Blue Murder

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17/20
Nom du groupe Blue Murder
Nom de l'album Blue Murder
Type Album
Date de parution Avril 1989
Enregistré à Little Mountain Studios
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album96

Tracklist

1.
 Re-Issue in by Universal Music Group
 
2.
 Re-Issue in by Rock Candy
 
3.
 Riot
 06:22
4.
 Sex Child
 05:58
5.
 Valley of the Kings
 07:52
6.
 Jelly Roll
 04:43
7.
 Blue Murder
 04:55
8.
 Out of Love
 06:45
9.
 Billy
 04:11
10.
 Ptolemy
 06:30
11.
 Black-Hearted Woman
 04:48

Durée totale : 52:04


Chronique @ frozenheart

11 Septembre 2016

Le chef-d'œuvre d'un artiste sous-estimé...

En 2016, qui se souvient encore du guitariste compositeur John Sykes, plus connu sous le pseudo Blue Murder? Plus grand monde, mis à part les aficionados purs et durs de Hard Rock à là Thin Lizzy, Whitesnake, Deep Purple et des groupes issus de la NWOBHM des années 80, Tygers Of Pan Tang en tête !

Nous sommes en 1981, John Sykes quitte le groupe NWOBHM Tygers Of Pan Tang. Cette même année et par l'intermédiaire du producteur Chris Tsangarides, Sykes rencontre Phil Lynott qui l'invite à participer à son single "Please Don't Leave Me". S'ensuivra une collaboration et l'intégration de Sykes au sein de Thin Lizzy, puis l'enregistrement et la sortie en 1983 d'un nouvel album plus frondeur et Heavy, au nom évocateur de Thunder & Lighning.
Aussitôt suivi d'une tournée mémorable, cette même année montrera un Phil Lynott, lessivé et usé par les excès. Il décidera de mettre un terme au groupe avec un dernier album live intitulé Live Life.

John Syke, dégagé de toutes obligations envers Lynott, se fera aussitôt remarquer par David Coverdale, le leader du groupe Whitesnake, qui lui proposera le poste de deuxième guitariste laissé vacant par le démissionnaire Micky Moody. Par ailleurs, le blond guitariste enregistrera avec Whitesnake la version américaine de l'album Slide It In (1984).
Cette collaboration avec Coverdale continuera jusqu'en 1987 et juste après l'enregistrement de l'éponyme multi-platine (appelé aussi 1987 par les fans du groupe). C'est d'ailleurs sur ce même album que Sykes montrera ses talents de songwriter et sera en partie à l'origine du succès de ce chef-d'œuvre de Hard Rock à l'américaine en cosignant la plupart des titres (tubes) de l'opus. Sykes quitte Whitesnake et décide alors de former son propre groupe Blue Murder.

Pour mener à bien son projet, l'artiste s'entourera d'une section rythmique du tonnerre. À commencer par le batteur Cozy Powell, (Rainbow, MSG, Whitesnake) et le talentueux Tony Franklin (ex-The Firm, Jimmy Page) à la Basse Fretless et aux claviers, puis Ray Gillen (Phenomena, Black Sabbath) au chant.
Malheureusement, Gillen et Powell quitteront rapidement le navire. Powell sera aussitôt remplacé par le tentaculaire batteur et leader du groupe King Kobra, Carmine Appice, connu pour avoir joué avec la crème des groupes et artistes de l'époque tels que : Rod Stewart, Cactus, Vanilla Fudge, Ted Nugent, The Firm, etc... Sykes s'occupera finalement du chant sur la totalité des 9 pistes de l'opus.

La production sera dotée d'un son puissant et très carré pour l'époque (mais qui 27 ans plus tard a pas mal vieilli). Ainsi, pour ce premier album, Sykes fera appel au producteur à la notoriété montante Bob Rock! Il sera, à l'époque, à l'origine du son et du succès de l'album Dr Feelgood de Mötley Crüe, paru quelques mois auparavant, mais aussi du légendaire multi-platine "Black Album" de Metallica.

C'est donc en avril 1989 que le premier album éponyme de Blue Murder voit le jour. Nous retrouvons donc un John Syke en pleine évolution artistique assurant aussi bien toutes les guitares que le chant.

Cependant, ne voyez pas cet opus comme la copie conforme du légendaire et culte 1987 de Whitesnake, mais plutôt comme son penchant Heavy. En effet, celui-ci s'avérera plus percutant et puissant que l'éponyme du serpent blanc, John Sykes étant libre de ses faits et gestes. Il s'en donnera à cœur joie en nous décochant des riffs Heavy et des solos de guitare incendiaires teintés de blues. D'autre part, nous retrouverons des références Big Rock à l'américaine, mais aussi bluesy, voire quelques notes folk, empruntées à Led Zeppelin, sur la fausse ballade "Jelly Roll".

