Delirium

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17/20
Nom du groupe Seventh Crystal
Nom de l'album Delirium
Type Album
Date de parution 14 Mai 2021
Style MusicalMetal Mélodique
Membres possèdant cet album11

Tracklist

1.
 Say What You Need to Say
 
2.
 When We Were Young
 
3.
 Broken Mirror
 
4.
 Delirium
 
5.
 When I'm Gone
 
6.
 Should've Known Better
 
7.
 So Beautiful
 
8.
 Time to Let It Go
 
9.
 Déjà Vu
 
10.
 Bright and Clear
 
11.
 Hope It Will Be Alright
 

Bonus
12.
 Delirium (Japanese Edition)
 
13.
 World Is Crashing Down
 

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Seventh Crystal


Chronique @ MetalSonic99

01 Fevrier 2026

Nous espérons vraiment que les gens percevront notre exploration de différents genres musicaux - Kristian Fyhr

Tout droit venu de Suède, Seventh Crystal est un projet né en 2021 sur une idée de Kristian Fyhr (Perpetual Etude & Ginevra) qui était à l’origine initialement prévu comme un album solo, mais qui a rapidement pris de l'ampleur grâce à l'intégration de musiciens issus de la scène musicale suédoise, riche et variée, pour enrichir ses compositions. Ce faisant, le projet s’est par la suite mué en véritable groupe lorsque Fyhr a choisi de se concentrer seulement sur le chant, pendant qu’il recrutait Johan Älvsång (Pinstripe Conspiracy, Lamashtu) aux claviers/piano et Olof Gadd (Osukaru) à la basse, avant d'intégrer Anton Roos à la batterie et Emil Dornerus à la guitare pour compléter cette nouvelle formation.

A l’évidence, la musique de Seventh Crystal se caractérise par un Rock aux influences mélodiques et aux accents AOR, ancré dans le Rock moderne. Assurément, comparé à de nombreux groupes au style similaire, ce combo suédois ne propose guère de nouveautés ni d'originalité ; néanmoins, leur manière de présenter et d'interpréter leurs morceaux est telle qu'elle semble démentir le fait qu'il s'agisse de leur premier opus puisqu’ils enchaînent des titres puissants et mélodiquement riches, empreints de conviction et de précision, tout en bénéficiant d'une excellente fluidité où l'atmosphère et l'émotion ne manquent pas. Dès lors, force est de constater que Fyhr est incontestablement au sommet de son art tout au long de cette première offrande, et cela se voit clairement dans ses précédents travaux et projets. Par ailleurs, il est impossible d'oublier la qualité de la prestation du reste du groupe car cette formation talentueuse a un bel avenir devant elle dans le monde du Rock mélodique si elle continue à produire une musique de cette qualité.

Ce faisant, et fort de ses onze titres percutants, « Delirium » impressionne dès la première écoute puisque des morceaux comme le magnifique titre d'ouverture "Say What You Need to Say" adopte un rythme entraînant à la croisée de l'AOR et du Rock mélodique, qui, grâce à ses refrains Pop accrocheurs, reste gravé dans la mémoire. La piste suivante "When We Were Young" fait exactement la même chose, mais sur un tempo plus rapide. Certes, il conserve une touche AOR, mais il apporte une énergie plus marquée, et même si le refrain prend une tournure légèrement mélancolique, il reste sacrément accrocheur.

En explorant davantage ce premier-né, on constate que sur "So Beautiful" et "Broken Mirror", le début en douceur laisse place à un Hard Rock mélodique aux riffs incisifs et au groove plus profond. Par ailleurs, dans la première citée, la transition est rapide, tandis qu'elle est plus subtile et progressive sur la seconde avant que le morceau ne prenne une tournure plus intense. Pourtant, certaines chansons sont naturellement plus énergiques, comme le titre rapide "Time To Let It Go", où les riffs sont incisifs et la basse beaucoup plus percutante. Dès lors, force est de constater que bien que la composition de Fyhr suive une certaine formule, il est suffisamment habile pour maintenir l'attention de l'auditeur afin de susciter son intérêt et l'inciter à découvrir la suite pour un résultat divertissant.

La suite justement, démarre en trombe en changeant radicalement de registre puisque nos talentueux Suédois nous offrent un morceau plus progressif, à la structure épique comme en témoigne l'excellent titre Rock "Should've Known Better", agrémenté d'un refrain entraînant et léger qui se déploie avec une douceur sublime pour un effet optimal. Citons également "When I'm Gone" ; une semi-ballade au tempo plus lent, où les mélodies vocales sont douces et soyeuses, contrastant avec des rythmes percutants et un riff de guitare incisif qui permet à ce morceau d’installer une atmosphère plus sombre, là où le piano en arrière-plan apporte la dynamique ; tandis que "Déjà-Vu" adopte une ambiance symphonique. A l’évidence, il s’agit là d’un morceau plus dramatique et théâtral, avec une orchestration qui crée un univers sonore plus ample pour ce titre AOR. En effet, les couplets sont un peu plus sobres et empreints de mélancolie, mais le refrain vraiment entraînant pourrait bien amener ce titre à devenir un tube, même s'il ne semble pas avoir le refrain typique des morceaux destinés à la radio.

Du reste, "Bright And Clear" demeure un titre AOR pur et dur et à tempo moyen qui mêle un arrangement soigné à des riffs percutants et un groove entraînant, où l’auditeur pourra ressentir un contraste dynamique et subtil entre les couplets sobres, le refrain entraînant et accrocheur, et l'atmosphère dramatique qui ne fait qu'accentuer la dynamique de ce morceau solide. A l’inverse, le titre éponyme propose un couplet plutôt calme et épuré, proche de la ballade, avant de s'intensifier dans le pré-refrain avec une énergie plus affirmée et des sonorités plus Hard Rock où l'ambiance sonore est grandiose et le refrain tellement entêtant qu'il en est presque « douloureux ».
Enfin, ce premier-né se clôt sur une note des plus mélancoliques avec la ballade sombre et fragile intitulée "Hope It Will Be Alright" qui débute tout en douceur, avec seulement la voix et un piano, dans un calme relatif. Pourtant, l’auditeur pourra tout de même y déceler des arrangements dramatiques qui viennent s'y glisser, conférant à ce morceau une dimension légèrement grandiose. Qui plus est, le violoncelle qui intervient pour le solo (et qui reste présent jusqu'à la fin) accentue encore plus la mélancolie et la contemplation.

En définitive, ce « Delirium » est un premier album très prometteur qui ne déçoit pas, sans pour autant créer un véritable coup de foudre musical. En effet (comme expliqué dans l’introduction), bien que le disque n'apporte pas beaucoup de nouveautés, les onze titres restent tout de même solides, bien construits et bénéficient d'une production de qualité. Indéniablement, les performances sont toutes exceptionnelles et la voix forte et personnelle de Fyhr se distingue nettement des nombreux groupes AOR qui ont déferlé sur le marché ces dix dernières années. Dès lors, force est de constater que ce ne sont pas toujours les innovations révolutionnaires qui procurent satisfaction, et il est parfois préférable de rester fidèle à ses codes afin d'évoluer avec maîtrise et expertise au sein du genre. Bref, si vous êtes fan de la nouvelle vague de Hard Rock scandinave incarnée par des groupes comme One Desire, Heat et autres formations qui insufflent une grande mélodie au Rock moderne, alors ce groupe est fait pour vous.

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