Deathscape MMXIV

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Nom du groupe Woebegone Obscured
Nom de l'album Deathscape MMXIV
Type EP
Date de parution 22 Décembre 2014
Style MusicalDoom Funéraire
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1. Deathscape MMXIV 09:40
2. Catharsis of the Vessel 11:13
3. While Dreaming in the Ethereal Garden 04:17
4. Call from the Grave (Bathory Cover) 08:58
5. Xavier (Dead Can Dance Cover) 08:21
Total playing time 42:29

Chronique @ Peacewalker

29 Novembre 2015

Ce Deathscape MMXIV ne manque pas d'attraits.

Faisant suite à deux albums, respectivement sortis en 2007 et 2013, la formation danoise Woebegone Obscured nous propose depuis décembre dernier un EP intitulé Deathscape MMXIV, constitué de trois compositions originales et de deux reprises.

Le groupe pratique un Doom extrême assez riche et varié, jouant avec une palette d'émotions et d'atmosphères assez large via des structures intelligentes sachant mettre à profit avec dynamisme les diverses hausses et baisses d'intensité (sans qu'il soit cela étant question ici de véritable accélération). Si "While Dreaming in the Ethereal Garden", troisième composition originale présente ici, est à ce niveau-là un peu à part du fait de son statut d'interlude acoustique plus calme et serein, les deux titres débutant l'EP ont en effet en commun leur structure alternant des passages tour à tour lourds, hargneux, hypnotiques et mélancoliques, construisant grâce à des variations de rythme maîtrisées une musique sans temps morts, et proposant même à l'occasion certains passages particulièrement jouissifs, au nombre desquels on pourrait ainsi citer le final du morceau-titre, véritable libération émotionnelle sublimée par la présence derrière le micro de Jón Aldará, chanteur de Hamferð, en guest sur ce titre. Ce type de séquences plus belles et douces participe pour beaucoup à l'aspect contrasté de l'album et à son intérêt.

La présence de quelques discrètes touches de violoncelle sur certains passages (sur "Catharsis of the Vessel" par exemple) vient par ailleurs légèrement enrichir les atmosphères développées par le groupe, en leur donnant une note subtilement feutrée.
On appréciera de même les quelques touches plus excentriques et barrées faisant leur apparition ici et là, que ce soit au travers de certaines mélodies ou de certains vocaux. En effet, si la majeure partie du chant se fait sous la forme de growl, on notera que fait régulièrement irruption un chant clair optant volontiers pour un registre vaguement opératique et volontairement grotesque, qui si il ne fera sans doute pas l'unanimité se révèle être assez intéressant. Le même commentaire peut également être fait aux passages où le même chant clair cherche à adopter une approche plus émotionnelle, pour un résultat parfois un peu inégal, et souffrant un peu de la comparaison avec l'intervention de Jón Aldará mentionnée plus haut, mais non dénué de qualités.

Les deux titres de fin reprennent respectivement "Call from the Grave" de Bathory et "Xavier" de Dead Can Dance. Le titre de Bathory voit son rythme général fortement ralenti pour une plongée dans le Doom des plus réussies, la lourdeur du morceau étant franchement agréable, et donnant d'autant plus d'impact à l'irruption du solo, bénéficiant lui aussi d'un changement de rythme des plus appréciables quoique lui faisant perdre en intensité.
La reprise de Dead Can Dance est quant à elle sans doute plus proche de l'original dans l'esprit, bien que mise elle aussi au diapason du style pratiqué par les musiciens danois.

Ce Deathscape MMXIV ne manque donc pas d'attraits, et sait convaincre par sa varieté, sa personnalité et la qualité de ses compositions.

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