Exceptées les dernières productions des groupes tels que
One Desire,
Art Nation, ou Pride of
Lions nous pouvons d'ores et déjà affirmer qu'en matière de
Hard FM
AOR, cette moitié d'année n'aura pas été des plus florissantes. Et ça n'est pas
Can't Go Home, la dernière production du groupe américain
Unruly Child, qui y changera grand chose!
En effet, le retour en 2010 de son chanteur historique Marc
Free (ex-
King Kobra,
Signal) devenu Marcie (suite à son changement de sexe en 1993), est suivi de la sortie de l'excellent
Worlds Collide, qui annonçait un avenir des plus prometteurs pour
Unruly Child.
Mais 4 ans après un anecdotique E.P,
Down the
Rabbit Hole, l'album Cant Go
Home, paru dernièrement sur le label Frontiers Records, même s'il comporte de bien meilleures compositions, n'égale en aucun cas
Worlds Collide.
Là où
Worlds Collide se trouvait très varié et constitué de morceaux classieux, racés mélodiques et entraînants,
Can't Go Home aura les plus grandes difficultés à tenir ses promesses! La faute sans doute à un manque de variété au niveau des rythmes (souvent en mid tempo ou lents), mais aussi au niveau du son global de l'opus car la production exécutée une nouvelle fois par le tandem Gowdy/Schellen se trouvera être très en-dessous de ce à quoi nos deux protagonistes nous avaient habitués. Ici nous avons un mix mal équilibré qui mettra en avant le chant de Marcie au détriment de l'instrumentation et des guitares en particulier.
À la lecture des 11 morceaux de l'opus, seuls 6 m'auront interpellé, à commencer par l'entraînant "Get on Top" et son magnifique solo central de guitares fluides et inspirées, tout comme "Point of View" la pièce maîtresse de l'opus, qui réussira l'exploit de réunir le meilleur de chaque membre du groupe. Quant au faux live "Someday Somehow", il nous montrera, par son énergie communicative, la facette la plus dure et offensive du groupe.
Dans un registre plus doux et mesuré le groupe nous proposera de belles pièces
AOR, telles que "Driving into the Future" au chant harmonieux et aux sonorités modernes, le mélodieux "When Love Is Here", dont les références très années 80 rappelleront à notre bon souvenir les années d'or du genre. N'omettons pas le soigné "Sunlit Sky" et ses subtiles nappes et soli de claviers estampillé Néo Prog. Pour finir, et au registre des ballades nous aurons droit à la magnifique et émouvante "She
Can't Go Home" chantée tout en délicatesse et avec passion par une Marcie
Free au sommet de son art.
En conclusion,
Can't Go Home, malgré de beaux atouts, ne sera malheureusement pas le chef-d'oeuvre et successeur tant attendu de
Worlds Collide, notamment à cause de son trop grand manque d'audace et de cohérence. Reste une collection de titres originaux, faisant la part belle aux vocalises de Marcie
Free, ainsi qu'une magnifique pochette et un artwork réalisé par Kai Brockschmidt à la notoriété montante, à qui l'on doit les belles illustrations des récentes productions des groupes
Pretty Maids,
Royal Hunt,
Pride Of Lions et
Nordic Union.
Quoi qu'il en soit,
Can't Go Home demeure un album intéressant et plaira certainement aux amateurs de belles chansons au chant mélodieux ainsi qu'aux fans du groupe et de
Hard FM en général.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire