Dementia Praecox

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17/20
Nom du groupe Acrosome
Nom de l'album Dementia Praecox
Type EP
Date de parution 01 Juin 2011
Labels Dusktone
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1.
 Önsöz
 02:21
2.
 Farkındalık Reaksiyonu
 01:55
3.
 DP 1898
 04:35
4.
 Doktora
 01:17
5.
 Reaksiyonel Idea
 04:43
6.
 Atenor
 03:02
7.
 Acrosome
 03:15
8.
 Sonsöz
 02:28

Durée totale : 23:36

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Acrosome


Commentaire @ BlackAngel181

23 Décembre 2011

Un album bourré de limites....

Formé par un duo anonyme en 2009 à Ankara, Acrosome est loin d’être un projet musical banal. Mais...Acrosome, pourquoi un nom pareil? Il s'agit d'une partie antérieure de la tête d'un spermatozoïde, il contient des enzymes pour la pénétration de l'ovocyte, alors là on ne comprend pas. Je crois que nos deux Turcs nous doivent quelques explications...mais est-ce vraiment nécessaire après tout? Ce n'est qu'un nom et on a déjà vu d'autres noms plus bizarres que celui là, faut pas faire un débat. Alors, comme je vous le disais au début de la chronique, ce groupe n'est pas à prendre à la légère, car ce que vous allez entendre, ce n'est pas du tout sympa.

Dementia Praecox, opus signé par le label italien Duskstone est le premier album du groupe. La pochette est d'une belle qualité, bien sombre et attirante visuellement. L'album offre une ambiance pesante et psychologique à travers huit pistes dérangeantes les unes après les autres. Un chant torturé et des cris de souffrance dans toutes les chansons, ça donne l'impression d’être dans un asile de fou où la terreur psychologique règne 24h sur 24. Acrosome nous offre des morceaux plutôt ambiants et lents qui consistent à faire une sorte de lavage de cerveau à l'auditeur d'une manière différente.

L'album commence tout en douceur par Önsöz, on entend des micros parleurs qui donnent l'impression qu'ils s'adressent à vous comme si vous étiez un détenu dans une chambre, entre quatre murs entendant ces paroles murmurées incompréhensibles, on ne sait pas de quoi ça parle en fin de compte. Quant à l’atmosphère, elle est terriblement froide, sinistre et sans vie, on doit ça aux claviers qui sont à l'origine de ce boulot. Un premier morceau ambiant plutôt réussi qui pousse la curiosité de l'auditeur à explorer le reste de l'album tout en douceur car avec une telle ambiance dés le début, on sait pas à quoi s'attendre. Après un début calme, place maintenant à l'agonie et à la souffrance avec le second morceau "Farkindalik Reaksiyonu". Comment le décrire? 1..2...3 BOUM! une très bonne entrée en mode Black Metal Suicidaire, un chant rempli de souffrance et de haine qui ne cesse de progresser vers l’extrême, une guitare saturée à fond qui soulève le cœur d'une manière brutale et quand on met le volume à fond, on sent qu'on est en pleine psychose, les riffs de la guitare sont comme une machine à broyer, tellement insupportables à entendre, mais cette ambiance finira par s'apaiser à la fin avec un jeu de piano sinistre et énigmatique. Dommage, un morceau trop court, pourtant il était bien parti au début, en tout cas ça ne va pas satisfaire un grand nombre d'auditeurs avec ce genre de durée.

On continue avec "DP 1898" et retour à la casse de départ parce que cette piste rappelle le début du premier morceau "Önsöz" à cause des cris et les micros parleurs, mais après ça change avec l’apparition de la guitare aux riffs dépressifs et lents, mais plus pour longtemps car la chanson va être encore engloutie dans l'ambiance répétitive et lassante. Décidément, les points faibles commencent à faire leur apparitions, après juste trois chansons, le manque d'innovation et la courte durée des pistes sont en train de ruiner cet album qui est pourtant prometteur, mais on se laisse pas décourager. "Doktora" (petite durée bigre!) différente dans l'ambiance, mais une mise à l'épreuve pour vos oreilles car vous allez entendre des gémissements plaintifs et maladifs accompagnés par une sonorité éraillée à transpercer les oreilles. Remarque, les morceaux ambiants sont majoritaires dans cet album et pour l'instant aucun morceau exceptionnel n'a été trouvé. Un morceau exceptionnel? serait-ce "Reaksiyonel Idea"? Certes il est différent des autres avec une guitare présente pendant toute la chanson qui hélas ne fournit pas grand chose, des riffs déprimants, mais répétitifs et les percussions de la batterie rendent le rythme de la chanson lent.

6éme titre: "Atenor", la meilleure chanson (enfin!), différente et variée des autres et beaucoup plus travaillée musicalement. Une intro singulière avec des ricanements maladifs qui laissent place à une mélodie malsaine. Les cris sont effrayants et désorientés, les riffs sont sombres, d'une guitare qui est saturée (encore) à fond et malgré les trois minutes, on ne regrette pas l’écoute de cette chanson qui se termine dans une mélancolie profonde. Pour l'avant-dernier titre de l'album, "Acrosome" est presque une copie de son prédécesseur, juste une petite différence dans l'intro et l’ambiance, pour la fin c'est toujours les claviers qui ferment le bal sans variété. On arrive au titre final de l'opus "Dementia Praecox", "Sonsöz" (épilogue) nous assène avec une fin ambiante avec des nappes de synthés énigmatiques et mystiques après une sombre épopée psychique que l'auditeur a vécu dans l'asile. Cette épilogue signifie-t-elle la fin du cauchemar? Ou y aura-t-il une suite? Mystère...

Pour conclure, l'album n'est pas mauvais, il n'a pas été négligé, mais limité en ce qui concerne le travail musical. C'est juste qu'il n'est pas assez complet, il est privé d'une grande durée de vie et aussi d'une liberté à innover dans certaines pistes qui méritaient plus d'attention. Les auditeurs seront peut-être gênés par la faible présence des instruments de base comme la guitare, la basse ou la batterie qui n'arrivent pas à s'imposer dans les grandes parties de l'album qui sont dominées par les morceaux ambiants.

13/20



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