Je connaissais Magali Luyten à travers l’album de
Beautiful Sin, groupe de Uli Kusch –
Masterplan,
Helloween,
Gamma Ray-, et sa prestation vocale superbe nous gratifiant par exemple d’un divin « rêve originel ». Ayant aussi officié au sein d’
Ayreon d’
Arjen Lucassen, ou dans le troisième album projet «
Frameshift », notre jolie brunette revient nous contaminer avec
Virus IV, combo belge formé en 2006 par Samuel
Arkan. Ce dernier ayant pour sa part collaboré entre autres avec
Primal fear ou
Annihilator…
Après une petite intro futuriste destinée à nous mettre dans le bain et semer la panique, le virus se propage et attaque fort. « Frightening lanes », titre pêchu, bien rentre dedans, vous assaille et vous conquiert d’entrée. Tout comme par la suite «
New Karma » au break original et ciselé ou le final dévastateur « Soulrace », énorme, et tenant à la fois de
Benedictum et des refrains de la pop acidulée; le tempo middle speed sied à merveille au compos du quatuor de Namur.
Un melting pot de puissance ricaine heavy à l’
Annihilator,
Warlord, et de metal européen à la
Hammerfall ou At vance. Tout ceci saupoudré de soupçons de prog, d’un fond de power, voir d’ambiances gothiques et néo… Un cocktail original, touche à tout et sympa dont les constantes sont des refrains et des lignes mélodiques très marquées sur des plages courtes et standards. Trop, peut être…
Heureusement, ce manque de prise de risques au niveau de la créativité des compositions (peur de se gaufrer méchamment sur un premier album ?) est totalement rattrapé par miss Luyten. Chaque titre est ainsi tiré vers le haut par le panel très large de sa voix dont le coté sur vitaminé est contagieux. « Behind me », « Signs », « The last time », deviennent ainsi des morceaux appréciables, essentiellement de par sa prestation, quand dans un premier temps ils auraient pu paraître ternes car trop déjà vu.
Deux titres échappent cependant à cette tendance de fond comme le veut l’équation règle/exceptions. D’une part, «
Dark Sun », le titre éponyme de l’album, introduit en harmonies et claviers, profite d’une atmosphère pesante et malsaine. La montée en puissance adoubée à la voix claire grandiloquente en fait un morceau emphatique et tout simplement superbe. D’autre part, la reprise de « Such a shame » des Talk, talk (duo New wave des années 80) est assez jubilatoire : Une version presque metal d’un standard de cette époque, rehaussée d’un break travaillé et aventureux, ou l’on pourrait croire entendre Eurythmics tant la voix de notre belge ressemble à celle d’Annie Lennox.
Pour finir, et vu le contenu stylistique musical de ce
Virus IV, on ne peut que regretter la quasi absence de soli guitaristiques (à part sur Behind me) ou leurs cotés courts et trop en retraits car noyés dans l’infection rythmique. Un petit traitement pourrait rallonger les plages, valoriser les compos et donner du répondant à l’énergie ravageuse de la valkyrie. Ce «
Dark sun » n’en reste pas moins un premier album prometteur, un essai contagieux réussi de belle manière.
15/20 METALPSYCHOKILLER
L'album à l'air de même, sans toutefois paraître révolutionnaire...en solde, peut-être me laisserais-je tenter!!
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