Il y a des trésors musicaux qui sont rarement découverts par les personnes qui sont en quête de nouveauté et de l’innovation, cependant, pourquoi ne pas replonger dans les années 90 pour dénicher et écouter des prestations musicales hors–norme de la part de musiciens anonymes dont on a jamais entendu parler dans les annales de la musique, spécialement dans le milieu «
Dark Ambient », un genre qui peut gêner certains, mais qui peut plaire aux autres, le «
Dark Ambient » est une musique atmosphérique qui a le pouvoir de vous faire voyager dans n’importe quel monde imaginaire selon le thème choisi par le créateur (le compositeur),dans cette chronique, j’ai choisi « Depressive
Silence », un phénomène qui nous vient de l’Allemagne, groupe composé d’un duo inconnu et mystérieux, mais doté d’une créativité assez développée et introuvable chez les autres groupes «Ambient » d’aujourd'hui, si vous n’avez jamais aimé ce genre musical, je peux vous garantir qu’avec « Depressive
Silence », votre idée personnelle à propos de ce style changera aussitôt.
Le noir et le blanc, deux couleurs qui symbolisent le mutisme, le vide et la dépression,ils sont à l’origine de la création de cette pochette mystérieuse qui cache des secrets silencieusement gardés dans un univers vide, sans vie, où aucun être humain n’est capable de les percer, incapable de franchir cette montagne qui abrite un château d’illusion, observé et gardé par une lune nocturne, un royaume dont à priori, un repaire de nos deux étranges créateurs qui passent le claire de leur temps à composer des mélodies dans l’espoir que celles-ci puissent dépasser les frontières de l’irréel pour rejoindre le monde réel afin qu’elles puissent trouver son heureux possesseur.
Le thème que « Depressive
Silence » a choisi, n’a rien à voir avec nos vies de tous les jours,vous pouvez vous faire une idée à propos des six titres pour que vous puissiez imaginer votre propre scénario. On entame notre marche vers la forêt, à l’image de «
Forest of
Eternity », une marche plutôt animée par des couplets orchestrales, pour faire croire à l’auditeur qu’il est dans une fable, tel un aventurier en quête de romances fantaisistes, les effets du clavier réussissent à créer une sorte d'ambiance paradisiaque et sans limite, avec beaucoup d’originalité et sans la moindre répétition dans la composition. L’aventure continue bien loin dans l’océan en bateau pour notre héros avec une belle harpe à la main pour le second chapitre «
Depths of the Oceans ». Un temps merveilleux, une mer calme et des vagues rythmées par la douceur de la harpe, en continuité avec la lucidité des violons et qui nous offrent une ambiance authentique. C'est après une longue traversé de la mer que la nuit s’abat dans un petit village où le héros tente de se faire héberger par les habitants, loin de se douter qu’une sorte d’atmosphère spectrale, va hanter tout le village, avec son aspect ténébreux et froid. Le ton change brusquement pour le chapitre « Atmosphere », un clavier délivrant les esprits malsains, afin qu’ils puissent rendre le climat pesant, avec sa chorale damnée, aidée par un jeu d’orgue parfaitement subtile pour mettre le lieu en plein drame.
N’ayant pas supporté l’ambiance et la tournure des évènements, le héros se sentant anéanti par l’acharnement du destin, il décida de continuer son long chemin, jusqu’au lever du soleil. Quatrième chapitre, «
Morning », l’aventurier n’ayant toujours pas digéré ce qu’il venait de vivre, il se posa sur la haute colline pour se ressaisir et regarder le lever du soleil, tout en jouant de la harpe, assisté par une chorale mélancolique ainsi que par un jeu de piano angélique, calme et attendrissant, qui l'accompagnera jusqu’à la fin de son périple. Cinquième et dernier chapitre « Dreams », le héros se dirige vers le bout de son rêve, tout en franchissant les obstacles s’opposant à lui pour atteindre le château, là où son trésor est supposé être. Pour une ambiance finale, les instruments jouent le tout pour le tout, pour rendre la finale émouvante, dramatique et marquante pour l’auditeur. Un piano qui crée le suspense, avec un jeu alléchant et rapide, en même temps soutenu par une orchestration digne des plus grands films fantastiques.
Pour terminer, la musique de « Depressive
Silence » a quelque chose d’inoubliable et d'épique, et chanceux sont les quelques mordus de "l'Ambient" qui la possèdent. En effet, ce disque est une pièce rare, étant donné que le monde de nos deux créateurs a disparu depuis bien longtemps, laissant derrière lui quelques productions difficiles voire impossibles à trouver. Bon, si vous êtes quelqu’un de téméraire, un fan de «
Dark Ambient » ou bien un collectionneur, qui ne recule devant rien pour obtenir une petite perle rare comme cette cassette, pourquoi ne pas faire une petite quête via le net pour la dénicher?
Depressive Silence est duo de génies qui sont hélas bien trop restés dans l'ombre comme tant d'autres évidement et cela me dégoute.
Rare est qu'une musique me transporte autant...je suis en train d'écouter cet album que tu as franchement bien chroniqué. Je te donne mon avis une fois que j'ai fini l'écoute.
Néanmoins je dois dire que j'ai eu un petit sourire au lèvres quand j'ai remarqués que enfin quelques personnes de SOM (du moins...) porte un un intérêt à cette pure merveille qu'est Depressive Silence...
Wow... si j'avais su que quelqu'un avait chroniqué ça sur SoM ! Bravo !
Je suis en train de réécouter pour la énième fois cette petite merveille que j'ai découverte sur internet il y a quelques temps et c'est l'une des plus belles choses que j'ai pu écouter dans ma vie ! On sent la vieille production avec quelques défauts sur l'enregistrement mais quelle importance, c'est une oeuvre d'art malgré tout. Je pleure à chaque fois que j'écoute Atmosphere.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire