Dans l'horizon méditerranéen, la Grèce s'avère être un pays très doué en matière de metal extrême. Et quoi de mieux que ce
Dark Matter Energy Noir pour nous le démontrer encore une fois ? Après
Sceptic Flesh ou
Rotting Christ, le pays antique accueil désormais
Mencea qui nous offre avec cet album le fruit de 4 ans de labeur et d'expérimentations musicales diverses et variées. La complexité apparente de cet album ne peut être reniée, s'inscrivant dans la lignée directe de
Meshuggah ou de notre
Gojira national, finissant par aboutir sur un
Death prog' brutal, technique et mélodique avec un je ne sais quoi de mystique. Le producteur Daniel Bergstrand (
In Flames,
Meshuggah, ou encore
Strapping Young Lad) ne s'y est d'ailleurs pas mépris, au même titre que George
Marino (Iron Maiden, AC/DC,
Metallica...) pour le mastering, et plus généralement à la maison de disque Indie Recordings chez qui ils ont récemment signé.
Plus d'explications sur le pourquoi de la participation de tout ce beau monde.
Tout d'abord, il faut savoir que l'album est principalement axé sur un mid tempo, n'accélérant qu'à quelques rares occasions, malgré la présence d'un certain nombre de blasts. L'intro guitaristique de The Passing est accompagnée d'un riff haché du plus bel effet, pour dévoiler plus loin la qualité de la voix brutale et profonde d'Andy, alors qu'une petite mélodie pointe son nez. Ce premier morceau suffit à comprendre qu'on n'a pas affaire à des manchots. La complexité augmente d'un cran avec Ardad, certainement plus rentre dedans, mais aussi plus mélodique, avec une petite partie somptueuse très planante. Deux morceaux, deux baffes. Mais mes joues n'ont pas finis de s'en prendre, loin de là. Deep In The Under et ses grosse rythmiques,
Curse Of The Damned et ses irrésistibles mélodies, les arpèges de The Holy Cast... cet album fait mal. Il souffre malheureusement de quelques courts plans plutôt plats et de certaines hésitations au niveau de son identité pourtant bien établie, mais il n'a pas à être inquiété quant à son gigantesque potentiel.
L'aspect visuel quant à lui n'est pas négligé. Les illustrations renforcent le côté mystique déjà bien établie par le contenu musical de cet galette. En revanche, malgré la participation de grands à la prod', le son pourrait être bien mieux. Bah oui, il est essentiel de bénéficier d'une production irréprochable pour jouer une musique complexe...peut mieux faire de ce côté là. Enfin, le DVD qui accompagne l'album nous permet de constater que
Mencea assure des shows très bons, même si curieusement, un des deux guitaristes est caché derrière.
Que puis-je faire d'autre que de conseiller cet album à tout fan de
Death ? Le pari est réussi, l'originalité est au rendez-vous autant que la brutalité et la mélodie, avec un très grand savoir faire en complément. Avec un tel album, on peut être sûr qu'on est loin d'avoir finit d'entendre parler de ce groupe.
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