Body Count

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16/20
Nom du groupe Body Count
Nom de l'album Body Count
Type Album
Date de parution 31 Mars 1992
Enregistré à One On One Recording
Style MusicalFusion
Membres possèdant cet album262

Tracklist

1.
 Smoked Pork
 00:46
2.
 Body Count's in the House
 03:24
3.
 Now Sports
 00:04
4.
 Body Count
 05:17
5.
 A Statistic
 00:06
6.
 Bowels of the Devil
 03:43
7.
 The Real Problem
 00:11
8.
 KKK Bitch
 02:52
9.
 C Note
 01:35
10.
 Voodoo
 05:00
11.
 The Winner Loses
 06:32
12.
 There Goes the Neighborhood
 05:50
13.
 Oprah
 00:06
14.
 Evil Dick
 03:58
15.
 Body Count Anthem
 02:46
16.
 Momma's Gotta Die Tonight
 06:10
17.
 Out in the Parking Lot
 00:30
18.
 Cop Killer
 04:09

Durée totale : 52:59


Chronique @ Pylz

04 Décembre 2009
Formé en 1990, Body Count apparaît pour la première fois sur l’album OG Original Gangster de Ice-T en 1991 et est présenté au public cette même année à l’occasion du festival américain Lollapalooza. Devant le succès rencontré, Ice-T saisi l’occasion de concrétiser son envie de former un groupe de metal avec son frère d’arme Ernie C. Accompagnés de Mooseman à la basse, de Beatmaster V à la batterie et de D-Roc à la guitare rythmique, le disque sort en mars 1992.

Cette sortie intervient dans un climat social plutôt tendu (le verdict de l’affaire Rodney King est attendu un mois plus tard, provoquant les évènements que l’on sait) et l’on comprend alors mieux pourquoi un titre en particulier va créer la polémique. L’album est originellement intitulé Cop Killer, et ses textes politico-sociaux très engagés, se montrent particulièrement virulents envers les exactions policières, dénoncent le racisme, évoquent la drogue,... Le titre éponyme (Cop Killer) est rapidement montré du doigt par l’ensemble des services de police du pays, et jusqu’au président Bush, réclamant son interdiction. Warner Bros est menacé de boycott par ses clients, de faillite par ses actionnaires, et ses dirigeants de mort par des fanatiques, mais la firme défend tout de même le disque, évoquant le fameux premier amendement américain protégeant la liberté d'expression.
Finalement, c’est Ice-T lui-même qui, considérant que la polémique éclipsait le propos principal, à savoir la musique, décide de retirer l’album des ventes. Rebaptisé simplement Body Count, la pochette est modifiée et le titre éponyme Cop Killer est remplacé par Freedom of Speech, basée sur le riff de Foxy Lady de Jimy Hendrix et sur lequel Jello Biafra, leader du groupe punk Dead Kennedy, dénonce la censure dont a été victime le groupe (malgré tout Cop Killer est toujours jouée ne live…)

Bref ! Tout ça afin d'essayer de rendre le mieux possible l’ambiance sulfureuse entourant la sortie du disque ! Car d’ambiance il est beaucoup question ici. En effet, musicalement, aussi étonnant que cela puisse paraître, il n’y a pas de rap sur cet album. Bien sûr le chant de Ice-T est empreint de phrasé Hip-Hop, comment pourrait-il en être autrement ? Mais le chanteur… chante… ou hurle parfois… mais il ne rappe pas. On est ici bien plus proche de l’univers Hardcore exploré par Suicidal Tendencies ou Biohazard que de la fusion rap-metal de Rage Against The Machine. Du rap ne reste que l’ambiance de gangster. Violente et poisseuse.

Si Ice-T est incontestablement la star du groupe, il n’en reste pas moins que Body Count possède deux têtes pensantes et le guitariste Ernie C cosigne la totalité des titres avec le chanteur (à l’exception de l’instrumental C Note et de la ballade The Winner Loses). En soi, aucun élément de la musique de Body Count n’est révolutionnaire, mais l’ensemble transpire tellement de colère, d’engagement, de tripes, que le tout fonctionne. Ernie C assène des riffs rapides, secs et thrashisants (plus proche du thrash façon d’Anthrax que Slayer) et fait montre d’un réel talent de composition, ne se limitant pas à accompagner le chant grave d’Ice-T, pourtant largement mis en avant par la production.
L’œuvre est assez homogène et propose des titres plutôt simples et percutants, très accrocheurs, parfois surprenants, Cop Killer est un morceau énorme, Body Count Anthem est un hymne (ben oui…). Quelques soli égrenés de-ci de-là agrémentent efficacement les compositions (on retiendra en particuliers ceux de Voodoo ou de There Goes The Neightborhood) et le tout est entrecoupé de spoken words visant à appuyer le discours (où l’on apprend notamment l’origine du nom Body Count).

Disque culte pour groupe culte, impossible d’aborder cet album de façon objective, même s’il faut admettre que ça n’a pas vieilli de la meilleure des manières, la production n’aidant certainement pas. Il devient probablement indispensable de se replacer à l’époque pour comprendre la claque que c’était. Peut-être même faut-il l’avoir vécue… Alors forcement, la note est subjective à mort, mais j’assume…


9 Commentaires

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PhuckingPhiphi - 06 Juillet 2015: Carrément : j'ai vu Bodycount au festival Heavy Montreal l'année dernière et j'avais moyen accroché, mais après la fessée du Hellfest, c'est un groupe que je prends désormais beaucoup plus au sérieux !
MCGRE - 22 Septembre 2018:

Born Dead et super aussi , moi j'ai accroché direct à l'époque et je me suis même battu avec des hardos de mon bahut car il se fouttais de ma gueulle ( putain en plus il était baléze le con ) bref Body Count assure , les deux derniers albums sont aussi très réussi

Born Dead , tin nin nin nin nin,Born Dead tin nin nin nin nin ah ah j'adore.

PhuckingPhiphi - 22 Septembre 2018:

Tout à fait : depuis mon commentaire de 2015, je me suis avalé "Born Dead" et le petit dernier à ce jour, "Bloodlust", qui m'a mis une sacrée baffe encore une fois. Putain, la reprise de "Reign in Blood"… Ouch ! :)

Sinon, j'ai "Manslaughter" en stock, mais à l'heure qu'il est, il patiente encore dans mon interminable étagère de CD en attente d'écoute…

MCGRE - 24 Septembre 2018:

Ben Manslaughter est térrible aussi hé hé , quand tu l'aura mis dans ta platine , dis se que tu en pense .

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