Le combo niçois
Sideblast revient à la charge avec son nouvel opus, «
Cocoon » qui se veut être le digne successeur du très bon «
Flight of a Moth ».
Un nouvel artwork tout en bleu très réussi, une belle image faisant apparaitre une créature de dos, peut-être auraient-ils trouvé leur « Eddy », affaire à suivre…
La chose à savoir pour cet album est si
Sideblast sera capable de garder la barre suffisamment haute, car après leur première production, on pouvait les attendre au tournant.
Première remarque, la complexité a été quelque peu mise à l’écart, on joue des chansons pour le live, les titres sont plus courts, les structures plus simples, les riffs plus accrocheurs (
Cocoon, le riff d’introduction ne peut pas vous échapper, car il est la ligne conductrice du reste de l’album).
Pourtant, cela n’enlève rien à la brutalité que l’on connaissait déjà. Il nous est servit une voix encore et toujours plus puissante de Fredd, alternant chant crié clair et chant guttural bien grave.
Seconde remarque, on garde les petits ingrédients décalés du second album, les samples de films et les discours pendant et entre les chansons. Ils sont effectivement devenus une signature du groupe et si on a une bonne dose d’humour, il sera difficile de ne pas les attendre encore pour le prochain album.
Troisième remarque, il n’y a pas d’intro, l’entrée en matière dans l’univers de
Sideblast s’est faite dans le premier opus. Si vous n’avez pas écouté le premier, réparez vite votre erreur. Ici, tout est fait de manière brute sans trop réfléchir, à la méthode du rentre dedans le plus simple et primaire.
En quatrième lieu, je dirais qu’il est question d’un
Death/Black surpuissant avec des tendances typées Thrash (The Shape). On y retrouve un synthé encore plus présent que dans le premier bébé, il apporte une touche de mélodie et éclaircissement.
Les blast sont moins présents, mais pour ceux qui connaissent le groupe depuis son origine, vous remarquez des structures déjà connues (les accélérations caisse claire, grosse caisse linéaires, qu’il faut écouter et repasser en boucle sur le titre Discordant Symphony).
Cinquièmement, je dirais que l’album est à couper en deux, car
Sideblast montre un visage nouveau de sa composition. Les 4 premiers titres sont la pour rassurer l’audieur sur ce qu’il connait déjà et le reste de l’album est une partie nouvelle, une sorte de chance pour dire nous ne faisons pas de copier-coller.
La chanson
Insomnia en est un exemple, de son très lourd, de tempo assez lent, de martellement cérébral mais aussi de son coté assez ouvert et claire qui en fait un titre très abordable. On y retrouve aussi des sortes de cœurs.
L’énigme de cet album est le titre «
Dirge », je vous laisse interpréter et donner votre avis.
Chapitre 6, je regrette que cet album manque de cynisme et parfois même de sadisme musical comme j’avais pu le retrouver sur le titre « Same
Blood » du premier album. Pour moi, il manque un petit quelque chose pour que cet album soit aussi bon que le premier. Cela ne s’explique pas vraiment, il se ressent, l’ambiance n’est pas la même, pas aussi sordide, pas aussi noire.
Conclusion un très bon album, un poil en dessous du premier mais qui est largement au niveau de mes attentes, une fierté du metal sudiste !!!
17/20
LG
Thrash'em all!!!
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