Barbed Wire Metal

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17/20
Nom du groupe Elm Street
Nom de l'album Barbed Wire Metal
Type Album
Date de parution 08 Avril 2011
Enregistré à Salt Studios
Style MusicalHeavy Thrash
Membres possèdant cet album33

Tracklist

1.
 Barbed Wire Metal
 03:45
2.
 The Devil's Servants
 04:00
3.
 Elm St's Children
 05:41
4.
 Heavy Metal Power
 05:43
5.
 King of Kings
 04:50
6.
 Leatherface
 05:06
7.
 Merciless Soldier
 03:55
8.
 Metal Is the Way
 06:15

Durée totale : 39:15

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Elm Street


Chronique @ AlonewithL

10 Fevrier 2012

Un furieux bolide qui vous passera dessus

Le nom d’« Elm Street » ne doit pas laisser indifférent. En effet, on y voit là une référence directe au film d’horreur de 1984 « A Nightmare on Elm Street » (en français « Les griffes de la nuit »). Pourtant, il n’est pas franchement question d’horreur avec ce premier disque de la part d’une jeune formation, en provenance de la lointaine Australie. « Elm Street », formée en 2003 et aujourd’hui implanté à Melbourne, se revendique avant tout comme étant un groupe de heavy metal. Même si cependant le style de ce groupe n’est pas dénué de personnalité. Ne vous méprenez donc pas de la cover signée Ed Repka sur ce volume, ceci n’est pas du thrash metal. Ce combo qui a pas mal tourné avec des bêtes de son pays comme « Vanishing Point » ou « Electric Mary » chercherait incidemment à nous tromper. Une chose est sûre, ce « Barbed Wire Metal » a une sacrée pêche, un furieux bolide qui vous passera dessus si jamais vous le rencontrez en chemin.

Ce n’est rien de le dire, car dès mise en boîte nos quatre compères seront là pour vous secouer et vous bottez l’arrière train. Nous serons donc confrontés à un titre puissant et sur-vitaminé avec le titre éponyme « Barbed Wire Metal ». Riffing mitraillé, atteignant même l’hystérie aussitôt après le milieu de piste, et claquements soutenus de batterie. C’est un étalage de force, si on compte également le chant viril de Ben Batres. Une force tranquille, mais pas moins brutale, à en juger sa prestation sur le génial « The Devil’s Servants ». Le morceau mêle diverses influences: On retrouverait ainsi des influences hard rock US moderne à travers ses sympathiques chœurs, mais également du power metal sur ses soli. Le titre est proprement remarquable, rapide, diablement efficace, ne faisant pas trop dans la luxure ni dans la débauche. Même chose pour « Leatherface », dans le pur style heavy metal cette fois, un titre dangereux et carburant plein jus. On se situe encore dans l’agressivité. Mais la violence et la tension perceptibles ne sont nullement affectées par la souplesse des guitares.

Le true heavy metal est à l’honneur et se voit immortalisé avec « Metal Is the Way ». Il faut bien dire que ce genre de nom n’a rien d’original. On vouerait pleinement et sans discontinuer son admiration au metal, comme le fait d’ailleurs assez abusivement « Manowar ». Sans surprise et comme le laissait présager le titre, les paroles ne se montrent nullement inventives, il faudra par contre retenir la musique. Du bon heavy metal, un moteur bien huilé, marquant quelques temps d’arrêts par des passages acoustiques. La seconde partie de piste s’illustre plus prolifique, dynamisée par la batterie de Tomislav Perkovic , alors que les guitares prennent cette fois de la distance. Parmi ces titres faisant l’apologie du heavy metal, on aurait pu placer dans le même compartiment « Heavy Metal Power », sauf que celui-ci serait plus à rapprocher dans sa formule à l’excellent « The Devil’s Servants ». Rythmé, rapide et animé. Nouant lui aussi des relations avec le power metal. Encore un morceau où on prend un indéniable plaisir, le tout offert avec un refrain simple mais captivant.

« Elm Street » pourra toujours vénérer le heavy metal et lui entonner des louanges, cependant il serait impropre de lui apposer une étiquette de true heavy metal. Comme cela avait été précédemment mentionné, la formation australienne cherche à s’établir une propre marque de fabrique. Cette volonté irait à mêler les influences NWOBHM et thrash metal sur « Merciless Soldier ». Le chant y figure plus véhément. Ce qui n’est pas le cas des guitares, qui se contenteront de suivre avec une certaine mélodicité, sans réelle volonté de révolte, alors qu’il y avait franchement moyen. On avait des australiens forts en jambes, ne faisant pas dans la finesse. Il s’avère que sur certains titres ils mettront de côté leur rage pour des compositions plus gentilles. D’ailleurs, les prémices de « King of Kings » auraient pu nous faire croire que nous avions affaire à une ballade. En fait, on se rendra vite compte qu’il s’agit d’un titre tout ce qu’il y a de plus authentique. Son style contraste avec la plupart des titres de l’œuvre. « Elm Street » a fait le choix de la légèreté du heavy rock, avec une bonne dose mélodique, qui n’est pas déplaisante du tout. Un style autant pratiqué sur « Elm St’s Children ». Étonnant de se rendre compte à quel point on pourrait confondre le chant de Ben Batres à celui de Lordi, jusqu’aux intonations de voix. « Elm St’s Children » aura beau se montrer plein de complaisance, il serait trop mou, longuet et répétitif, en comparaison des deux titres qui le précédent.

À écouter ce « Barbed Wire Metal », l’Australie compte de nouvelles et intéressantes écuries en heavy metal. Ce pays a le chic pour nous sortir des groupes costauds et particulièrement originaux. « Elm Street » n’en est peut-être qu’à son tout premier album alors qu’il tourne depuis plus de 7 ans sur le petit continent austral, il est parvenu à élaborer et interpréter des morceaux quasi-parfaits, au milieu d’autres juste un peu moins alléchants. L’opus est autant à conseiller aux amateurs de hard rock burné qu’aux frétillants de heavy revival. Malgré tout cela, on parvient à ressentir qu’ils n’ont pas encore atteint les limites de leurs possibilités. Il y aurait une marge qui laisserait présager le meilleur pour l’avenir.

15/20

10 Commentaires

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MCGRE - 10 Fevrier 2012: Putain la vache qu'elle patate ce truc non dé diou ça défouraille c'est même limite speed thrash le titre Barbed wire Metal et une pure tuerie il me le faut .Bref en tout cas encore une bonne chro Mr Alone bravo ça donne vraiment envie hé hé .
wildflower - 10 Fevrier 2012: Ha oui solide, carré, efficace ça c'est bon !
Hellsheimer - 11 Fevrier 2012: Bon encore un truc qu'il va falloir que je réécoute, il ne m'avait pas laissé un souvenir exceptionnel.
Bolverkrheathenlord - 11 Fevrier 2012: Putain con il me faut ce disque. A réserver au plus vite chez mon disquaire.
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