Bludgeon

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17/20
Nom du groupe Bunkur
Nom de l'album Bludgeon
Type Album
Date de parution 2004
Style MusicalDoom Sludge
Membres possèdant cet album8

Tracklist

1. Bludgeon

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Bunkur


Chronique @ Svartolycka

04 Juin 2005
Bunkur. Sous ce nom se cache l’un des groupe de doom des plus terminal qui n’ait jamais été fait en ce moment. Disque d’un titre, "Bludgeon" est un très long morceau de 65 minutes qui donnera aux néophytes des maux de têtes aigus tant la charge d’insalubrité est onéreuse sur la totalité de cet objet, quand aux autres, ils seront aux anges.

Tout commence par presque une minute de silence en guise d’ouverture où un son diffus prend de plus en plus de place et de force. Une atmosphère froide et apathique, à la lisière du fantasme auditif, s’interpose avant que n’entre en scène une batterie maladive plaçant ça et là des accents fantomatiques de rythme que porte une voix hurlée (très orientée black) dans le malaise. Profondément rongé par la névrose et la dépression putride, Bunkur tisse ici-même une toile malsaine qui emprisonne, enserre l’auditeur pour mieux l’entraîner dans un monde de souffrances et de tortures.

L’écoute de ce disque n’est pas dés plus aisée, il faut se forcer à rentrer "complètement" dans l’univers acariâtre que prodigue cet album. Et même si dans les environs de la moitié du titre un passage plus "construit" se fait ressentir (quasi sludge), la structure globale de cet album lorgne plus vers une sorte d’abstraction perfide et nuisible.
Obscur, malsain voici des termes qui reviendront souvent lors du passage en platine de ce disque souillé. Aidé par une armature aussi compacte que translucide (on ne sait jamais à quoi s’attendre), Bunkur ne lâche jamais prise par ses guitares au son craspec (s’approchant par instants du drone) et ses claviers discrets et retenus, survolant la surface avec indifférence.
Statique, "Bludgeon" est construit sous forme d’échos malsains lancés qui ne se terminent pas totalement même si le disque est achevé (le final est à ce titre terrifiant). Une répercussion maladive, tout simplement atroce (mais là en même temps, je ne vous apprends rien) se consumant dans de fausses pointes de d’intensité montant et redescendant aussitôt.

Difficile de donner un avis sur un disque pareil, aussi chargé en soubresauts nauséabonds. Certains y verront un disque ultime sur le doom comme d’autres n’y verront qu’un titre long et ennuyeux, mais c’est, avant tout, un album habité qui ne fait aucune concession quand à son médium. À chacun sa vision...

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Chronique @ BipolarDisorder

06 Janvier 2007
Je n'ai pas grand chose à ajouter à cette excellente chronique. "Bludgeon" est une perle de noirceur et de douleur froide, que je rapprocherais volontiers des premiers Abruptum. Avis donc aux fans de It et Evil (s'il en existe encore), cet album est pour vous.

Avis aussi aux amateurs de Funeral Doom à la "Shape Of Despair", passez tout de suite votre chemin. Ici, ni voix féminine, ni jolis claviers, ni même une quelconque construction musicale. Il faut attendre pour cela la deuxième demi-heure. La batterie et la guitare sont d'une lenteur et d'une langueur étouffante, le "chant" n'est qu'une longue écorchure. Si la première partie est moins construite, plus chaotique, la deuxième est relativement sludge, dans l'esprit d'"Abandon" ou de "Grief", en un tout petit peu plus malsain, en plus lent, et en moins... sludge. Enfin, quoi qu'il en soit, ça ne reste pas construit très longtemps et quand à la mélodie, il n'y en a aucune...

Au final, l'ensemble est très hypnotique, et j'avoue que la première écoute est ardue, la deuxième écoute aussi, et que je ne comprends pas pourquoi on peut aimer ce "Bludgeon". Mais je l'aime, comme j'aime les expériences musicales extrêmes en général. Et j'aime tout ce qui exprime la douleur, la vraie douleur, pas l'exercice de style, comme c'est trop souvent le cas dans le funeral doom de ces dernieres années. Enfin, cet avis n'engage que moi.

Tout sent la douleur et la mort, et moins la dépression que l'auto-mutilation. C'est macabre, c'est une lente agonie. Une véritable ambiance de salle de torture s'en dégage (résonnance - c'est le cas de le dire - une nouvelle fois avec "Advoco" ou "In umbra malitiae ambulabo" d'Abruptum). Bon, c'est sûr que ce genre de référence ne fait de la pub à Bunkur, mais ça m'a sauté aux oreilles.

Un album à écouter seul, dans le noir, par une froide et pluvieuse journée de janvier, et au casque, bien entendu. Si vous survivez à ça, vous survivrez à tout. C'est un bon test de résistance et d'endurance psychique...

Je propose donc, en plus d'un 17/20 pour ces 65 minutes de planante, l'appelation d'un nouveau genre : "Torture Doom", ou "Painful Doom". Je ne sais pas ce que vous en pensez mais ça collerait assez bien...

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