À peine avons nous débuté notre écoute avec la piste "Riot", un mid tempo aux lignes de chant mélodieux, accompagnées de guitares meurtrières, que nous nous retrouvons conquis et sûr de détenir un grand album. En effet, la suite n'est que tubes efficaces, entraînants et exécutés de main de maître par de grands professionnels de la musique Rock, Hard Rock et Heavy. À commencer par les pièces maîtresses que sont le très sensuel "Sex Child" et son refrain entêtant qui ne vous quitte plus, le magnifique et long "Valley of the Kings", avec ses belles guitares gorgées de feeling soutenues par le chant mélodieux de Sykes, ou bien "Ptolemy" et ses sonorités orientales qui nous renvoient au Kashmir de Led Zeppelin. Ou alors, les entraînants et groovy "Billy" et "Blue Murder" où le batteur Carmine Appice, tel un métronome, nous donne un aperçu de son énorme talent. Tout comme son compère et bassiste Tony Franklin d'ailleurs, qui nous décochera des lignes de basse Fretless vrombissantes de haute volée.

Bien entendu, Sykes et sa bande nous gratifierons d'une longue et langoureuse ballade "Out of Love" nous rappelant, à bien des égards, le tube "Is This Love " de l'album éponyme de Whitesnake. L'album se terminera sur un titre très inspiré et plutôt rapide, "Black Hearted Woman", avec son irrésistible refrain, ses guitares rugissantes et son solo incendiaire, signé Sykes.

La suite ne sera pas aussi glorieuse : le groupe sortira quatre ans plus tard, en 1993, un second album, "Nothin' But Trouble", aux compositions certes intéressantes et de haut niveau, mais trop tard, car, en 1993 le genre Hard Rock n'est plus dans les bonnes grâces des Radios US, qui se sont tournées du côté de la scène de Seattle et de ses groupes Grunge, d'ailleurs en partie responsables du déclin des groupes et artistes Hard US et du Heavy Metal en général!

Blue Murder : Une oeuvre incontournable de Hard Rock américain, aux guitares puissantes et Heavy et menée de main de maître par un musicien et compositeur hors pair.


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samolice - 23 Septembre 2016: Sur YT on peut entendre une version d'un titre avec Gillen. Et franchement, c'est pas mal du tout.
frozenheart - 23 Septembre 2016: Effectivement, c'est vraiment pas mal!
Merci pour l'info.:-)
RockJensen - 29 Septembre 2016: Premier passage, il ne m'avait pas marqué plus que ça, mais après plusieurs écoutes, je lui trouve de belles qualités comme son ambiance singulière, certaines rythmiques et riffs excellent.
Sans oublier un groove et une maitrise instrumentale frappante. Au final, je l'apprécie de plus en plus ce disque. Le chanteur fait le taf honorablement, sa voix reste assez classique mais colle bien à l'ensemble tout de même.
Du coup, je m'écouterais le second opus.
ELECTRICMAN - 31 Octobre 2019:

comme SAMOLICE, je trouve que tous les titres sont trop longs, me lassant au final. Nous sommes loin de l'efficacité du compact "cold sweat" de lizzy. Il y a certains musicos qui ont besoin d'être un peu bridés pour donner le meilleur d'eux-même (John chez Lizzy et Whitesnake, Vinnie Vincent chez Kiss, Zakk chez Ozzy).

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Commentaire @ shiriu

23 Novembre 2008

Puissant car Heavy, très inspiré de par ses compos, à la limite du power metal parfois, des mélodies belles et un chanteur au top. Du Heavy teinté 80's vraiment terrible et ô combien inspiré ! Seule la production (bonne à l'époque) a peut être mal vieilli... ça reste un must. Si comme certains vous n'aimez pas la meilleure période du metal (les 80's et 90's), passez votre chemin et retournez écouter du néo ! note: 18/20 en ce qui me concerne car ce disque dégage une telle ambiance...

3 Commentaires

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samolice - 27 Juillet 2013: J'ai adoré ce disque à sa sortie et avec les années, je trouve qu'il vieillit moyennement.
Reste quand même de belles parties de guitare.
David_Bordg - 16 Juin 2015: un must et remasterise aujourd hui.
RockJensen - 30 Septembre 2016: En général les remasters étouffent et gâchent souvent la clarté d'écoute ou n'apportent en majorité qu'une hausse sonore, cependant et en ce qui concerne ce disque, Rock Candy a fait du très bon boulot sur l'édition 2013. L'album gagne en dynamique et donne un peu plus de punch sans que cela dénature l'ensemble.
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