelle délivrée par « Farewell » ; caressante et ''nightwishienne'' ballade a-rythmique en piano/violoncelle/voix, laissant entrevoir l'insoupçonné élasticité du spectre vocal de la maîtresse de cérémonie. De même, on sera happé par les séries d'accords glissant de la ballade a-rythmique « Houdini ». De cet frissonnant instant entonné en français, on regrettera simplement l'extrême brièveté du message musical.

On l'aura compris, eu égard à cette avenante rondelle, le collectif hongrois nous livre un premier effort à la logistique soignée, à la technicité instrumentale éprouvée, et où les séries d'accords distillées souvent font mouche. Insufflé par les confondantes patines oratoires de la sirène, ce manifeste au fort impact émotionnel se double d'un rare potentiel mélodique. Marchant sur les traces de ses illustres maîtres inspirateurs, le combo parvient cependant à apposer son sceau sur chaque portée de chacune de ses compositions. Cela étant, on aurait souhaité y déceler quelques prises de risques supplémentaires, un panel plus large de l'offre, par l'octroi de l'un ou l'autre instrumental et/ou fresque, ainsi qu'une diversification du champ atmosphérique et vocal. Quoi qu'il en soit, nos gladiateurs signent-là un message musical pétri d'élégance et éminemment impactant, susceptible de les hisser d'ores et déjà parmi les sérieux espoirs du metal symphonique à chant féminin...

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