Mike Hrubovcak a pas mal bourlingué et tenu le micro dans
Vile,
Monstrosity et
Divine Rapture parmi d’autres, mais c’est à un autre de ses anciens groupes
Abraxas, qu’Hypoxia ressemble le plus à mon sens. Bien que le combo soit new-yorkais, il sonne plutôt floridien,
Monstrosity en tête, avec des riffs épidermiques, millimétrés et techniques comme savent en produire Lee Harrison et ses sbires.
C’est sous l’égide du label polonais Selfmadegod que sort
Defiance (2024), troisième album des américains qui nous gratifie d’une pochette en mode torture moyenâgeuse.
Le début acoustique est presque un pastiche de The Call of
Ktulu mais cette courte intro est bien vite éclipsée par l’agressif
Bleed for
Blasphemy. Efficacité est ici le maitre-mot ici, les titres font quasiment tous entre 3:30 et 4:30 et envoient le nécessaire sans trainer en longueur, à l’image d’un Correlated
Embolism un poil scolaire mais directe et précis. On se demande si Hypoxia n’a pas laissé trainer un hommage caché, car le début de Pathway to
Charon fait furieusement penser au premier riff de Freezing
Moon de
Mayhem, ou bien c’est une coïncidence….
Le guitariste Carlos et la batteur Carolina composent l’intégralité de la musique, et oui c’est bien une femme qui tient les baguettes, et la dénommée Carolina Perez assure avec un jeu solide, varié et subtile : à l’aise sur les tapis de double pédale, mais aussi les patterns Thrash, car Hypoxia a bien ce petit côté Death / Thrash agressif dans certaines compositions, c’est par exemple clairement le cas sur
Serpents of
Gaia.
Michael Poggione avec sa guitare basse en avant est un autre élément qui rapproche Hypoxia de
Monstrosity, pas étonnant étant donné que lui aussi a joué dedans, basse qui est d’ailleurs l’un des gros points forts du disque, Michael envoyant parfois des plans techniques à la Erlend Caspersen. Toutefois cataloguer
Defiance comme un clone de
Monstrosity serait largement exagéré car on y trouve de multiples influences, notamment la lourdeur d’un
Suffocation, comme sur
Drowning in
Darkness et Too
Far Gone.
Mike a un sacré coffre, ce n’est pas une nouveauté mais c’est toujours un petit truc en plus (et qu’est-ce qu’on dit au chanteur ?), et c’est un élément supplémentaire qui permet à
Defiance de s’extirper de la masse et ne pas sonner lambda, parmi les autres évoqués.
BG
Merci pour ta chronique, je vais écouter.
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