Petite formation franco-suisse, jouant du metal progressif ( vous savez, ce genre de metal où le synthé est omniprésent ), Chrysalid arpente déjà depuis quelques années la scène locale de ce petit pays qu'est la Haute-Savoie. Mais quelquefois, les petits groupes de cet acabit peuvent réserver quelques surprises étonnantes.
On commence par le titre " Can't Remember ". Petite intro à la guitare avec son clair, puis riff brutal, qui nous réveille subitement de notre courte léthargie, brève de 5 secondes à peu près. Le synthétiseur fait son apparition afin d'accompagner la guitare, incisive et mordante, et la batterie, bondissante et explosive, puis le chanteur, dont la voix assez puissante et un rien caverneuse pourrait faire penser au frontman de
Cold. On a même droit à un petit solo pas mal du tout vers le milieu du titre. La suite du skeud est grosso modo de la même trempe. Songs durant à peu près entre 5 et 7 minutes, riffs sans grande complexité mais très efficaces, quelques solos bien menés et un synthétiseur qui se charge de placer des ambiances épiques aux titres. Seules les 2 songs finales : " Last
Sigh " et "
Blind Fates ", se démarquent franchement du lot. Deux titres liés ( " Last
Sigh " servant d'intro à "
Blind Fates " ) vraiment bluffants, tant par l'ambiance qu'ils possèdent que par leurs multiples facettes. Tour à tour tranquilles, rageurs, inquiétants, et surtout remplis d'émotions, ces deux-là ont tout d'un chef d'œuvre.
Mais ce qui est assez surprenant avec cet album, c'est cette sorte de synthèse entre metal épique teinté de viking et de symphonique, et néo. Le synthétiseur et la batterie, seuls éléments véritablement " metal progressif " dans ce combo, accompagnent une guitare au son saturé typiquement néo-metal et une basse slapée, qui tient plus du funk ou de groupes metalleux comme
Primus ou
Pleymo, que du genre joué par le groupe. Quand au chanteur, sa voix chaude et caverneuse colle magnifiquement bien au reste du groupe.
Néanmoins, on pourrait reprocher à cet album la fadasse ballade intitulée " Fading Love ", le fait que le synthé soit assez déplacé par moments, et surtout, que le jeu de batterie saccadé sur les refrains est particulièrement agaçant. Sinon, une prod' parfaite pour une musique globalement très bien foutue, et qui mérite amplement le détour.
Seul hic, il va vous falloir galérer si vous voulez obtenir cet album, très bon mais difficilement trouvable...
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