Un album riche en couleurs et sensations auditives fortes !
Peu connu en francophonie,
Synapse Defect n’est pourtant pas dépourvu de talent. Proposant un death metal technique mâtiné de grind et de mathcore sulfureux, le groupe floridien avait sorti en 2010 «
Basal Taxon », un album pas mal fou sur plusieurs points, riche en couleurs et sensations auditives fortes, et qui devrait être apprécié par les passionnés de musiques aussi extrêmes que barrées.
Comprenant quatorze titres pour une durée de plus d’une heure (le dernier morceau est une longue plage expérimentale de vingt-six minutes), ce disque intègre des éléments musicaux très hétéroclites, tout en ne dérogeant pas aux styles brutaux et agressifs dans lesquels
Synapse Defect peut s’inscrire. Au menu : gros riffs violents, disparates, convulsifs, parfois groovy ; sweepings, dissonances et harmoniques assez dingues ; blast-beats à deux cents à l’heure ; large éventail de techniques de chant ; etc. Un chant qui dégueule aussi bien du growl bien ample que du guttural caverneux, venant du fond des tripes, que du scream hardcore ou du hurlement nasillard proche de la rupture de cordes vocales.
Si la prod souffre cependant d’un léger manque de puissance, elle est néanmoins de bonne qualité et met bien en valeur les compos du groupe, des compos qui claquent sévère, j’insiste ! Quand on écoute ce skeud à fond les ballons, certains passages donnant envie de tout péter peuvent faire penser à
Cephalic Carnage, à
Psyopus ou encore à Dillinger
Escape Plan. Et ce, même si
Synapse Defect a son style plus que singulier et archi-nerveux.
«
Basal Taxon » est donc en résumé un album qui arrache sec et qui se clôt sur une longue piste expérimentale, trippante de par ses côtés feutré et relativement glauque. Un disque idéal pour se mettre en forme chaque matin, avant d’aller trimer huit heures avec des collègues aussi cons que le patron, à défaut de pouvoir leur casser les [censuré]. On attend vivement la suite !
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