Blasphemous Rhapsody

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13/20
Nom du groupe Miles To Perdition
Nom de l'album Blasphemous Rhapsody
Type Album
Date de parution 27 Mai 2014
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1. Si Vis Pacem Para Bellum 01:51
2. Pray to Destroy 03:47
3. In Defiance of Defeat 05:39
4. Ally and Eradicate 04:00
5. Slave Nation 03:48
6. Karmasutra 04:45
7. Us, Pathetic, Unwilling 03:41
8. Blasphemous Rhapsody 04:07
9. Circles 04:52
Total playing time 36:30

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Miles To Perdition


Chronique @ Insmomnium

24 Août 2014

Efficace, mais trop répétitif .

Une petite présentation s’impose pour ce nouveau groupe qu’est Miles to Perdition. Évoluant dans le Death Mélodique depuis 2007, Miles to Perdition sort son premier EP, Vengeance (fort de 7 chansons) en 2010 et son premier album Blasphemous Rhapsody, en 2014. Autant dire qu’après 4 ans d’attente, on s’attend à une production de qualité et bien travaillée.

En 4 ans, Miles to Perdition n’a pas changé, avec toujours cette fascination pour le feu omniprésent sur le visuel de Vengeance et de Blasphemous Rhapsody. Les deux artwork sont pourtant complètements différents: le premier montrait une ville en flamme dans une atmosphère étouffante de fumée et dans un rouge-orangé prédominant, tandis que le second est plus travaillé graphiquement et montre la destruction d’une église par les flammes et par le burin tenu par un moine. Et le Christ lui-même est laissé à l’abandon à l’extérieur de la Sainte Maison, où son cadavre pourrit sous les yeux d’une myriade de corbeaux. Cet opus se veut donc beaucoup plus violent que son prédécesseur.

L’intro de l’album confirme nos espérances, avec un piano créant une atmosphère angoissante et des chœurs rappelant une messe. Un orgue fait ensuite son apparition. Le début de cette intro pourrait donc figurer dans quelque films d’horreur où le héros a dans son champ de vision une église et doit s’en approcher. Cette ambiance est détruite brutalement par l’arrivée des guitares et de la batterie. L’intro angoissante vire au chaos, et ce qui reste de la pauvre église est détruit...

Vient maintenant Pray to Destroy, où nos moines destructeurs entament un riff rapide et puissant. La voix de Ken s’ajoute, d’abord grave et gutturale à la Joe Duplantier de Gojira, puis monte dans les aigus à la Maurizio Iacono (Kataklysm, ex-Ex Deo). Mais malgré ces ressemblances avec d’autres groupes, Miles to Perdition a réussi à se dégager de ses modèles dont les références étaient beaucoup trop présentes dans Vengeance (notamment Children of Bodom). Le refrain hurlé apparaît comme une sorte de prière, d'ordre ou d'appel. Nos compères rassemblent leurs fidèles pour tout détruire, et nous les suivons bien sur...

Les premières notes d’In Defiance of Defeat nous rappellent encore une fois un peu Gojira tant par le chant que par la prédominance de la batterie (que l’on retrouve dans Ally and Eradicate). De nouveau, Ken alterne entre ses multiples voix nous montrant toute la violence dont il est capable. La batterie se fait plus lente, gagnant parfois en vitesse (comme dans Karmasutra) et les guitares restent toujours claires et audibles avec des solos de toute beauté et des riffs violents et puissants. Malheureusement, le schéma devient assez vite répétitif, sans réel changement ou surprise. Peut-être qu’un interlude aurait été le bienvenu ?

Ainsi, lorsque débute Us, Pathetic, Unwilling, c’est-à-dire de la même manière que les autres titres, nous commençons à nous lasser. Quelques notes de piano en début de Blasphemous Rhapsody ne suffisent pas...Le titre, quoique plus accrocheur par de bons changement de rythmes, ne déroge pas à la règle et la lassitude revient sitôt le titre fini. La dernière composition de l’album, Circles, est beaucoup plus intéressante que les autres et les luxembourgeois donnent tout ce qu’ils ont.

Miles to Perdition nous livre donc de bonnes compositions, avec des qualités musicales et vocales certaines. On peut également saluer leur travail au niveau de l’artwork, qui nous donne une bien jolie pochette. Malheureusement, Blasphemous Rhapsody manque de surprise, les titres ne diffèrent pas entre eux et nous lassent assez vite. La durée relativement courte de l’album (35 minutes) est donc un bon atout pour cet opus, nous évitant ainsi de tomber dans le véritable ennui sans retour. On espère donc par la suite un album moins lisse et répétitif. Miles to Perdition a toutes les qualités requises pour évoluer.

2 Commentaires

1 J'aime

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edenswordrummer - 15 Septembre 2014: Chronique intéressante et instructive. Formation que je ne connais pas, mes connaissances du death mélo étant très limites, mais je sais que dans le genre, il est fréquent de tomber dans une forme de redondance dont seul les plus talentueux peuvent s'extirper. Groupe a suivre ?
Insmomnium - 15 Septembre 2014: Tout d'abord je te remercie d'avoir pris le temps de lire ma chronique !
Pour répondre à ta question, s'ils arrivent à amener un peu plus de diversité dans leur prochain album tout en se créant leur propre "style", je pense en effet qu'il pourrait nous livrer un manifeste d'excellente facture.
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