Chapter One

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14/20
Nom du groupe Level 10
Nom de l'album Chapter One
Type Album
Date de parution 23 Janvier 2015
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album17

Tracklist

1. Cry No More 04:23
2. Soul of a Warrior 05:49
3. When the Nighttime Comes 04:05
4. One Way Street 05:02
5. Blasphemy 04:31
6. Last Man on Earth 03:35
7. In for the Kill 04:16
8. Voice of the Wilderness 04:22
9. All Hope Is Gone 04:13
10. Demonized 03:57
11. The Soul Is Eternal 04:51
12. Forevermore 03:58
Total playing time 53:02

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Level 10


Chronique @ Hellsheimer

03 Fevrier 2015

Mais si, mais si...

Le titre de super groupe étant galvaudé à outrance ces temps ci, on préférera employer le terme de bande de bras cassés pour Level 10. Aux deux protagonistes de cette vaste fumisterie, Russell Allen (Symphony X) et Mat Sinner (Sinner, Primal Fear...) s’ajoutent malgré eux : Roland Grapow (guitare), Alex Beyrodt (guitare), Randy Black (batterie) et Alessandro Del Vecchio (claviers). Comme on va encore m’accuser d’allonger la chronique en vous citant leurs groupes passés, présents et à venir, je vous laisse en compagnie de Google, qui sera votre ami bienveillant sur ce coup.
Chacun de ces musiciens amateur étant occupé ailleurs, l’enregistrement va se dérouler sur une période relativement longue que même Mathusalem leur envie. Et cerise sur le haggis, la composition des morceaux a été externalisée. On retrouvera donc derrière tout ça, Magnus Karlsson, Carsten Schulz, Sander Gommans et Amanda Somerville.

Bon, le truc qui fâche, c’est l’artwork. Il n’est pas immonde non plus mais le personnage qui a le tête qui s’enflamme de colère en lisant la dernière chronique de Level 10 n’est pas franchement réussie. L’ambiance globale de l’image reste très sombre à l’instar du damier qui sert de carrelage.

Alors ce qu’on peut dire dés l’engin enfourné dans le grille pain, c’est que cette galette bénéficie d’un gros son, bien actuel, genre Interstellar. On n’en attendait certes pas moins.
On pourra surtout reprocher à Russell Allen de ne pas utiliser de Growls dans ce Chapter One. Ce qui est une évidente faute de gout. Par contre, dans son registre habituel, malgré tout ce qu’on peut lire, il est évident que ça le fait plutôt bien. l’amplitude de son chant fait toujours mouche, les émotions qu’il véhicule sont toujours au top.

Que dire au niveau des faire valoir qui tiennent les instruments? Ben que comme dans 99,9% des productions qui sortent, ils n’apportent rien de neuf, savent juste aligner quelques accords voir même pondre un ou deux soli relativement rapides. Mais comme pour le chant, les variations de tempi font passer quelques frissons. Pas besoin d’allumer les cordes pour impressionner l’auditoire, un poil de feeling suffira (Soul of a Warrior). Mais les deux guitaristes s’entendent et se complètent bien alternant les soli rapides ou les mélodies lentes.
Ce qu’on ne pourra pas reprocher au groupe c’est d’être linéaire et chiant. L’exemple parfait du titre qui change en permanence de forme est Blasphemy qui alterne parties Speed, lourdes voir limites acoustiques. Alors on ne fait pas dans le Prog à la Obituary, mais les changements de rythmes sont quand même plus fréquents que les baisses d’impôts. Chaque titre de cet opus représente une facette de Level 10 : Le coté Prog sur Soul of a Warrior et sa basse omniprésente sur les premiers couplets, sa rythmique lourdingue et le chant rageur. Et si on veut du Heavy pur jus, on se tournera vers No Turning Back ou Demonized et leur base à la Judas Priest. Les fans de Whitesnake iront vers One Way Street et ses multiples changements de tempi comme au bon vieux temps des années 80 (avec la voix en prime).

