Lorsque
Black Country Communion fait pschitt avec le départ de Joe Bonamassa en mars 2013,
Glenn Hughes forme immédiatement un nouveau groupe et balance ce premier jet de
California Breed à peine un an plus tard. Un album enregistré live en studio paraît-il. Dave Cobb a fait un bon job niveau prod’. Surement que d’enregistrer live permet à Glenn de gagner du temps et d’en sortir un autre archi vite derrière.
Car oui, le problème de Hughes depuis la fin des années 80, c’est qu’il a remplacé une maladie du cerveau par une autre, passant de l’addiction aux drogues à l’hyperactivité. C’est surement beaucoup mieux pour sa santé mais du coup, il enchaine les skeuds comme moi les râteaux auprès de la gente féminine, à la vitesse de l’éclair.
Et toujours du coup, il se rabat de plus en plus régulièrement sur le deuxième voire troisième choix niveau qualité. Non je n’ai pas dit comme moi avec la gente féminine, un peu de respect pour ces dames s’il vous plait.
Cela donne des chansons franchement moyennes dont je ne retiens absolument rien. Ca rentre par une oreille, ça ressort par l’autre (« Days they come », « Spit you out » « Strong », « Chemical rain », « The grey », « Scars », « Invisible »). Oui, la liste est longue. Constat sévère mais à la hauteur du respect et des attentes que j’ai envers Glenn.
Heureusement que Hughes est excellent au chant, comme d’habitude (c’est même une leçon sur « All falls down »), et que
Jason Bonham, qui a suivi Hughes dans l’histoire après BBC, est un tueur derrière son kit mains libres. Qu’est-ce que j’aimerai pouvoir groover comme il le fait sur l’intro de « Midnight oil ». Hélas, le guitariste Andrew Watt ne soutient pas, loin s’en faut, la comparaison avec ses deux acolytes. On dirait même qu’il est à la limite de la justesse lors du solo de « Sweet tea ».
En fait, je me demande si ce disque n’aurait pas dû être entièrement acoustique pour m’emporter, comme c’est le cas de « Breathe ». Les versions que j’ai pu entendre de ci de là sur le net sur lesquels Hughes est seul avec sa guitare me plaisent en effet bien davantage.
Pas grave,
California Breed a disparu après ce disque, Hughes s’est occupé avec un nouvel album solo, puis BBC s’est reformé en avril 2016 pour envoyer « BBCIV » en septembre 2017.
Sacré Glenn, va falloir penser à souffler un peu, j’arrive pas à suivre.
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