Formé en 1995 autour du batteur Georges Torres et du guitariste Rich Nagasawa, encore en poste actuellement,
Dehumanized sort sa demo-tape
Terminal Punishment en 1996, qu’il juxtapose ensuite avec une seconde session d’enregistrement, à l’occasion de son très bon premier album
Prophecies Foretold paru en 1998. Calé entre le deathmetal urbain d’
Internal Bleeding et le brutaldeath de
Suffocation, le gang de Floral Park se taille ainsi une bonne place dans la scène new-yorkaise de l’époque, confirmant son statut d’outsider quatorze années plus tard, lors de son retour chez
Comatose Music pour son second full-lenght, le remarquable
Controlled Elite.
A cette occasion,
Dehumanized cimente son line-up grâce au growler Michael Centrone et au bassiste Anthony Cossu, pour revenir en octobre 2016 avec son troisième album
Beyond the Mind, magistralement illustré par Tony Koehl, et une nouvelle fois capturé par Joe Cincotta, ingénieur du son réputé de la scène brutaldeath new-yorkaise.
Les deathsters ayant apprécié
Controlled Elite ne seront pas déçus, tant le nouvel album du quatuor marche sur les pas de son prédécesseur, une force du riff et une inspiration un cran au-dessus. Difficile de résister en effet à l’équilibre et à l’efficacité de nouveaux morceaux tels que PCCR ou Drawn by
Blood, dosage parfait entre passages fichtrement brutaux et un côté slamdeath, qui apportent une dynamique de tout instant, ainsi qu’un plaisir qui s’accroît irrémédiablement au fil des écoutes. L’immense plage finale Telepathics convaincra enfin les derniers détracteurs, grâce à un riffing mémorable et une balance entre brutalité et ce côté urbain toujours aussi ingénieuse.
Avec une production juste, et une inspiration qui ne saurait être prise en défaut,
Dehumanized signe ainsi un troisième effort remarquable, qui s’inscrit impeccablement dans le style brutaldeath new-yorkais.
Beyond the Mind se hisse à titre personnel dans les premières place des mes albums favoris de ce cru 2016. Le quatuor a su trouver les bons riffs et insuffler une sacrée énergie, s’offrant en plus le luxe d’asseoir son identité et de rendre finalement son dernier jet carrément addictif.
FABIEN.
Grosse tuerie ce disque.
La sortie n'a pas intéressé grand monde sur le forum pourtant...
Autre choses, as-tu jeté une oreille sur le dernier defeated sanity?
Ce troisième album de Dehumanized a pété mon compteur d’écoutes parmi les crus 2016. Il reste mon album favori de l’année dernière. Je ne m’en lasse pas, à l’image du terrible morceau PCCR (un vrai modèle dans le genre), totalement addictif. Quant au Defeated Sanity de 2016, c’est pour ma part un bon disque du quatuor allemand. La première partie brutaldeath, peut-être un peu moins immersive que « Psalms » ou « Passage », et très hermétique, reste d’une qualité dont peu de groupes du style peuvent se targuer. La seconde partie, en hommage direct au techno-death des nineties de Cynic, Death et Atheist, est quant à elle un exercice réussi, le niveau technique et la richesse du groupe ouvrant toutes les frontières. Si, dans la forme, ces deux faces peuvent paraître antagonistes, elles restent dans le fond reliées par le même talent.
Et en réponse très tardive à Black_Doll : Respectivement Dehumanized, Dr Shrinker, Brain Drill et Mortem aux quatre premières places 2016.
FABIEN.
Merci pour tes précisions sur defited, j'irai jeter une oreille, j'étais scotché par le précédent, mais cette histoire de double album m'avait par principe refroidi, j'ai sûrement fait une grosse erreur de jugement.
Pour Dr Schrinker, la voix ne m'attire pas des masses, mais je suis du genre à insister pour ne pas me fier aux premières impressions. j'en dirai plus lors de plusieurs écoutes.
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