Le groupe a mis du temps à démarrer, mais maintenant que la machine est en marche on ne l’arrête plus !
Embryonic Cells a attendu 12 années avant de sortir son premier album, et le voici qui remet déjà le couvert, après seulement 1 an ½ d’absence. Il faut croire que la formation a trouvé sa vitesse de croisière et qu’elle décide de battre le fer tant qu’il est chaud, après les chroniques élogieuses de son premier méfait, «
Before the Storm ».
Le premier album, malgré ses défauts, était chargé d’une atmosphère réussie et maîtrisée, c’est donc avec enthousiasme que je me suis replongé dans le black thrash du groupe, heureux que j’étais d’avoir aussi rapidement un nouvel enregistrement entre les mains. Ce premier album m’avait donné l’impression d’une grosse cylindrée faisant chauffer son moteur avant de réellement démarrer, c’est dire si je misais gros sur la musique des troyens… Et après un bon paquet d’écoute, j’ai malheureusement toujours l’impression que
Embryonic Cells évolue sans exploiter au maximum ses capacités.
Les premiers morceaux sont assez classiques, limite poussifs, à mi chemin entre le black mélodique suédois des années 90 et le métal crasseux de
Mayhem. C’est du black thrash sympa, certes, mais où sont donc les mélodies lancinantes et les ambiances pénétrantes de «
Before the Storm » ? Il faut en fait attendre le 5ème titre, "My Cimmeria" (et sa superbe ligne de basse), pour que le groupe reprenne de sa splendeur et nous balance des rythmiques envoûtantes, ce qui confirme que la formation est vraiment plus à l’aise sur les rythmes lents et lancinants. A partir de ce 5ème titre,
Embryonic Cells enquille les bons morceaux et dégage une aura malsaine réellement palpable.
Le groupe ne se vautre pas dans un satanisme de pacotille (ses textes sont inspirés par les écrits de H.P. Lovecraft et R. Howard), ce qui lui permet de fréquents écarts mélodiques, voir aériens, tel le très bel instrumental "The
Torment Of The Last
Lord". Et lorsque l’équilibre entre gros riffs thrash lapidaires, synthé planants et mélodies malsaines est minutieusement dosé, de très bons titres comme "My Cimmeria", "
Black Seas" ou "
Nothing Care" voient le jour. Seulement
Embryonic Cells ne brille que sur une moitié du disque, d’où ma déception, d’autant que le chant est bien meilleur (finie la saturation !) et que la prod est bien plus solide. Même si
Black Seas est loin d’être un ratage, j’attendais clairement plus de ce deuxième album…
Je place encore de grands espoirs en ce groupe, et j’ose espérer qu’avec son troisième disque
Embryonic Cells se propulsera à un niveau supérieur, et qu’il passera ainsi du statut de groupe prometteur à celui de fer de lance de la scène française. A condition peut être de d’avantage peaufiner ses compos et de s’accorder plus de temps entre 2 sorties…
Je ne comprens d'ailleurs pas qu'un groupe comme ça ne soit pas encore signé...
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