Trés peu de choeurs ici hormis sur Voice of the Wilderness (typés Star One). Et pour ce qui est de la ballade au piano dont on espèrait qu’elle ne viendrait jamais, elle ne vaut que par le chant de Allen, le reste ayant déjà été rabâché un certain nombre de fois, partie acoustique comprise. Même le timide effort pour ressembler à un morceau symphonique sur la fin n’est pas terrible. On pourra d’ailleurs reprocher à Mat Sinner d’avoir trop mis de coté le claviériste.

Alors, Docteur?
Ben ouais, encore un groupe qui n’invente que dalle. Ce que je reprocherais personnellement c’est le son, trop clinique voir trop actuel qui aseptise un peu le tout et qui enlève du relief à l’ensemble. Et de ce fait, le coté Rock N Roll n’existe pas ici. Si on avait réussi à donner à chaque titre une existence propre, nul doute qu’on tiendrait là une des réussite de l’année.
Next time?

1 Commentaire

6 J'aime

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frozenheart - 04 Fevrier 2015: Tout d'abord merci pour ta Chronique Hells.
Avec 2 chroniques, on a au moins des avis partagés en ce qui concerne ce projet qu'est Level 10.

Je ne l'ai pas trouvé nul ! Mais j'espéré mieux de la part d'une telle formation.
Et ce son que l'on croie étouffer.Heureusement que quelques titres " No Turning Back,Demonized " et " One Way Street "arrive à sauver cet album du naufrage.

Je lui ai mis un 12/20 disons après plusieurs écoutes, je monterais peut-être ma note d'un ou deux points.

Un bon album sans plus!
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Chronique @ Eternalis

02 Fevrier 2015

C’est vide, plat, ennuyeux et absolument indigne du talent des protagonistes composant le line up.

Allez on y va on y va, on enchaine !

C’est un peu ce qu’on imagine quand on remarque la vitesse absolument ahurissante et anti-productrice à laquelle certains musiciens enchainent les projets, les albums et les groupes en, paradoxalement, faisant toujours la même chose et provoquant une lassitude de plus en plus prenante chez les fans.
Il faut être clair, les dizaines de all star band qui fleurissent ces dernières années dans le power metal ou le hard rock ne rendent pas toujours justice au style et si l’appât du gain n’est pas forcément le moteur premier, la qualité musicale n’est pas non plus au rendez-vous non plus, faute de renouvellement et de réelle prise de temps pour composer.

Matt Sinner est un homme occupé et il a regroupé autour des lui des musiciens à l’emploi du temps tellement overbooké qu’il y a très peu de chances de voir un jour ce nouveau projet Level 10 véritablement évolué en dehors de ce premier disque "Chapter One". On dénombre, en plus du bassiste blond, déjà occupé à son projet solo et bien évidemment Primal Fear, le surdoué Russell Allen qui doit faire attention à ne pas se bruler les ailes entre Symphony X, Adrenaline Mob qui demande de plus en plus de temps ou ses albums solo avec Jorn Lande qui frisent une médiocrité bien décevante ces derniers temps. A ce duo s’ajoute Roland Grapow qui, à côté de Masterplan, vient de créer Serious Black avec Thomen Stauch, Alex Beyrodt qui a relancé Silent Force l’année dernière et Randy Black qui lui, était plutôt en repos après les expériences de Primal Fear et Annihilator. Bref, du beau monde mais des musiciens qu’on imagine difficile travailler réellement ensemble et un supergroupe qui a tout, aujourd’hui, d’un projet sans lendemain accouchant d’une souris faute de véritable investissement personnel.
Si Serious Black est plutôt une bonne surprise du début d’année, avec le nouveau projet de Jorn Lande également, ce "Chapter One" de Level 10 lorgne plutôt du côté de la mauvaise moyenne et de ce genre de disque qui s’oublie aussi vite qu’ils sont découverts et entendus.
De là à dire « circulez, il n’y a rien à voir », il n’y a qu’un pas.

