Après moult démos et autres splits,
Plasma envoie son deuxième album après un «
Gorefuck » sorti en 2000. Formé en 1998,
Plasma était au départ un one man’s band de Marcus qui s’occupait comme un grand de tous les instruments, du mieux qu’il le pouvait. Deux autres barjots du même acabit l’ont rejoint et ce trio de choc allemand et fier de vous présenter aujourd‘hui «
Creeping ! Crushing ! Crawling ! ». Préparez vos sacs à vomi…
Il faut reconnaître que le concept est amusant, car le groupe s’inspire des films d’horreur des années 50, ce qui change pas mal des atrocités porno / scato / gore habituelles. Ca donne tout de suite un côté sympa au cd. Comme j’ai parfois l’esprit un peu tordu, et que j’ai souvent que ça à foutre, je me suis amusé à imaginer un truc : qu’est ce que j’aimerais avoir une machine à remonter le temps ! Pour aller faire un tour dans ces années là avec, sous le bras, ce cd de
Plasma… Je présenterai alors ce petit disque plat et tout brillant comme étant la référence musicale de 2007, celle qui fait vibrer la terre entière et qui incarne la pensée universelle. Tel un prophète, je déclarerai avec un regard à la Glen Benton : «
Plasma, c’est votre futur ! »…
Aurait alors eu lieu une vague de panique sans précédent, que même un tremblement de terre à côté c‘est un manège de village, des suicides collectifs, des folies meurtrières incontrôlables… Le monde des années 50 sombrerait alors dans un chaos dépressif et auto-destructeur, tout ça à cause de
Plasma.
Il faut dire que dans le genre,
Plasma, c’est quand même un must, Bizarre
Leprous peut être fier de les avoir à son répertoire. Un must dans le genre gluant, poisseux et excessif, pas tellement dans la vitesse en fait, mais dans l’esprit. Les blasts ne sont pas trop fréquents, les morceaux sont surtout mid tempo, les riffs sont basiques et la prod’ très crade, ce sont principalement les vocaux qui donnent une saveur toute particulière à cette galette, et rien que pour ça,
Plasma vaut le coup d‘être écouté. Ceux ci n’ont absolument plus rien d’humain, on dirait le glougloutement de détresse d’une créature mutante immonde coincée au fond d’une canalisation de chiotte. Finalement, ça colle assez bien à l’esprit "film d’horreur".
Que de lignes écrites pour un disque qui n’est au bout du compte pas passionnant du tout ! Car si c’est très rigolo sur les premiers titres, l’ensemble est quand même très répétitif, d’autant que l’album compte tout de même 16 morceaux. Si vous décidez de plonger dans l’extrême et de passer une commande chez Bizarre
Leprous, je vous encourage tout de même à poser une option sur
Plasma, car cet album ferra sensation lors de vos soirée sans alcool.
Plasma, c’est plus fort que toi !
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