Depuis de longues années maintenant, les Pays-Bas ont acquis une reconnaissance majeure dans le domaine du death metal, qu'il s'agisse des groupes old-school (
Asphyx,
Sinister...) ou des combos plus nouvellement formés (
Supreme Pain,
Hail Of Bullets...). Les quatre jeunes hollandais de
Curse Of
The Forgotten nous viennent de la petite ville d'Ermelo et évoluent cependant dans le death mélodique.
La trajectoire suivie par le groupe semble des plus classiques, une démo auto-produite en 2010 puis un contrat décroché chez le label italien WormHoleDeath avec à la clé une production de Christian Donaldson, responsable des derniers Cryptosy et un enregistrement aux RealSound Studios de Parme. Cependant l'artwork nous refroidit déjà quelque peu dans nos impressions, les couleurs sont assez mal choisies et le rendu général est surtout bien brouillon.
Si le combo est hollandais, il semble cependant avoir pour principale influence le death mélo scandinave et suédois en particulier.
Curse Of
The Forgotten cherche souvent à construire ses morceaux sur un riff mélodique qui sert de motif de base (voir "Electric
Disaster" ou "
Snake" par exemple). Cependant ces riffs sont assez classiques et ne dénotent pas d'une grande inspiration.
Côté vocal on alterne entre growl bien guttural et scream. Toutefois, si le vocaliste Marijn Fuhler prend souvent des accents à la Peter Tagtgren chez
Hypocrisy, la maîtrise du suédois ne se ressent pas vraiment côté hollandais. En effet, le growl est assez bon mais le scream semble vraiment manquer de "justesse" donnant des rendus assez désagréables (sur "
Snake" notamment).
Au milieu d'une majorité de morceaux honnêtes sans être véritablement marquants, quelques bonnes idées cependant. Le mélancolique "A Living Lie" (dont l'ambiance tranche un peu avec le reste de l'album), le bon mid-tempo "Erasing
Piece By
Piece" tout en lourdeur (rappelant le
Hypocrisy des derniers albums) ou encore le surpuissant "77". Ce dernier titre devrait être l'image même de ce vers quoi doit se tourner le groupe. Un morceau synonyme d'efficacité sur son refrain entraînant, tout en growl.
On a par ailleurs l'impression que niveau production, on n'a pas vraiment su sur quel pied danser, entre son old-school et orientation moderne tandis que la batterie sonne un peu trop synthétique par moments. Bref un premier album mi-figue mi-raisin pour nos jeunes hollandais mais le potentiel est là. Il va seulement falloir travailler pour se libérer de ses influences et proposer quelque chose de plus personnel et accrocheur.
The
Palace Is Still To Build
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