Concrètement, on est dans un heavy germanique lourd et pataud comme Sinner nous y a habitués depuis quelques années, à peine remis en selle par un Russell qui ne semble pas vraiment y croire et fait plus que capitaliser sur ses forces et ses qualités. Les riffs des deux allemands n’ont pas grand-chose d’exceptionnels et font peine à entendre tant ils dégagent une nonchalance, un travail vite fait et une absence totale de feeling. Il faut oser ouvrir sur un type aussi apathique que "Cry no More" et enchainer sur un "Soul of a Warrior" chiant comme la pluie, entre un riff aussi plat que du goudron fraichement lissé, une ligne vocale d’une pauvreté affligeante, une partie de batterie pauvre comme un automne pluvieux et une production (signée du bassiste) affreusement impersonnelle et impuissante.
L’album est une longue fuite en avant symptomatique de ce que peut donner un groupe de leaders quand ils sont tous réunis ensemble (même si le terme de réunion semble usurper de nos jours). Des chansons sans âme, sans idées où chacun semble y avoir été de sa propre sauce personnelle sans penser au bien collectif (je pense notamment aux innombrables soli de claviers toujours placés pour combler un trou au milieu d’un riff encore plus faible que les précédents). Level 10 essaie d’être plus dark sur "Blasphemy" mais c’est malheureusement peine perdue déjà à cause de cette production boursouflée et complètement à l’ouest, en plus de riffs qui sombrent dans ce que Russell peut proposer quand il joue dans Adrenaline Mob, mais sans le feeling et la maestria de Mike Orlando à la six-cordes. "Scream and Shout" essaie, pour sa part, de sonner plus power mélodique mais tout a déjà été tellement dit de bien meilleure manière que la composition sonne comme un curieux coup d’épée dans l’eau, reflétant une impuissance totale de simplement écrire un titre ayant de l’allant, de la patate et des couilles.

C’est bien rare venant de l’oiseau de feu mais il est bien difficile d’aller plus loin dans l’analyse tant le niveau reste au ras des paquerettes. Level 10 est surement le projet d’un album, fait sans conviction parce que quelques heures étaient disponibles dans l’agenda. C’est vide, plat, ennuyeux et absolument indigne du talent des protagonistes composant le line up. A oublier très rapidement et en espérant que ça ne devienne pas une nouvelle donne que de favoriser le contenant au contenu (bien que ce soit clairement plus simple à signer pour un label mais il y a des limites). Bien d’autres albums vous attendent, ne perdez pas de temps ici. Et sinon, "As Daylight Breaks" de Serious Black, dans un genre très similaire et sortant en même temps, est bien plus convaincant. Le choix est vite fait !

9 Commentaires

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pielafo - 03 Fevrier 2015: 8 c'est peut etre un peu dur. Mais c'est un peu moyen quand meme. On eu entendu mieux d'Allen. Il y a quelques atmospheres sympas quand meme. Je lui aurai mis un bon 12 voire un 13.
Hellsheimer - 03 Fevrier 2015: Je concède que ce n'est pas l'album du siècle mais ta note, pielafo est déjà plus conforme à la réalité.
Eternalis - 04 Fevrier 2015: Bah je dois avouer, en étant honnête, que je voulais mettre 10 à la base. Puis j'ai encore réécouté l'album pour la chronique et j'ai encore baissé à tel point parce que entre le son absolument étouffé et manquant de puissance, les riffs insipides et les musiciens en mode pilotage automatique...là, on est vraiment sur un disque qui ne cherche à vivre que par les noms qui le compose. C'est sévère je l'admets... Je mettrais 14 au Serious Black qui est bien mieux foutu, puissant et inspiré dans le même genre de projet. C'est un peu comme le dernier Allen/Lande sur lequel tu étais trèèès critique :D . Pas exceptionnel mais au moins, on arrivait à passer 2/3 bons moments. Là, faut vraiment les chercher...
nicko11 - 09 Mars 2015: Je viens d'entendre le titre "Cry No More" sur une radio metal et sans savoir ce que c'était, ça m'a plu. Bon riff, ça sonne "pro", bonne voix. Puis, je vois le nom...Level 10...connais pas. Je viens voir sur SOM et...surprise! :-D
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