Beyond the Gates

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18/20
Nom du groupe Cans
Nom de l'album Beyond the Gates
Type Album
Date de parution 19 Avril 2004
Enregistré à Studio Fredman
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album58

Tracklist

1.
 Fields of Yesterday
 04:45
2.
 Soul Collector
 03:38
3.
 Red Light
 04:35
4.
 Back to Hell
 03:20
5.
 Beyond the Gates
 05:20
6.
 The Key
 04:47
7.
 Garden of Evil
 04:27
8.
 Merciless
 03:17
9.
 Silent Cries
 04:09
10.
 Dreams
 04:16
11.
 Signs
 04:21
12.
 Forever Ends
 04:24

Durée totale : 51:19

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Cans


Chronique @ MetalSonic99

13 Juin 2023

Au delà des portes de la bande à Hector!

Si vous connaissez quelque peu les albums de HammerFall, vous savez d’ores et déjà qu’il s’agit surtout d’un monde fantastique de guerres victorieuses et de fantasmes héroïques, alors qu’avec ce projet solo de Joacim Cans, vous remarquerez quelques différences clés, car ce disque n’évoquera ni victoires, ni guerres, ni chevalerie, malgré le fait qu’il conserve à peu près tous les éléments du groupe qui ont contribué à le faire connaitre.
En effet, sur ce premier méfait, les mélodies de clavier sont obsédantes tout au long de l'album en conservant néanmoins un attrait pour les pistes puissantes, tout en nous laissant nous demander quelle direction il va prendre. Pour faire simple, vous aurez l'impression de faire un voyage maléfique dans un royaume fantastique.

Ainsi, cette première sortie solo de Joacim Cans peut être décrite comme mélodique, progressive et sombre. Il va sans dire que pour les fans habitués au matériel classique de HammerFall, « Beyond the Gates » emprunte des chemins très différents puisque sur cet opus, les riffs rappellent fortement les gammes et les pompes Thrash de la fin des années 80.
Aussi, l'album commence-t-il immédiatement avec plusieurs chansons dures car Joacim voulait clairement se démarquer du matériel pour lequel il est connu ; et force est de constater que cela lui a plutôt réussi.

A l’évidence, bien que cet album fasse partie de ceux ayant eu une majorité de critiques négatives envers les paroles qui, il ne faut pas se le cacher, sont franchement ridicules (A l’instar de "Soul Collector" ou "Garden of Evil" qui sont, de facto, difficiles à prendre au sérieux), il va sans dire que beaucoup de gens seraient dissuadés d'écouter l'album après avoir vu et lu la pochette. Dès lors, bien que les paroles auraient pu être un peu plus mûries, que les riffs auraient certainement eu besoin d'être peaufinés, qu’on y trouve tous les clichés sur la mort, l'enfer, les ténèbres et la lumière qui ont déjà été parcourus par des centaines de groupes, et que la plupart d'entre eux s’en sont moins bien sortis, il faut admettre qu’oser réaliser un album solo de cet acabit lorsque vous êtes le leader d'un groupe de Metal européen classique est une tâche ardue, et Cans devrait être crédité pour son audace puisqu’au moins la passion est là et cela fait toute la différence à l’écoute de ce disque plus que respectable.

Ainsi, le morceau d'ouverture "Fields of Yesterday" contient ce fameux style musical cher à Joacim Cans, à la différence que l’on sent l'atmosphère sombre qu'il veut exprimer, notamment grâce à une guitare robuste attaquant directement l'espace auditif, ce qui est donc différent du côté lumineux de Hammerfall. Dans ce même registre, le titre éponyme est rempli d'un peu plus de morosité, couplé à de nombreux excellents musiciens tels que Gus G (Dream Evil, Firewind), Danny Gill (Speak No Evil) ainsi que certains anciens membres de HammerFall. Dès lors, ne voulant pas que cela soit une copie des templiers suédois, Cans a préféré jouer vite sans toutefois sonner comme du Power Metal.
Confirmant ce constat, "Back to Hell" et "Signs" accélèrent donc la vitesse par endroits, tandis que "Soul Collector" fait monter d'un cran le riff épais et lourd, à contrario de "Red Light" et spécialement "The Key" qui, pour sa part, est une sorte de chanson différente qui rappelle des souvenirs de certaines chansons de Symphony X. Son refrain lui-même est envoûtant alors que le rythme d'accompagnement reste le même pendant la majeure partie de la chanson. Il est clair que cela peut sembler ennuyeux au premier abord car il s’agit là d’une façon différente de construire une chanson, mais fort heureusement, Cans évite ce piège de manière remarquable.

Enfin, les titres finaux sont des Hard Rockers familiers qui n'offrent pas de grandes expériences nouvelles mais qui restent néanmoins accrocheurs, tels que "Dreams", "Merciless" ou encore "Garden of Evil" qui, pour sa part, commence de la même manière que "Wrathchild" du groupe Iron Maiden, avec cependant une légère variation qui a la particularité de se mouvoir dans différents domaines de sorte que le refrain puisse se faufiler de manière inattendue.


En revanche, la seule chanson qui n’a pas vraiment sa place sur cet opus se nomme "Forever Ends"! Ressemblant à une comptine pour enfant et n’étant absolument pas en harmonie avec le thème et le style de l’album, on se demande ce qu’elle fait là ! Bien qu’elle ne soit pas mauvaise en soi, il est vraiment difficile de lui trouver un quelconque attachement, d’autant plus que Cans lui-même ne semble pas croire en ce qu’il raconte tant l’émotion recherchée est absente ! Bref, un titre inutile et à oublier!

Conclusion, « Beyond the Gates » est un bon premier album et un bel effort solo de Joacim Cans ! Il est évident que certains ne l’apprécieront pas véritablement car il est très différent de ce que Cans fait avec HammerFall, mais il convient de préciser que son but est justement de faire en sorte que l’auditeur ne puisse pas le comparer aux disques de nos templiers suédois, mais qu’à contrario, il puisse l'apprécier pour ce qu'il est, à savoir, un album plus que solide.

Définitivement, cet album s'améliore à chaque écoute, et cette particularité est souvent le signe d'un matériel solide, car les chansons assombries et mélodiques vous feront lever le poing en l'air, et les ballades lentes vous calmeront tout au long de ce voyage, voyage qui doit être plutôt vu comme un périple dans un royaume fantastique, à l’inverse des croisades habituelles de la bande à Hector.

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