Chaos Theory

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15/20
Nom du groupe Vanitas (UK)
Nom de l'album Chaos Theory
Type EP
Date de parution 02 Août 2024
Style MusicalMetal Alternatif
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1.
 Can We Let Go?
Ecouter01:41
2.
 Grey Morality
Ecouter04:39
3.
 Lies
Ecouter03:26
4.
 E​.​D​.​G.
Ecouter04:55
5.
 Chaos Theory
Ecouter04:49
6.
 Queen of Nowhere
Ecouter05:04

Durée totale : 24:34

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Vanitas (UK)



Chronique @ ericb4

03 Septembre 2024

Un second effort à la fois audacieux et exalté, un brin farouche...

De l'eau aura coulé sous les ponts pour le jeune quintet britannique créé à Birmingham il y a deux ans à peine ! Déjà à la tête d'un rayonnant et éruptif EP éponyme et de moult singles, on pouvait subodorer que le prolifique combo d'outre-Manche n'allait pas en rester là... Aussi, le groupe reviendra-t-il dans les rangs muni d'un second EP répondant au nom de « Chaos Therory », que deux années séparent de son truculent devancier ; le temps pour nos acolytes de concocter la bagatelle de sept singles, dont trois (« Grey Morality », « Lies » et « E.D.G. ») s'inscriront parmi les six pistes retenues pour ce nouvel élan. Ce faisant, les 24 minutes du ruban auditif de la rondelle seront-elles à même d'offrir une force de frappe suffisamment efficace pour tenir à distance leurs si nombreux opposants, et d'asseoir encore un peu plus nos cinq gladiateurs parmi les sérieux espoirs du metal alternatif à chant féminin ?

Dans ce dessein, nous retrouvons l'équipage de la première traversée au grand complet, soit : Jade Maris, chanteuse aux puissantes inflexions, Mitchell Barlow et Elijah Storer aux guitares, Jonathan Willingham à la basse et Jackson Cann derrière les fûts. De cette indéfectible collaboration émane un projet inspiré par les bandes sonores de jeux de rôle japonais, où cohabitent aujourd'hui heavy progressif, djent, metal symphonique moderne, environnement cinématique et death mélodique ; ce faisant, les sources d'inspiration de nos acolytes seraient désormais à puiser dans le patrimoine compositionnel de Crystal Viper, Rage Of Light, Theatre Of Tragedy, Lacuna Coil, Battle Beast, Ad Infinitum et Issa ; une originale fusion stylistique assortie d'une touche death plus marquée que naguère dont le véhément propos s'en fait l'écho, qui a pour corolaire une production d'ensemble coulée dans le bronze : produit pour ses orchestrations, mixé et mastérisé par Matthew Jones aux Capsaarx Studios, et produit par Ethan Vega quant à ses lignes de chant, le méfait témoigne à son tour d'un mixage parfaitement ajusté et d'une belle profondeur de champ acoustique. Mais entrons sans plus attendre dans la danse...


Une fois n'est pas coutume, c'est dans un environnement symphonico-cinématique et progressif que le combo ouvre les hostilités. Ainsi, à l'instar de « Can We Let Go? », nos acolytes nous octroient une laconique mais pénétrante entame instrumentale aux arrangements ''nightwishiens'', sous-tendue par de délicats arpèges au piano et recelant une saisissante densification du dispositif orchestral à mi-morceau. Mais l'arbre ne saurait cacher la forêt bien longtemps...

C'est à nouveau à l'image de ses passages les plus enfiévrés que la troupe imposera le plus aisément ses gammes. Ce à quoi nous sensibilise, en premier lieu, « Queen of Nowhere », un vibrant up tempo aux riffs corrosifs adossés à une sanguine rythmique, au carrefour entre Battle Beast et Crystal Viper. Un étourdissant espace heavy progressif à la basse claquante s'offre alors à nous, au sein duquel alternent à l'envi les screams rageurs et les claires inflexions de la sirène. Se plaisant à nous asséner de furieux coups de boutoir, l'offensif manifeste n'ira pas sans nous octroyer un break opportun sur fond d'un délicat picking à la guitare acoustique ; recelant en prime un refrain catchy et surmontée d'un flamboyant solo de guitare, la ''tubesque'' offrande poussera assurément à une remise du couvert sitôt l'ultime mesure envolée. Sur un même modus operandi, eu égard à l'opportune soudaineté de ses accélérations et à son entêtant refrain relevé par les fluides impulsions de la déesse, l'éruptif up tempo syncopé « Grey Morality » ne relâchera pas davantage sa proie d'un iota. Autre hit en puissance à mettre à l'actif de nos acolytes, donc, que l'on ne quittera qu'à regret.

Un tantinet moins tonitruants, d'autres espaces d'expression pourront non moins nous prendre dans leurs filets. Ce qu'attestent, d'une part, « Lies » et « E.D.G. », mid/up tempi aux riffs crochetés, à la confluence de Rage Of Light, Issa et Battle Beast. Au regard de leurs enchaînements intra-piste ultra sécurisés, des galvanisantes montées en régime de leur corps orchestral et de leurs lignes mélodiques, certes, déjà empruntées mais des plus efficaces, et sur lesquelles se greffent les poignantes patines de la princesse, ces deux grisantes plages pourraient bien laisser quelques traces indélébiles dans les mémoires de ceux qui y auront plongé le pavillon. Dans une visée ''lacunacoilesque'', le mid/up tempo syncopé « Chaos Theory », lui, dévoile des couplets finement ciselés relayés chacun d'un refrain immersif à souhait que soulignent les sensuelles modulations de la belle. Et la magie opère, une fois encore.


A l'issue d'un bref mais palpitant parcours en eaux tumultueuses, une irrépressible envie de s'y replonger gagnera assurément un tympan déjà familiarisé avec les vibes des maîtres inspirateurs du quintet britannique comme le féru d'audacieuses fusions stylistiques. Bénéficiant à son tour d'une ingénierie du son plutôt soignée, d'une technicité instrumentale bien huilée, de sentes mélodiques, certes, convenues mais des plus entraînantes, d'une signature vocale plus aisément identifiable et d'une confondante maestria, sans accuser l'once d'un bémol, la menue rondelle se suit de bout en bout sans ambages.

Peu diversifié quant aux exercices de style dispensés, cet opus témoigne cependant de prises de risques qui, précisément, faisaient défaut à son devancier. Aussi, l'arsenal défensif de nos gladiateurs s'avère-t-il suffisamment dissuasif pour espérer tenir en respect leurs si nombreux opposants. Bref, un second effort à la fois audacieux et exalté, un brin farouche, susceptible d'asseoir plus encore la formation d'outre-Manche parmi les sérieux espoirs de cet espace metal. Dans l'attente à peine voilée d'un album full length...


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