Colonizing the Sun

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16/20
Nom du groupe Theory In Practice
Nom de l'album Colonizing the Sun
Type Album
Date de parution 2002
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album42

Tracklist

1.
 Colonizing the Sun
 05:33
2.
 Conspiracy in Cloning
 06:09
3.
 The Psychomantum Litany (Chronicle Excerpt)
 05:20
4.
 Shapeshifter
 04:12
5.
 Ashen Apocrypha
 05:03
6.
 The Clockwork That Counts Aeons
 06:28
7.
 Illuminati
 05:40
8.
 Replica Dawn
 05:54
9.
 This Town Ain't Big Enough for Both of Us (Sparks Cover)
 03:18

Durée totale : 47:37

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Theory In Practice


Chronique @ Icare

14 Septembre 2009
Bon, vous l'aurez peut-être remarqué, mais il est plutôt rare que je chronique des albums de death metal. Surtout quand il s'agit de death intense, complexe et technique comme celui que nous propose Theory in Practice. Non pas que j'abhorre le style, bien au contraire, mais disons qu'après de longues années de débauche sonore, mes oreilles fatiguées se sont peu à peu orientées vers des sonorités plus mélodiques et mélancoliques, et mon cerveau atrophié est devenu plus sensible à la simplicité des structures basiques « couplet, pont, refrain/couplet, pont, refrain » qu'à la complexité de polyrythmies parfois déroutantes. Le repos du guerrier, ou le marasme de la vieillesse, sans doute.
Les petits malins, aidés par la note élogieuse que j'attribue à cette galette, pourront donc tirer une conclusion évidente: Colonizing the Sun est une bombe de death métal qui peut séduire même les métalleux réfractaires à ce style.

Par où commencer? Ce n'est pas évident. Theory in Practice, ça explose dans tous les sens. Des riffs géniaux et massifs qui claquent à la gueule, des cavalcades rythmiques ahurissantes qui clouent au sol et des breaks destructeurs qui démontent les cervicales. Tout ça? Ben ouais. Et même plus.
Car on peut y ajouter un gros chant bien hargneux qui éructe implacablement sa rage à la face du monde, une batterie totalement incontrôlable et dévastatrice qui se perd dans des contretemps de malades, et un clavier aux mélodies oniriques qui apporte de temps en temps une touche résolument moderne et spatiale à l'ensemble.
Ici, on est dans le gros death technique ultra carré, les guitares, tranchantes et limpides, au son énorme, envoient tour à tour des pléthores de riffs saccadés et surpuissants propres au headbanging, des soli virtuoses qui se coulent parfaitement dans le chaos rythmique, et des breaks impromptus qui se colorent parfois de consonances jazzy.

Alors là, oui, pour être complexe, c'est complexe, ça peut même être déroutant au premier abord tant les riffs et les breaks s'enchaînent, les chansons peuvent sembler déstructurées, d'autant que la plupart du temps, ça va plutôt vite, même si les rythmes varient beaucoup, ce qui aère agréablement le tout et le rend plus digeste.
Mais putain, force est de constater après de nombreuses écoutes que la maîtrise tant rythmique que mélodique est totale. Une fois qu'on a réussi à identifier les structures, qu'on est parvenu à démêler cet enchevêtrement inextricable de riffs, on se laisse entraîner par cette folie de tous les instants, on se détruit les cervicales, les oreilles et le cerveau sur ces guitares assassines qui assènent des rythmes tordus et frénétiques, et on ferme les yeux dans des transports extatiques quand les grattes hurlent leurs soli mélodiques et distordus. On sent que tout est travaillé et habilement agencé, que rien n'est laissé au hasard, et que tout est parfaitement étudié pour multiplier l'intensité de la claque sonore que l'auditeur ne manque pas de se prendre en pleine gueule.

Tour à tour violent et rapide, puissant et massif, ou carrément aérien et hypnotique, Theory in Practice développe un style assez personnel qu'on pourrait rapprocher de groupes comme Gory Blister ou Council of The Fallen, une sorte de croisement entre un Cynic époque Focus pour les changements de rythme, la virtuosité et le côté moderne, et un Carnal Forge pour l'intensité et le côté hargneux de l'ensemble (!).

Bref, comme vous pouvez le constatez, même un néophyte du death comme moi pourrait largement s'attarder à vanter les qualités de cette excellente galette. Mais, le mieux pour apprécier ce genre de musique étant encore de l'écouter soi-même, je vous laisse découvrir ce Colonizing the Sun en gageant que, si vous parvenez à l'adopter, il ne vous laissera pas indifférent!

7 Commentaires

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Icare - 15 Septembre 2009: Ok, merci pour le renseignement!

Dommage, en effet! J'aurais été curieux d'entendre une suite...
NICOS - 07 Juillet 2011: Beergrinder à dit: "les deux diques précedents un deathy technique inepte, alambiqué et prétencieux". Si c'est vrai que ces deux albums étaient parfois compliqués, partants dans tous les sens et inaccessibles, ca ne veut pas dire que c'étaient de mauvais album. Surtout pour l'excellent The armageddon theories, que je trouve presque supérieur à celui ci; Certains morceaux de ce armaggedon sont tous simplement excellent, meme si je te l'accorde celà manque parfois un peu d'unité. Voilà, je voulais juste défendre un album qui ml'a marqué, et vous conseille de le découvrir....ou redécouvrir
BEERGRINDER - 07 Juillet 2011: De mon côté j'aime le Death technique à condition qu'il y ai un minimum d'efficacité, je n'arrive tout simplement pas à la voir sur les opus précédents.

Je pense qu'il faut vraiment écouter ces albums avec une oreille attentive de musicien (et je n'en suis pas un), moi dès qu'il y a trop de changements de rythmes et de riffs impairs interminables ça me saoule, hélas tout le monde n'a pas le talent de Atheist pour rendre digeste et dynamiques des plans complexes.
NICOS - 07 Juillet 2011: Il est vrai qu'il y a des passages indigestes,ce qui peut devenir chiant à la longue ( les morceaux étant trop long selon moi pour ce type de death), mais il y a aussi des passages géniaux dans ces deux premiers albums. Par contre, il est vrai qu'il faut les écouter et ré écouter...avant d'aprécier. J'ai rarement eu des albums aussi inaccessibles que ces deux albums. Je pense qu'il faut juste creuser!
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