Dix ans que le quintet roule sa bosse, mais il semblerait qu'il n'ait pas énormément fait parler de lui. On a juste un petit EP dans la période 2007-2015 alors que le groupe s'appelait encore
Dark Pariah, puis le nouvel album "
Bloodstained Rebellion" cette année après la remise à plat en 2015. Entre temps, on imagine quelques concerts, des tremplins, et c'est tout.
Pas même une signature chez un label c'est dire.
Bon du coup, qui sont Wrath Of
Belial? Une bande de Danois officiant dans le death/thrash mélodique. Ce serait un euphémisme de dire que les Nordiques aiment beaucoup ce style de metal. Ils l'adorent, ils le vénèrent même. A un tel point que la scène en devient complètement saturée. Le quintet de Wrath Of
Belial ne se focalise pas sur un style en particulier. Il est vrai que beaucoup repompe sans vergogne le style suédois mais ici on découvre un groupe touche à tout, piochant des idées ici et là, ce qui n'est pas forcément plus mal.
Dès le début avec "
Traitors", Wrath Of
Belial nous propose sa face mélodique et rentre dedans typiquement mélo death. Une introduction furieuse et blastée rappelant les premiers Black Dahlia Murder, un chanteur alternant growls et screams (pas très aigus, plutôt milieu de gamme), et une paire de guitaristes qui fait particulièrement bien le job avec son tranchant et ses mélodies à la
Soilwork sur les refrains.
Ca démarre très bien mais ça ralentit très vite avec l'arrivée de la deuxième piste, entrée molle du genou malgré une suite un peu plus active, refrains gentillets et pas assez accrocheurs malgré l'envie de nous pondre une mélodie sympathique. Le soufflet sera vite retombé et ça nous refroidit dans notre lancée. Heureusement qu'on reprend les hostilités avec "
Aftermath of a
Tyrant" qui là n'y va pas de main morte avec ses riffs sauvages et sa mélodie vicieuse. Les titres qui suivent mettent plus l'accent sur les screams (qui parfois ressemblent plus à des cris black) et sur un groove impeccable qui nous rappellerait presque
Hatesphere.
Même si Wrath Of
Belial bouffe à tous les râteliers et tente de faire aussi bien que ses confrères, il a du mal à tenir sur la longueur, la faute à un manque de variété et de surprises. Passée la moitié de l'album, on ne découvre plus rien d'intéressant. Les riffs et les mélodies peinent à se renouveler. Pourtant "
Next Chapter of Enslavement" agit comme une bonne conclusion avec son intro dark et sa bonne progression mais on ne retrouve pas le même niveau que sur le début de l'opus. En fait, ce sont des titres comme "
Traitors", "
Aftermath of a
Tyrant" ou "
Reborn Through Your Demise" qui donnent une bonne idée de ce que vaut le groupe. Le reste n'est pas mauvais, loin de là, mais ne possède pas la même force de frappe ni la même accroche mélodique.
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