Dommsday Mourning est un groupe de
Deathcore (oui, encore un) venant tout droit de
New York et composé de Jorge au chant, Rob à la basse, Danny à la batterie et Denis et
Ian à la gratte. Le quintette formé en 2009 sort deux ans plus tard son premier EP :
The Science of Exploitation. Ce dernier montrait déjà le bon potentiel du groupe à produire une musique brutale destinée à faire des malheurs en concert. Le groupe remet donc le couvert en
2012 en sortant son deuxième EP intitulé
Culture of Corruption. Si vous aimez la musique de bourrin, le
Deathcore sans fioritures ou les paroles haineuses à souhait, alors cet album est fait pour vous !
En jetant un rapide coup d’œil sur la pochette, on observe que le thème de l’opus est dorénavant basé sur la mafia américaine avec cette voiture en premier plan assez caractéristique de la mafia qui sévissait aux Etats Unis dans les années 30. Ici, la musique se débite lentement, enchaînant sans répit breakdowns de concassage et paroles assassines. D’ailleurs ces paroles emplies de colère, à la fois simples et sincères, peignent un tableau noirci par toutes les souffrances et les violences du quotidien et s’accordent ainsi magnifiquement à la musique.
En effet,
Doomsday Mourning fait partie de ces groupes de
Deathcore, transpirant à grosse goûte le Hardcore, qui envoie la sauce à coup de riffs sanglants. On entame alors la galette avec
Zero Minutes. Gros riffs saccadés, rythme mid tempo propice au headbang et grosse beuglante d’outre-tombe, pas de doute c’est bien
Doomsday Mourning qui joue.
Pas l’ombre d’un riff mélo à l’horizon. Tant mieux ! De toute façon ça n’aurait pas collé à la musique et à l‘univers du groupe. Toutefois lorsqu’on arrive à la seconde piste, on espère peut-être une accélération dans le tempo, quelques blasts du batteur, quelque chose de surprenant qui permettrait au groupe de mettre définitivement l‘auditeur sur le cul. Mais à mon grand déplaisir, le groupe nous répond « Que Nenni » et nous ressert la même recette, exactement la même ! Et malgré les invités de renom présent sur quatre des cinq pistes (Kevin de Line of Scrimmage, Rick de This Or
Apocalypse, TJ de
Knuckle Up et Eric de The Confrontation) on observe peu de mise en relief au niveau vocal. Au contraire l‘album devient plat et fade à mesure que les pistes progressent. Leur style musical est très intéressant et irrésistible, mais il est aussi à double tranchant s’il est trop souvent utilisé.
Pour conclure,
Culture of Coruption est un album moyen ayant pour défauts majeurs, sa linéarité et un ennui progressif dû à l’absence totale de surprise. Le style de
Doomsday Mourning à l’instar de groupes comme
The Acacia Strain et
Oceano est entièrement destinée pour les concerts et doit donc produire une musique incitant l’auditeur à se jeter tête baissée dans le
Moshpit. Le groupe sait ce que ses fans veulent : une musique honnête sans fioritures, sans technique, sans structures complexes, sans artifices inutiles…
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