Dead Brain Cells

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16/20
Nom du groupe Dead Brain Cells
Nom de l'album Dead Brain Cells
Type Album
Date de parution 1987
Style MusicalThrash Technique
Membres possèdant cet album33

Tracklist

1. Deadlock 02:52
2. Monument 03:56
3. Lies 02:42
4. Power and Corruption 01:47
5. Tempest 01:40
6. Public Suicide 01:54
7. Negative Reinforcement 02:54
8. Outburst 02:23
9. M.I.A. 02:45
10. Terrorist Mind 02:14
11. The Vice 01:42
12. Trauma X 02:54
13. Final Act 03:31
Total playing time 33:14

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Dead Brain Cells


Chronique @ LeMoustre

23 Septembre 2015

Alive Brain Cells

Formé l'année précédente, D.B.C. (qui reprend le principes des acronymes chers au mouvement hardcore / crossover : voir D.R.I., M.O.D., S.O.D. M.D.C. et j'en passe) nous sort de Montréal, et a eu le privilège de se faire produire par Randy Burns en sus de sa signature chez Combat Records. Enregistré entre mars et avril 1987 en une petite quinzaine, Dead Brain Cells (l'album) propose une mixture foutrement originale dans le mouvement extrême de cette époque.

Ni complètement thrash, ni purement hardcore, D.B.C. balance des compositions assez courtes, mais diablement efficaces, portées par un son ô combien délectable, où basse, batterie et guitares se délient magnifiquement, même dans ses mouvements les plus tapageurs ("Lies", "Outburst"). Les vocaux de Phil Dakin (également concepteur de la superbe pochette en relief de la version LP), très particuliers, et avec un soupçon de réverb', trahissent l'influence de Voïvod (période Dimension Hätross), dans sa façon de placer sa voix, avec un timbre plus écorché, et en débit mach 2 le plus souvent.

Comme les refrains se mémoriseront dès la première écoute, et que chaque morceau a sa propre particularité (le magnifique break de "Power And Corruption"), Dead Brain Cells séduira sans problème tant les thrashers que les fans d'un D.R.I., par exemple. La batterie est à l'avenant ("Public Suicide" porté par les roulements de Jeff St Louis), il sera difficile de poser quelque critique négative sur ce brulot, tant les compositions font mouche à chaque fois (on peut vraiment citer quasiment chaque morceau), et il semble évident que chaque musicien a dû participer à l'écriture. Ainsi, si l'album représente un bloc compact de prime abord, il penche tantôt vers un versant mélodique tantôt vers plus de brutalité souvent à l'intérieur d'un même morceau ("Negative Reinforcement"), donnant en sus un petit côté techno-thrash pas dégueulasse du tout à certains morceaux.

Combinant à la fois l'immédiateté du crossover et les structures du thrashmetal ("Terrorist Man"), D.B.C. a trouvé la formule magique du premier coup. L'album suivant, plus délicat, mais tout aussi jouissif, sera une belle réussite également. Un OVNI dans le paysage thrash / crossover comme on n'en fait plus, et une belle tranche d'histoire que ce premier D.B.C., truffé de breaks, de trouvailles, d'idées percutantes et vivifiantes. A ne pas mettre entre toutes les oreilles, le côté abrasif et spécifique du son pouvant en rebuter certains parmi les plus modernes, mais qu'importe, ceux qui sauront percer les secrets de cet album en garderont un souvenir bien vivant dans le cerveau.


4 Commentaires

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samolice - 23 Septembre 2015: A l'époque, j'avais écouté l'album suivant et, dans mes souvenirs, l'influence hardcore n'était pas présente. Ce que tu écris ici me donne très envie de me pencher sur ce skeud. Merci pour le texte, toujours synthétique mais suffisamment explicite pour que je m'y retrouve.
LeMoustre - 23 Septembre 2015: Sur le second, plus soigné comme je le souligne à la fin de mes quelques lignes, le côté brut disparaît quasiment. Le lien entre les deux disques est palpable, mais sans cette dualité passages furieux/mélodiques, et en renforçant l'ambiance et le côté légèrement techno-thrash. Un peu comme si Coroner était passé de R.I.P. à Mental Vortex d'un coup.
samolice - 24 Septembre 2015: Ah désolé, je n'avais pas vu ta chro du disque suivant! Ca m'éclaire davantage sur l'évolution du groupe effectivement. Merci.
largod - 25 Septembre 2015: Merci Jérôme. Groupe inconnu au bataillon mais le clip en bas attire mon attention. Effectivement la parti pris de ce quartet au niveau du son affole mon compte-tours personnel. A découvrir
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