Fin 2011, le tout nouveau jeune groupe de post hardcore Inertia Pills, sort son premier album
Behind the Skyline. Tout de suite en lançant la première piste, on est scotché sur place et on sent que l'on va passer 40 minutes très agréables. Même si la durée apparente des différents titres pourrait nous refroidir, à l'écoute, les titres s’enchaînent à une vitesse incroyable.
Justement intéressons-nous au contenu, l'album débute donc avec
Atomic Viem Mortel, mortel c'est le mot, une intro un peu musclée qui nous plonge direct dans un autre univers. Avec un bon thème et accompagné d'une bonne basse (comme dans tout l'album),
Will nous livre des cris assez poétiques, puis s’enchaîne une partie instrumentale tout en délicatesse. Cela finit par vous entraîner dans un air planant, mais qui révèle une certaine torture de l'âme (?).
Ensuite s’enchaîne le titre éponyme de l'album, dans un tout autre style que le titre précédent,
Behind the Skyline, alors là, réglez votre caisson de basse à fond, et il n'y a plus qu'a prendre du LSD pour voir des éléphants roses. Ce titre qui est vraiment une réussite nous emmène dans un monde lyrique et nous laisse pensif (excellent choix pour un suicide par exemple). Viennent ensuite les magnifiques Raindrops et Vacuity, alternant passages calmes et plus rapides avec une justesse incroyable de réalisation. Sur chaque piste Inertia Pills arrive a nous emmener dans des mondes totalement différents, qui nous font véritablement voyager.
Enfin la partie finale de cet album (de 6 pistes seulement), deux titres radicalement opposés, mais qui nous montrent les différentes influences du groupe. D'abord The
Hangman in the Mirror, le titre le plus bourrin de l'album, mais toujours ô combien poétique, qui je suis sûr ne laissera pas vos cervicales intactes. Puis vient la piste numéro 6 (déjà, c'est passé vite!), une instrumentale qui est le clou de l'album. Après une longue et très planante intro, les instruments se rajoutent les uns après les autres, puis le rythme s’accélère pour nous livrer un final digne d'un feu d'artifice.
Ainsi pour une première réalisation, Inertia Pills nous livre une petite pépite, qui malgré différentes influences fait montre d'une maîtrise totale avec une basse qui vous reste gravée en tête. Un des mes albums préférés de 2011 (voir le meilleur ?), pour moi un 19/20 amplement mérité, et vivement leur prochain album. J’espère que je vous aurais donnée envie d'écouter cette merveille...
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