Heaving Earth s'est créé autour de deux musiciens tchèques; Jiri Zajic, batteur et déjà connu des amateurs d'
Ingrowing, et de Tomas Halama, guitariste.
Déjà auteurs d'un remarqué et prometteur premier album,
Diabolic Prophecies, sorti en 2010 sur lequel le groupe proposait un Death
Metal sorti des entrailles d'
Immolation,
Heaving Earth ne réussissait pas encore à montrer sa véritable personnalité. Et outre
Immolation, on pouvait également y voir déjà quelques riffs à la
Morbid Angel /
Hate Eternal.
Un premier album honnête donc, fait avec passion et conviction, mais sans une véritable identité propre, indispensable pour se démarquer des centaines de clones suivant les traces des légendes du Death
Metal.
Malgré cela,
Denouncing the Holy Throne était probablement un des disques les plus attendus du genre en ce début d'année 2015, après une année 2014 complètement folle quantitativement et qualitativement.
Même si des centaines d'autres groupes officient dans le registre de la bande à Vigna, Azagthoth ou Rutan, arrêtons de nous la raconter comme des blasés, on adore ça. Et rassurez-vous, vous allez en redemander.
Le groupe place le niveau très haut et une ambiance immersive sombre et dévastatrice dés le premier titre de l'album The Final Crowning, stupéfiant de maîtrise technique et imprimant directement le cerveau de l'auditeur de son riff principal, pur croisement des compos de Vigna et Rutan.
Plus l'album avance, plus le niveau de composition impressionne de par sa maîtrise, et son équilibre entre mélodies inquiétantes (à la manière d'un
Unholy Cult ou d'un
Majesty and
Decay) comme sur
Doomed Before
Inception et Worms of
Rusted Congregation et ses envolées techniques sur les passages plus rapides laissant plus de place à une influence
Hate Eternal parfaitement distillée comme sur le redoutable
Nailed to
Perpetual Anguish ou Forging
Arcane Heresy.
L'album réserve son apogée pour la dernière partie du disque, depuis I Am
Nothing jusqu'à
Endless Processeion of the Holy
Martyrs c'est l'orgie de riffs écrasant, de soli poignant, inspirés et d'un martellement précis de Jurgen (apparemment toujours aussi marqué par Roddy) derrière les fûts, achevant les derniers sceptiques d'un alliage parfait entre deux des groupes les plus influant de ces dernières années.
Le tableau ne serait pas complet sans un travail d'écriture remarquable de la part de Michal Kusak, fidèle compositeur du groupe, dont les textes tournent essentiellement autour d'un anti-christianisme manifeste, et de l'absurdité des textes qui légifèrent cette religion, là encore, à la manière d'
Immolation,
Hate Eternal et bien sur,
Morbid Angel.
La République Tchèque tient en ce début d'année un joyau de Death
Metal sombre, dans la plus pure tradition US, 5 années après le terrible
Dark Future de
Destroying Divinity.
Un disque d'une intensité rare, d'un niveau technique élevé, aux influences certaines mais qui dévoile enfin la personnalité d'
Heaving Earth.
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