Crossfire

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17/20
Nom du groupe White Widdow
Nom de l'album Crossfire
Type Album
Date de parution 28 Novembre 2014
Labels AOR Heaven
Style MusicalHard FM
Membres possèdant cet album7

Tracklist

1. Caught in the Crossfire 04:14
2. Fly Me Away 04:26
3. Just Another Night 04:11
4. Below the Belt 03:23
5. Dreams Don't Die 04:07
6. Too Many Tears 04:36
7. Angel 04:40
8. Born to Be a Rebel 04:30
9. Carry the Heartache 03:41
10. Never Again 04:27
Total playing time 42:15

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White Widdow


Chronique @ metalstormrider

23 Juin 2015

Flowers Of Whichery Abloom.

En ce dimanche de cette fin novembre, nous avons soigneusement déchargé notre matériel, transis par le froid, afin de pouvoir faire capituler au plus vite la petite ville par nos assauts sonores. Lors d’un moment de recueillement et de méditation matinale ô combien intense, chacun pense à apporter son skeud de la semaine. Notre chanteur, du haut de son mètre quatre-vingt-dix, se dresse, laissant découvrir une face encore marquée par un ébat probablement trop long avec son oreiller, et se dirige mécaniquement vers sa veste, en sort un petit sachet sans dire un mot et lorgne la platine.

Il revient de Belgique et a probablement dépensé l’argent traditionnellement alloué au chocolat ou à d’autres douceurs plus ou moins alcoolisées (ou, pour d'autres, aux substances plus ou moins licites). Voilà ce que font les gens “normaux”, mais pour ce metalleux au grand coeur, ce déplacement revêt une cause beaucoup plus noble: relancer l'industrie du disque. Et on se doutait bien, vu la forme du paquet, qu'il ne s'agissait pas d'une boîte de Speculoos.

White Widdow... Non, il ne s’agit pas de rendre un quelconque hommage à la plante semi-médicinale consommée avidement par certains étudiants. Ici, l'orthographe diffère. Cela dit, j'espère avec amusement que, de cette écoute, émaneront des effets euphorisants. Dès les premières notes de “Caught in The Crossfire”, je sens que mes soupçons vont très vite se dissiper et que bon nombre d’amateurs de Hard FM risquent de se retrouver, à leur insu, avec la main dans le pantalon…

Bien que le temps nous presse, un titre en appelle fatalement un second, c'est ainsi que nous découvrons le fabuleux “Fly Me Away” qui semble nous rendre un peu plus accros…

Afin de vous présenter les Australiens de “White Widdow”, sachez que nos cinq jeunes gens ont formé le groupe en 2008, se réclamant d'influences 80’s, représentées par les très prolifiques Dokken, Survivor, Night Ranger et Europe.

En 2010, notre groupe décide de sortir son premier album qui n'aura pas de mal atteindre le Top 10 du Billboard australien “classic rock”. En 2011, un nouveau méfait intitulé “Serenade” sera encensé par la critique locale, et les webzines commencent sérieusement à s'intéresser au phénomène. Le matériel de ce second album permettra aux jeunes prodiges de s'imposer à l’International, en oeuvrant notamment pour des grosses pointures telles que Ten en Angleterre.

Des changements de line-up viendront malheureusement freiner la genèse de ce troisième album, initialement prévu fin 2013. “Crossfire” sortira finalement avec une année de retard.

Et ça valait le coup d’attendre! L’écoute des 10 titres de ce "Crossfire" nous rassure sur le contenu: le meilleur matériel que l'on puisse trouver sur la scène FM à l'heure actuelle y est présent, surpassant même certaines pointures par sa détermination et la qualité de son interprétation.

Ne cherchez pas les plans techniques, ici on va droit au but! Si “Caught in The Crossfire" vous laissera sur le cul par sa verve, l'extrême précision et l'inspiration des autres compositions font de ce "Crossfire" un ensemble de hits imparables, taillés pour la scène : guitares tranchantes, basse vrombissante, claviers éthérés, sans parler des superbes lignées vocales et des refrains qui restent dans le trognon sans jamais en sortir. Une preuve: second titre, deuxième effet Kiss cool “Fly me Away” risque de ne pas vous laisser indemne...

Même les heureux possesseurs d'une casserole d’eau tiède entre les deux oreilles ne pourront que louer la qualité des compositions et de la production. Si l’empreinte des maîtres sus-cités y est indéniable, le groupe s'en détache et semble désormais mature, possédant l’expérience et le talent en plus. Et ça se sent!

Des mélodies Hard Fm édulcorées, peut-être, mais avec ce qu’il faut de puissance en plus pour éviter l'aspect mélo aseptisé. Le suave “Just Another Night”, qui vous rappellera probablement les compositions d’autres pointures, n’apporte rien d’original, certes, mais la bonne dose de groove qui saura déplacer foules les plus éclectiques.

Du bon, il y en a à foison, comme l'énergique “Below The Belt”, dans lequel le groupe montre les crocs en déployant une musique plus heavy... un titre capable de vous faire oublier W.E.T, qui pourrait paraître bien mou du genou pour le coup.

Dans ce “Crossfire” tout est calibré, précis, et séduisant. Vous pourrez vous en servir à votre avantage… pour décompresser, pour accompagner une bière qui n'est plus très fraîche, pour motiver Maman. Peut-être même qu'il permettra de calmer un rejeton trop agité (ou dites-lui que Vrangsinn le garde ce soir… ça peut marcher!!!).

Des mélodies imparables, entraînantes et appuyées, vous en trouverez de toute façon partout, même sur les mid-tempos “Too Many Years” et “Born To Be A Rebel” à l'aspect bien rassurant par leur structure archi-entendue, mais finalement si bien remis au goût du jour.

“Angels” n'est pas à ranger parmi les ballades insipides et mièvres pullulant comme de la mauvaise herbe dans ce genre, mais comme une excellente composition toujours mise efficacement en relief par la voix de julez Mephisto, transpirant l'oeuvre du grand Danger Danger.

“Carry The heartache”, influencé par Bon Jovi n'aura pas non plus de difficultés pour procurer un orgasme à un tractopelle (mais pas forcément à Daniel Vrangsinn … allez savoir pourquoi...). "Nerver Again" conclura un disque de haute volée. Un petit bémol peut-être, ce titre n’apportant aucune ouverture, le groupe préférant jouer la carte de la sécurité.

Les détracteurs y verront un énième groupe à l’inspiration sclérosée, surfant sur la vague de la nostalgie par simple intérêt: celui d’un succès rapide. Seulement, au-delà de cette capacité à faire du neuf avec du vieux, sans sombrer dans le cliché, White Widdow nous offre un album à la fois mélodique, inspiré, riche, personnel, qui plus est, parfaitement exécuté… les qualificatifs commencent à me manquer.

White Widdow est un peu comme un bourgeon qui paraissait jusqu'alors un peu fragile mais dont la maturité a donné une fleur au parfum délicat et à la beauté rare. À écouter le plus vite possible!

2 Commentaires

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frozenheart - 26 Juin 2015: Merci, metalstormrider pour cette chronique qui donne envie d'aller écouter cet album. j'espère qu'il sera plus à la hauteur que son prédécesseur que j'avais trouvé plat et sans conviction, alors que l'éponyme paru en 2010 m'avais conquis.
Par curiosité quelle note tu lui mettrais à ce crossfire ?
metalstormrider - 26 Juin 2015: Merci FrozenHeart, je lui donnerai bien un 16/17, il est vraiment sympa.
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