Crucible of the Infernum

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15/20
Nom du groupe Blasphemic Cruelty
Nom de l'album Crucible of the Infernum
Type EP
Date de parution 20 Juillet 2015
Style MusicalDeath Thrash
Membres possèdant cet album7

Tracklist

1.
 Imperium of the Lawless One
 05:36
2.
 Icons of Revolt
 05:04
3.
 From Crypts of Bloodlust
 05:52
4.
 The Crippler (Sodom Cover)
 04:06

Durée totale : 20:38

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Blasphemic Cruelty


Chronique @ Miskatonic

22 Octobre 2020

Creuset pour l'enfer

Lors du second split de Angelcorpse en 2009, Gene Palubicki a déjà trois groupes sous le feu, jouant plus ou moins dans la même cour, dont Perdition Temple qu’il vient juste de fonder et qu’il considère comme une continuation directe, ainsi que deux autres formations légèrement antérieures parmi lesquelles Blasphemic Cruelty qu’on pourrait considérer comme du Angelcorpse thrashisé. Dans le cas de ce dernier, c’est en compagnie du vocaliste bassiste Alex Blume, transfuge de Ares Kingdom (on reste en famille) et de la batteuse Gina Ambrosio que Palubicki balance Devil’s Mayhem, le premier album du combo, qu’il a écrit et composé entièrement seul.
Sorti en 2008, soit un an après l’ultime album de Angelcorpse, ce premier jet envoyait un death metal très proche du groupe de Helmkamp, mais mâtiné de thrash eighties façon Destruction et Sodom. Un album furieux, diabolique et rapide, quelque peu mésestimé en raison d’une production artificielle et sans relief (au niveau de la batterie notamment), resté sans suite quelques années durant lesquelles Palubicki accouchait des premiers méfaits de Apocalypse Command (2011) et Perdition Temple (2010).

C’est donc en 2015 que débarque Crucible of the Infernum chez HHR (terminé Osmose), EP d’une vingtaine de minutes, aussi implacable que diabolique, doté d’une production bien plus organique corrigeant les défauts du premier album. Un EP qui se veut intense et sans fioritures en ne présentant que trois nouvelles compositions, agrémentées d’une cover de Sodom, évitant ainsi tout remplissage superflu.
A l’instar de Devil’s Mayhem, le propos c’est le retour aux sources du metal extrême, celui du vieux thrash teuton, de Dark Angel et de Possessed, mais dans un habillage sonore et thématique à la Angelcorpse. La parenté est indéniable et seul le joué des guitares diffère un peu de l’ancien groupe de Palubicki. Un jeu très agressif, complètement thrash dans l’esprit, qui rappelle le riffing vicieux et tourmenté du vieux Destruction aussi bien que le thrash bien méchant fortement teinté de death metal de Sodom sur Tapping the Vein. Cet EP propose d’ailleurs en clôture de galette une remarquable reprise de The Crippler, qui sublime par sa perversité et sa démonerie le morceau original écrit par Chris Witchhunter.

Pour agrémenter ce maelstrom de riffs agressifs et sulfureux, une pelletée de soli, plusieurs par morceaux, qu’ils soient hystériques ou distordus, sur les rythmes sauvages de Gina qui alterne blasts, up et mid tempi soutenus en distribuant maintes roulements. Le chant abrasif de Blume, proche de celui de Helmkamp au sein de Angelcorpse aussi bien que celui de Palubicki sur Perdition Temple, se fond parfaitement dans ce paysage infernal fait de perversité, de domination satanique et de liberté absolue, telles les sorcières impies renaissant par le feu présentées sur l’artwork du prolifique Juanjo Castellano Rosado.

Au final, un retour réussi en cette année 2015 pour la bande à Palubicki, avec les défauts du premier album corrigés et un propos resserré autour de quatre implacables morceaux ceint dans un style death thrash véloce apte à rassasier, aussi bien le thrasheur qui ne jure que par les années 80, que l’amateur de metal extrême en adoration devant Angelcorpse. Un EP evil et très accrocheur infligeant moult coups de couteaux et dont le déluge de soli vous transforme le cerveau en creuset pour l’enfer.

3 Commentaires

13 J'aime

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LeMoustre - 22 Octobre 2020:

M'en vais écouter ça, je ne connais pas. Merci

LeMoustre - 26 Octobre 2020:

En effet, après écoute, on sent bien le mix que tu décris dans la chronique. Un ch'ti côté Slayer dans les soli aussi. Ca me cause bien ce EP là. Merci encore pour la découverte.

Miskatonic - 26 Octobre 2020:

Tu as tout à fait raison pour Slayer, j'aurais pu le citer aussi.

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