Pour une première chronique sur cet auguste webzine, je vais donc vous parler du premier album d'
Apostasy.
Pour commencer, la musique composée et pratiquée par le groupe est somme toute assez classique, une base black/death, supportée par beaucoup de soli heavy et de lead - a peu près un solo de gratte par chanson- et un clavier assez virtuose.
Les bons points : un bon chant, certes classique, alternant entre death et black, mais efficace. Un bon niveau technique, une batterie efficace et rapide - les tapis de double oscille entre 180-200 bpm - des compos intéressantes et a tiroirs. Je retiendrais la chanson
Cell 666, avec sa plage clavier limite gothique a la fin.
Maintenant ce qui cloche... Le problème majeur de cette galette réside dans une production excessivement plate et claire, certes on entend distinctement tous les instruments mais il manque la puissance nécessaire a tout bon album de black un minimum construit. Peut-être un budget studio trop réduit a leur décharge car c'est leur premier album et leur second enregistrement.
Deuxième problème avec un lien de causalité avec le précédent : la sonorisation de la batterie. Certes c'est subjectif, j'ai toujours préféré des sons de batterie pas ou peu triggés, organiques, tel que celui de Trym (
Emperor) ou de
Frost**(
Satyricon): on a l'impression d'entendre les forges infernales, mais ici on a l'impression carrément que le frappeur a enregistre sur un pad electro!!
Mais çà reste subjectif.
Après il est clair qu'avec cette avalanche de lead clavier/ gratte, il y a un déballage technique assez permanent - un défaut de jeunesse, car leur album suivant,
Devilution, est autrement plus mature.
Pour terminer, un bon premier album, qui s'écoute avec plaisir, quelques passages chouettes, mais bon, c'est pas
Arcturus ou
Emperor, cet album ne révolutionne en aucun cas la scène black metal.
14/20
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