Kristallnacht, voilà un groupe qui aura fait du bruit dans la scène française . Le Black
Metal français a son Histoire, ses légendes et aussi ses héros, et
Kristallnacht fait partie de ceux-ci. «
Creation Through Destruction » se démarque quant à elle des autres sorties du groupe, puisqu’elle est la dernière de ces célèbres démos… on peut donc considérer cette pièce comme un testament (les sorties qui suivirent ne furent que des compilations). A l’écoute et l’étude de cette démo, on se rend compte d’une particularité, que j’approfondirai. Première particularité visible, on constate une maturité atteinte au niveau des paroles, un rendu bien plus personnel, comme l’annonçait Lenrauth lorsque
Kristallnacht arriva inconsciemment au triste stade de moribond… Maintenant, venons en à la musique. La cassette débute par « Bearers of Ascending
Life ». Un riff exécuté en trémolo, un raclement de gorge, une mélodie inspirant la melancolie entre chaque couplet, un tempo rapide pour la batterie, on reconnait immédiatement l’empreinte de L.F. Un morceau me rappelant «
Soldiers of Triumphant Sun» pour ma part, mais avec une écriture des paroles plus personnelle comme dit précédemment.
Puis c’est au tour de «
Fire Redeemer » de passer sur la bande. Voilà un morceau qui se démarque du
Kristallnacht habituel si je puis dire. Le riff, par sa lenteur et sa triste mélodie, me rappelle étrangement
Xasthur. La batterie se traîne sur un tempo assez lent. Quant à la voix, sielle ne diffère pas vraiment du morceau précédent, elle semble par la lenteur du tempo presque « conter » les paroles, un peu à la manière de Kurtagic de
Benighted Leams.
Comme l’avait déjà fait kristallnacht, voici une reprise. Fait pour le moins étrange dans le Black mais touchant, ce n’est pas une énième reprise de
Bathory,
Darkthrone ou
Burzum que l’on retrouve ici, mais de… JudasPriest, « Breaking the Law ». D’un point de vue strictement musical, cette reprise n’a malheureusement aucun intérêt. Cependant, loin d’une hypocrisie que l’on retrouve parfois, nous n’avons pas là une reprise de la mort d’un Blackeux qui cherche à prouver qu’il est plus evil que son voisin, mais la confession touchante d’un musicien qui revient à ses premières écoutes, et à celle de tout metalleux. « Breaking the Law » fut enregistré comme un hommage au Heavy
Metal, que j’ai commencé à écouter à l’âge de 11 ans, en 1988. Je peux dire que j’ai grandi dans la musique et la culture
Metal.
Hail Judas Priest,
Manowar, Iron Maiden,
Helloween… »L.F.Pour clôturer le tout, voici un live de « Reigning with Honour and
Tyranny ». On reconnait ici une certaine frange du public de
Kristallnacht, par des « Sieg Heil » à tout va (une certaine frange car tous les auditeurs du groupe ne sont pas NS). Le groupe est monté sur les planches, offre un show carré survolé par cette atmosphère propre au groupe. Un très bon live, qui prouve le talent et l’assurance du groupe.Ainsi s’achève en quelque sorte l’Histoire de
Kristallnacht, dont la discographie ne verra apparaître par la suite que des compilations. Le groupe aura marqué la scène par le talent de Lenrauth, qui avec ses riffs mélancoliques, parfois appuyés par un somptueux clavier, aura séduit nombre d'auditeurs. Politiquement engagé, cause de nombreux rejets,
Kristallnacht se hissa malgré tout sur les hauteurs, faisant de son géniteur déjà très actif dans la scène, un musicien respecté.
Hail Kristallnacht! Dromen
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