Un scintillement noir dans la cohut
Voici un cd qui mérite considération dans son genre.
Dans mes recherches à travers un nombre incalculable de groupes pratiquant du ‘’black métal dépressif’’, en voici un qui sort du lot, non pas par sa grande distinction par rapport au reste mais pas l’efficacité avec laquelle on pénètre dans cet environnement où tout est noir et tout est calme. Le premier opus de
Svartkraft se veut pour moi une longue procession dans les abysses du monde, là où le temps s’est arrêté et où les âmes errent sans fin. Comme
Abyssic Hate,
Nyktalgia,
Shining et même
Burzum avant lui,
Svartkraft nous plonge dans une transe où on ne voyage pas vers le tunnel de lumière mais bien vers les tréfonds. Les titres se veulent longs et répétitifs, avec un tempo s’approchant plus d’un pouls que d’un drums, comme si la bête hibernait encore. La présence du Keyboard ne fait qu’accentuer cet effet hypnotique et répété, le son des guitares est saturé et oppressant. Le chant est parfois plaintif, parfois hargneux mais impossible pour moi de vous dire ce qu’il raconte, probablement en Finnois de toute façon mais peu importe le texte, c’est l’ambiance qui règne qui nous prend aux tripes. Après l’ouverture sur Elementens
Fall, qui est à mon avis l’un des meilleurs titres de cet album, on part pour une descente dans les limbes. Chaque titre est aussi lent et mélancolique que le précédent mais chacun a un petit quelque chose de différent qui fait que l’on n’a pas l’impression d’écouter un seul titre de 1 heure. Mention honorable à Marscherande mot den Svarta Gryningen aussi, qui mérite une oreille attentive.
À tout ceux qui, comme moi, ont vécu une parcelle de leur vie sur le tempo de
Suicidal Emotions de
Abyssic Hate, je recommande Den Onde Pesten.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire