Chapter II : Aftermath

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18/20
Nom du groupe Harmony (SWE-1)
Nom de l'album Chapter II : Aftermath
Type Album
Date de parution Octobre 2008
Style MusicalMetal Mélodique
Membres possèdant cet album27

Tracklist

1. Prevail 05:14
2. Aftermath 04:36
3. Rain 04:50
4. Don't Turn Away 04:59
5. Kingdom 05:44
6. Silently We Fade 04:41
7. Inner Peace 06:07
8. Weak 04:28
9. I Run 05:25
10. Hollow Faces 03:26
11. End of My Road 05:05
Total playing time 54:35

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Harmony (SWE-1)


Chronique @ metalpsychokiller

21 Novembre 2008
L’album de l’année 2008, tout simplement…

Art de la provocation permettant de titiller la curiosité d’un maximum de métaleux, second degré teinté de prises de risques, ou tout simplement conviction intime et profonde n’engageant que celui qui l’émet… Quelque soit le dessein inavoué du chroniqueur ; si vous prenez le temps de lire cette review, alors l’objectif de vous faire savoir absolument qu’Harmony existe sera atteint. Restera ensuite le plus dur, vous donnez envie de découvrir ce combo !!!

Pour présentation, puisque le groupe est presque un nouveau venu quoiqu’officiant depuis l’an 2000, disons juste que le quinton nous vient de Boras en Suède et nous délivre un second opus après un « Dreaming Awake » en 2003 seulement répertorié et apprécié par quelques heureux possesseurs ou connaisseurs. Afin de cadrer un peu plus et vu que vous aimez les étiquettes, les Scandinaves évoluent dans un metal mélodique et symphonique traditionnel dans sa conception, mais viscéralement moderniste par ses sonorités, oscillant par intermittences vers le power et le heavy. Ambiances à la Pagan’s Mind, rythmiques guitaristiques cisaillant à la Iced Earth, nombre de références vous viendront à l’esprit ; mais la majeure est celle-ci : Darkwater. Ce qui pourra vous paraître normal et plus que logique vu que le line up des deux groupes est le même à l’exception du bassiste. Avec « calling the earth to witness » en 2007, les Suédois, sous cette seconde appellation, nous avaient offert un sacré bijou de power prog ; et bien à notre grand plaisir ils remettent le couvert en version plus épicée, plus burnée.

Certaines constantes délivrées tout au long de cette galette en assurent en effet une quintessence tendant vers l’excellence. Ainsi, les lignes organiques, dégoulinées en cascades ou thèmes majestueux et emphatiques, restent toujours omniprésentes. L’assise basse/batterie métronomique et sans fioriture, consistante mais sans extravagances ni superflu, laisse ainsi la part belle aux claviers continuellement en duel avec les guitares. Réponses acérées des six cordes lors de luttes farouches, symbiose parfaite lorsqu’elles s’entrelacent ou s’unissent voluptueusement ; le véritable liant, le fil rouge de ces compositions tient dans cette dualité continuelle apposée sur des mélodies résolument accrocheuses et envoûtantes.

Toutes ces plages assénées, époustouflantes, ensorceleuses, voire mystiques, profitent de la troisième pointe complétant le trident ravageur : La voix. Le timbre chaud, clair et velouté d’Henrik Bath se calque à merveille sur l’esprit ambiant. Montant facilement dans les aigus sans jamais tomber dans la secte des castras, ses vocalises profitent en outre de l’apposition subtile de chœurs parfaits. La prestation de ce Singer est la touche ultime vers la quasi perfection de cette offrande…

L’excellence presque unanime de la tracklist révèle –regorge !!!- de véritables petits bijoux. Un « Kingdom » sidérant, véritable brulot avec le ressac permanent de sa rythmique saccadée, ses claviers grandiloquents aux sonorités uniques entrant dans une lutte fusionnelle avec les guitares, son break parfait, et le son cristallin du chant vous subjuguant. Recette assez similaire pour « I run », qui méritera sans conteste le label de pur chef-d’œuvre, ou dans un autre registre, de véritable tuerie, c’est au choix. Un tempo plus lent et une rythmique syncopée, le tout teinté d’un nappage mystique ; à croire qu’un ménestrel de l’âge médiéval a forniqué avec une sorcière orientale. Une véritable perle envoutante à l’ambiance surréaliste, dont la reprise de thème après le break est …jouissive.
Dans un registre plus conventionnel, « Don’t turn away » vous enchantera par son côté plus léger, aérien, et son refrain à reprendre à tue-tête. Soft, naïf, catchy, voire kitsch ; un brin d’originalité dans une réplique hybride Popie/Fm.

La liste n’est pas exhaustive, loin s’en faut, tant ce « Chapter II » est une pure réussite. Mais voulant vous éviter une énumération insipide, la lecture ne pouvant compenser le plaisir de l’audition, avouons cependant que cela faiblit sur la fin. Les deux « Hollow Faces » et « End of My Road » de clôture sont malheureusement bien quelconques, presque insipides, et n’évitant pas les poncifs du genre. Dommage, la perfection n’est pas de ce monde ; et cela donnera du grain à moudre à mes confrères chroniqueurs ayant descendu en flammes dans leur immense majorité cet opus.

N’empêche qu’il sera dans le top cinq annuel du vieux reviewer que je suis…

18/20 METALPSYCHOKILLER

3 Commentaires

7 J'aime

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Apophis2036 - 22 Novembre 2008: Au moins, il a pu amener deux heureux à copuler davantage : le ménestrel et cette sorcière.

Il y a peu, je n'avais pas suivi les recommandations d'autres chroniqueurs et j'ai bien apprécié le dernier Vobiscum quand même (question de subtilité).
T'as raison de défendre ce bifsteack ;)
metalpsychokiller - 22 Novembre 2008: merci, et de toutes façons un avis de chroniqueur ne peut etre que subjectif... J'aime, en fait j'adore, et je le dis en essayant d'expliquer pourquoi... Après que ce ne soit pas révolutionnaire et dans un créneau sillonné depuis des lustres; je m'en t...
powerfil - 06 Fevrier 2009: tout simplement genial ! le power metal que j'adore dans la lignee de nocturnal rites : sublime!!!!
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