En septembre 2015,
Diemonds nous avait plutôt séduits avec son deuxième album, l'excellent
Never Wanna Die, qui le voyait atteindre des sommets en matière de
Hard Rock survitaminé aux touches Sleaze (punks) prononcées et influencées autant par Motorhead,
Rose Tattoo, que le LA. Guns,
Hardcore Superstar et Joan Jett des débuts.
C'est donc après un délai relativement court (3 ans pour être exact), que le groupe nous revient avec un nouvel album intitulé simplement
Diemonds.
Que devons-nous attendre de cet album éponyme (le 3è en à peine 6 ans)? À vrai dire, pas grand-chose de bien encourageant. En effet, car là où le groupe en 2015, nous proposait des compositions au caractère en acier trempé et au tempo enlevé, le cru 2018, quant à lui aura pour ainsi dire un goût de jus de raisin. En effet, sur cet album, le groupe aura considérablement adouci son propos en nous proposant 10 morceaux de
Hard Rock classique souvent convenus et en mid-tempo, lorgnant dangereusement vers un rock (Pop) gentillet façon Avril Lavigne, ne restant seulement que 4 maigres titres entraînants et d'excellente facture pour nous consoler.
Curieux, lorsque l'on apprend que c'est la belle Priya
Panda (chant) qui est responsable de l'écriture de tous les titres de l'opus.
Par ailleurs et côté production l'opus bénéficiera d'un son phénoménal et très homogène. En effet, nous retrouverons exactement la même équipe que sur
Never Wanna Die le précédent album studio. À savoir Éric Ratz (
Rush,
Danko Jones,
The Lazys,
Monster Truck) et le tandem Ryan Jones (
Uriah Heep,
Danko Jones,
The Lazys), Harry
Hess (
Harem Scarem,
Skull Fist,
Cornerstone) pour le mixage.
D'entrée de jeu et à l'écoute du direct "Breathe" (le titre d'ouverture) à l'air entraînant et refrain répétitif, nous naviguons sur les terrains connus et balisés d'un
Hard Rock Sleaze entraînant et incisif digne de figurer sur les précédentes réalisations du groupe. Malheureusement, le reste de l'opus ne sera pas du même tonneau.
Car en dehors de ce très bon titre, seuls 3 ressortiront réellement du lot, à commencer par le furieux et grunge "How Long" chanté avec hargne et conviction par la belle Priya, le tout soutenu de guitares au son brut de décoffrage, suivi du chaloupé "Made it
Through " qui se distinguera par un couplet-refrain exquis accentué par d'habiles interventions de guitare ainsi qu'une basse ronde et groovy. Le troisième et pas des moindres sera sans aucun doute le très évocateur et dynamique "
Warrior" qui sera mis en valeur par le chant félin de la panthère canadienne, soutenu par des guitares survitaminées et très Heavy.
Comme je vous l'annonçais, et mise à part le groovy et mélodique, voire sympathique "I Miss", les titres restants (en mid-tempo pour la plupart), manquent singulièrement de punch et de personnalité. Pire, ils vous donneront l'étrange sensation d'écouter un album de Rock popysant et sans âme, comme il en sort chaque année par palette de 100.
Résultat des courses hormis quatre titres dignes d'intérêt, dont un mélodieux et trois très entraînants, l'écoute de cet éponyme s'avère des plus ennuyeuses. Un comble lorsque l'on connaît le contenu des deux premiers opus studio du groupe. Ajouté à cela une pochette anecdotique, voire moche (une habitude du combo canadien) et vous obtenez là un disque très moyen, plat et sans saveur.
Il ne reste plus au groupe qu'à revoir sa copie s'il veut un jour accéder au rang de groupes majeurs de la nouvelle garde du genre
Hard Rock. La prochaine fois peut-être?
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire