Dark Recollections

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17/20
Nom du groupe Carnage (SWE)
Nom de l'album Dark Recollections
Type Album
Date de parution Décembre 1990
Enregistré à Sunlight Studio
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album135

Tracklist

1.
 Dark Recollections
 03:45
2.
 Torn Apart
 04:40
3.
 Blasphemies of the Flesh
 03:46
4.
 Infestation of Evil
 04:57
5.
 Gentle Exhuming
 02:55
6.
 Deranged from Blood
 05:07
7.
 Malignant Epitaph
 03:18
8.
 Self-Dissection
 03:30
9.
 Death Evocation
 04:35
10.
 Outro
 01:40

Durée totale : 38:13


Chronique @ Fabien

30 Avril 2007
Au cœur des premiers instants du deathmetal suédois, principalement à Stockholm, Carnage se forme dès 1989 autour du guitariste Michael Amott, qui débauche successivement deux compères du tout aussi jeune Dismember fondé une année auparavant, à savoir Fred Etsby puis David Blomqvist, ce dernier ayant également joué quelques mois au sein d'Entombed en 1989. Peu après la sortie des démos The Day Man Lost et Infestation of Evil, le quatuor (sans Johnny Dordevic) rejoint dès février 1990 l’ingénieur du son Tomas Skogsberg aux Sunlight Studios pour les sessions de son premier album Dark Recollections, succédant ainsi à Entombed (Ex-Nihilist) qui termine tout juste l’enregistrement de Left Hand Path.

Si Michael Amott reste le principal acteur du groupe, Dark Recollections contient toutefois quatre morceaux issus du répertoire de Dismember, à savoir Blasphemies Of The Flesh, Deranged From Blood, Self-Dissection et Death Evocation. Ami avec Bill Steer et Jeff Walker du groupe Carcass avec qui il correspond régulièrement, le jeune leader rejoint parallèlement leur petit label Necrosis Records, branche d’Earache ne comptant qu’un album des hardcore-grinders d’Electro-Hippies (l’ancien groupe de Jeff) ainsi que le culte Horrified des deathsters de Repulsion.

Dark Recollections part ainsi avec un handicap dès sa sortie en fin d’année 1990, souffrant directement d’une comparaison avec Left Hand Path ayant déjà renversé la jeune communauté deathmetal, partageant le même ingénieur du son et le même illustrateur. Sa parution chez Necrosis Records davantage considéré comme un sous-label d’Earache et sans les mêmes outils promotionnels, mais aussi son partage initial en split-CD avec un Hallucinating Anxiety des norvégiens de Cadaver encombrant, sont également autant d'éléments pénalisant l’album à l'époque.

Intrinsèquement, Dark Recollections n’a pourtant guère à rougir face à son concurrent direct, bluffant par sa qualité de mise en place et d’interprétation malgré la jeunesse de ses interprètes. Le riffing entêtant du titre éponyme en ouverture, les passages poignants de Deranged From Blood, la lourdeur du climat de Blasphemies of the Flesh sont autant d’atouts poussant l’album vers les sommets du genre, hier comme aujourd’hui. Cet ensemble dégage en outre une atmosphère incroyablement dense et sombre, renforcée par le son granuleux des guitares d’Amott & Blomqvist (l’une des plus belles captures de Tomas Skogsberg) et par le chant guttural très grave de Matti Karki.

Exécuté de main de maître, Dark Recollections séduit ainsi grâce à son riffing tranchant et ses breaks percutants, apportant un plaisir d’écoute toujours renouvelé. Dans l’ombre de Left Hand Path à sa sortie, l’album compte parmi les réalisations cultes du deathmetal suédois, ayant largement contribué à la reconnaissance du style. Malheureusement, très peu de temps après la sortie du disque, le jeune prodige Michael Amott quitte la formation pour s’embarquer en Angleterre rejoindre Carcass, lui ayant déjà proposé le poste de second guitariste par le passé. De leur côté, Etsby, Karki & Blomqvist reprennent en main les activités de Dismember en s’inscrivant dans la parfaite continuité de Carnage, formation d'une durée de vie certes éphémère mais inestimable et inoubliable dans les esprits.

Fabien.

15 Commentaires

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Fabien - 06 Fevrier 2011:

Oui effectivement, Dark Recollections dégage une ambiance très sombre, qui m’avait de suite séduit à sa sortie et l’avait même hissé en première place de mes quelques albums de deathmetal suédois de l’époque, peut-être par souci de démarcation de mes confrères, qui sait ? Le temps passant, bien de que mon estime de Left Hand Path eût toujours été très forte et ne fût jamais démentie, je dois admettre combien ce disque est progressivement passé d’une seconde place dans mes albums deathmetal scandinaves à cette adoration sans limite. Dans tous les cas, nous avons affaire à deux monuments du style. Quant à cette piètre rédaction, je viens de la rendre un peu plus acceptable. ++ FABIEN.

grand_barbare - 12 Octobre 2011: merci scrattt, j'ai aussi cette version du CD, je parlais du double album (qui incluait le premier opus de cadaver: hallucinating anxiety) qui coute un rein et éventuellement une couille avec maintenant. en tout cas un excellent album ce carnage!
Vondur - 16 Mai 2012: J'ai eu la chance de le trouver pour 3 fois rien ce split il y a quelques temps. Un magasin qui vendait de l'occaz sans connaître la valeur de ce skeud si je me rappelle bien!
LeMoustre - 24 Juillet 2018:

Disque n'ayant en effet aucunement à rougir face au premier Entombed, seule la sortie un brin tardive par rapport à Left Hand Path a manqué à ce disque référentiel. Sombre, prenant, et néanmoins mélodique à souhait. Soulignons bien sûr également la qualité des 2 démos, incluses dans la réédition Earache de 2000. This is deathmetal. 

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