Apparus au début de la décennie, sur les cendres d'un certain
Forgery, les Australiens de
Hellbringer sortent en cet été 2016 leur troisième livraison, le bien nommé
Awakened from the Abyss sur High Roller Records, label spécialisé en metal extrême de tradition. Composé des deux frères Bennett (Luke à la basse et aux vocaux, tiens donc, et Josh à la batterie) et de James Lewis à la guitare, le groupe propose un visuel présentant des démons armés de lances dépeçant de pauvres cadavres dans les flammes de l'enfer. Un indice ?
Gagné ! Dès les premières secondes, et l'introduction de "
Fall Of The
Cross" deux mots vont obligatoirement sortir de la bouche du thrasher averti :
Hell Awaits. Difficile en effet de ne pas fortement penser au second album des Californiens tant le mimétisme entre cet album de
Hellbringer et le
Slayer de 1985 est ici présent. Un parti pris indéniable qui va jusqu'au nombre de titres identique, aux premières secondes d'introduction donc, à certains riffs, comme aux vocaux déclamés de Luke Bennett flagrants de similarité pendant certains couplets. La production maison est parfaite pour le style, mettant en valeur juste ce qu'il faut de réverb' et équilibrant les instruments dans un esprit brut impeccable, assez proche du rendu du second
Slayer, ou de leur fabuleux E.P. Haunting The
Chapel.
Une fois ceci établi, et donc accepté par l'acquéreur du disque en connaissance de cause (à la manière d'un
Gruesome pour
Death), la qualité des compositions ne souffre d'aucun défaut avéré. Les roulements de toms sont légion, les larsens sont bien présents et les rythmiques claquent avec dextérité, en faisant la part belle à des breaks et des morceaux plus qu'efficaces. Prenons "Coven
Of Darkness", sans doute le plus proche d'un titre de
Slayer - "
At Dawn They Sleep" en l’occurrence - qu'il est impossible de ne pas penser à un hommage. On trouvera donc pèle-mêle du sang de
Slayer dans chaque titre de cet album de
Hellbringer (même le cri sur "
Realm Of
The Heretic" fait penser au jeune Araya). Inutile ici de citer tous les morceaux, tant chacun pourra s'amuser à retrouver son "petit
Slayer illustré", en appréciant la fougue de ce jeune trio au gré des plans et boucles de l'album, tous franchement réussis (faut dire qu'avec un modèle pareil difficile de se tromper).
Comme
Slayer ne propose plus ce style depuis la décennie bénie des 80's, et que la qualité est vraiment là, il serait dommage de se priver d'un album aussi percutant. Le dilemme qui se posera, au même titre que pour un album de
Gruesome, est de faire abstraction ou non de l'ombre de son inspirateur principal. Dans ce cas,
Hellbringer ne pourra que ravir le fan des trois premiers
Slayer et sera à coup sûr une belle tranche de retour dans le passé pour le fan. Dans le cas contraire
Hellbringer pourra attendre longtemps le succès et sera connoté à jamais "tribute-band" dans les cryptes de l'éternité. L'évaluation de chacun dépendra donc fortement de la réponse à cette question. En 32 minutes et 51 secondes,
Hellbringer, lui, ne s'en pose pas et tant mieux.
Egalement conquis par cet album qui fait une bonne suite à Hell Awaits/Haunting the Chapel... c'est bien sur moins evil mais franchement très convaincant et la prod est étonnement proche de celle de Hell Awaits, bref on se laisse prendre...
Merci pour la chro Jérôme.
tout d'abord merci au chroniqueur d avoir permis 1 aussi bonne decouverrte.
il est clair que ce groupe a démontré que l'on peut sonné comme slayer sans pour autant en etre 1 pale copie. ... l'esprit des annees 80 est tjrs present.
cet album tourne toujours sur ma platine....
a classer avec gruesome.
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