Condemned Cathedral

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15/20
Nom du groupe Decrepitaph
Nom de l'album Condemned Cathedral
Type Album
Date de parution 18 Décembre 2008
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album10

Tracklist

Re-Issue in 2010 by Demons Gate Records.
Re-Issue in 2011 by I Hate Records.
1. Possessed by Blasphemy 05:08
2. Unholy Crucifixion 04:34
3. Condemned Cathedral 03:28
4. Worship the Dead 05:06
5. Morbid Rituals 04:40
6. Dawn of the Zombie 03:41
7. The Labyrinth of Bones 04:32
8. Desolate Obscurity 03:44
9. A Burial in Hell 05:07
10. Crawling Out from the Crypt 09:00
Total playing time 49:00

Chronique @ GandhiEgo

06 Mai 2009
True Old School Death Metal: Primitive and Putrid!! NO Gravity Blasting - NO Breakdowns - NO Slam - NO Pig Squeals - NO Modern DM Influences - NO Drum Triggers - NO Overpolished Production. NO FUCKING TRENDS!!!

Voici comment les membres de Decrepitaph décrivent leur musique sur leur Myspace. Une description qui somme toute va mettre tout le monde d'accord à l'écoute de Condemned Cathedral.
Même si leur petit nom de scène tend à faire dans le jeu de mots pour fans de mauvais films d’horreur, la rigolade s’arrête ici. Les membres de Decrepitaph (Dallas, Texas) signent ici leur premier méfait full-length sur le quasi toujours excellent label Razorback Records qui décidément enchaine les perles ces derniers mois.

Avec la volonté évidente de retrouver le son original du Death Metal made in 1987-1991, Decrepitaph fait fi des standards actuels en vigueur. Ici pas de démonstration technique superflue avec astiquage de manche à la Necrophagist, les titres sont conçus pour être percutants et in your face.

La production pourra en rebuter certains plus adeptes de la nouvelle vague du Death Metal (Origin, Obscura, etc.). Non pas que le son soit raw et imbuvable mais simplement on pourrait se croire projeter presque 20 ans en arrière en retrouvant le son typique du Death Metal de l’époque. Decrepitaph n’invente rien mais recycle avec brio les standards de la Golden Era que furent Asphyx, Incantation ou Cianide.

Le son y est sombre presque incantatoire. Les guitares sont accordées tellement grave qu’il va vous falloir réajuster les basses de votre ampli si vous ne voulez pas fissurer les murs de votre mansarde. Quand j’entends ce son si typique (ou atypique, c’est selon), je pense d’emblée au classique Slowly We Rot ou aux productions Death Doom de la Perfide Albion, Decomposed et Lord Of Putrefaction en tête.

De ces classiques, Decrepitaph n’empreinte pas seulement le son mais aussi le sens des compositions. Les morceaux enchainent parties accélérées à coup de blast à double pédale à l’ancienne et parties complètement plombées jusqu’au downtempo absolu comme savait si bien le faire Autopsy.
Le chanteur sans renouveler le style assène des growls très profonds comme le ferait un Ross Dolan et ajoute donc encore plus à ce disque cette aura maléfique.

Avec un nouvel album prévu cet automne encore chez Razorback Records, on peut penser que Decrepitaph va seulement commencer à faire parler de soi dans un avenir proche. Le disque ravira les amateurs d’une époque qui pour certains n’est pas encore révolue et pourra en intéresser d’autres qui se demandent si le Death Metal moderne n’est pas en train de tourner en rond.
Si les influences de cette galette sont multiples, elles sont formidablement bien assimilées et retranscrites pour en faire un œuvre unique et pas un patchwork indigeste ou un premier album maladroit qui n’arrive pas justement à transcender ces dites influences. Ici elles sont pleinement revendiquées et c’est justement ce qui fait la force de Condemned Cathedral. Là où d’autres formations cherchent toujours à faire mieux ou différent, Decrepitaph suit une ligne directrice dont il ne dévie absolument pas et en se faisant plaisir, les membres du groupe nous font plaisir.




3 Commentaires

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El_Totor - 08 Fevrier 2012: Je trouve l'album fort sympathique, avec des rythme de batterie qu'on n'utilise presque plus ! C'est assez ouf, j'ai eu l'impression d'écouter le premier Master ^^ Ceci dit, j'ai peur que la fibre nostalgique parle plus que la réelle valeur de l'album. S'il était sorti à l'époque, aurait il vraiment fait parlé de lui ? Soyons clair, c'est tout sauf mauvais, mais c'est aussi loin d'être génial.
Constantine - 05 Juillet 2012: En effet, pas un chef d'oeuvre, pas de demonstration ultra technique, pas de super prod, et même pas bcp d'originalité.... Mais un album de pur death qui sent le vieux film de serie Z fort appreciable !
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