Decease

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Dhishti
Nom de l'album Decease
Type Demo
Date de parution Novembre 2010
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1.
 Intro
 09:00
2.
 Fuck the Imperialist Bastards
 16:39
3.
 Raging Flames Score the Battle Field
 09:55
4.
 The Blood of Singhale
 15:44

Durée totale : 51:18

Acheter cet album

 buy  buy  buy  buy  buy  buy  buy
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Dhishti


Chronique @ Matai

08 Septembre 2011

Dhishti ou l'art de jouer du black dépressif folklorique.

Amateurs de black atmosphérique/dépressif, bonjour ! Aujourd'hui, il est temps de découvrir un groupe atypique provenant du Sri Lanka, petite île bouddhiste proche de l'Inde. Dhishti. Cette formation fut fondée en 2009 par Jayakody au chant et Deshapriya à la guitare, qui furent eux-même rejoints l'année suivant par le batteur Kirindage et le bassiste Udugampala. Mais ce dernier quitta le combo après un désaccord, essayant même de faire couler ses « amis » dans la foulée. Ce n'est qu'un peu plus tard que le line up se fixa pour de bon, et que Dhishti arriva à se faire une place au Black Metal Fest en Inde, une représentation forte attendue dans le domaine.

Le quatuor sort finalement son premier album fin 2010 signé chez Salute Records. Un album imposant tant par le style que par les sonorités et les ambiances. Mais ce « Decease » n'est pas véritablement un album de black dépressif comme les autres. Même si les principales caractéristiques ressortent des compositions, il faut savoir que de part leurs origines, Dhishti ne s'empêche pas d'intégrer des éléments folk au sein de sa musique, renforçant parfois les ambiances très natures et très misanthropiques, à l'image même de l'introduction par exemple, longue de neuf minutes, dans laquelle nous pouvons entendre en fond des insectes et de l'eau qui coule, mais aussi des percussions et des chants traditionnels du coin. « Fuck the Imperialists », lui, nous offre des notes de sitars sur un fond sonore de jungle.

On peut aussi penser que ce « Decease » est une sorte de vision personnelle, de métaphore, représentant le passé trouble et historique du Sri Lanka, à l'époque de la colonisation et des problèmes impériaux, vus surtout avec ce « Fuck the Imperialists », qui malgré une intro sereine et très folk, tourne au vinaigre avec un black dépressif tout ce qu'il y a de plus insoutenable. Les guitares fonctionnent comme une sorte de bourdonnement continu, la mélodie, si on peut l'appeler comme ça, étant elle aussi monotone et inchangée, alors qu'une batterie basique nous frappe un rythme lent et qu'un cri de souffrance et de lamentation nous emmène directement au cœur de l'horreur humaine.

Chaque chanson se compose d'une introduction folk et traditionnelle, faisant partie intégrante de l'identité de Dhishti, ce qui nous rappelle le côté atmosphérique. Car avant de faire dans le dépressif, les compositions du quatuor sont avant tout portées sur les ambiances, ce côté naturel mettant en valeur les émotions et/ou cette volonté de les combattre. Les sri-lankais affirment de façon claire qu'ils ne prônent en aucun cas le suicide et le pessimisme, mais l'écoute des morceaux peuvent facilement prêter à confusion, surtout un « Raging Flames Score the Battle Field » inaudible tant les guitares sont saturées et le chant écorché au possible. Ici pas vraiment de paroles, tout n'est que cri, que souffrance, que douleur, malgré des parties plus calmes et reposantes que nous octroient des instruments folks du plus bel effet.

Les titres sont très longs (de neuf à quinze minutes) mais ne progressent pas vraiment, si bien qu'on se retrouve avec la même chose du début à la fin. Les variations sont très discrètes et la basse inexistante. Tout a l'air basique au possible, minimaliste même, du côté des parties metal, alors que les parties folks semblent davantage recherchées. Étrange même que « Blood of Singhale » soit la piste la plus facile à écouter malgré sa longueur et son manque d'alternance. Les guitares forment cette fois-ci l'atmosphère principale sans non plus devenir éthérées, mais on sent cette envie de créer une sorte de mélodie froide et noire.

En définitive, même si le black dépressif de Dhishti contient des éléments originaux et intéressants, notamment les instruments folk, la musique en elle-même manque de force, de puissance, de technique et de qualité, car tout est basique au possible et surtout identique.

3 Commentaires

8 J'aime

Partager
mansonfamilly - 08 Septembre 2011: Ca me tente bien. Il faudra que j'écoute ça.
Krokodebil - 08 Septembre 2011: De même, mais du black metal sri-lankais... Fallait le faire.
jocemcmxcix - 09 Septembre 2011: Folk et surtout dépressif ! (en tout cas ce qui est dispo sur myspace...)
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Dhishti