At the Edge of Damnation

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16/20
Nom du groupe Deathwish (UK)
Nom de l'album At the Edge of Damnation
Type Album
Date de parution Mai 1987
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album36

Tracklist

1.
 In the Name of God
 04:08
2.
 Demonic Attack
 03:45
3.
 At the Edge of Damnation
 04:31
4.
 Exorcist
 03:13
5.
 Leaving Your Life Behind
 05:18
6.
 Dance of the Dead
 05:19
7.
 For Evil Done
 04:58
8.
 Sword of Justice
 03:32
9.
 Forces of Darkness
 09:08

Durée totale : 43:52

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Deathwish (UK)


Chronique @ da_sway

09 Mai 2012

Le penchant européen d'Ordered To Kill d'At War

Formé pourtant très tôt en 83, le groupe britannique Deathwish, originaire de Brighton, rata quelque peu le wagon des pionniers du thrash en attendant 86 pour sortir une démo et 87 pour pondre leur premier album : "At the Edge of Damnation" sous le label Metalworks. La scène n’était déjà plus du tout la même…

Sans doute trop classique pour rivaliser avec les cultes à une époque où le thrash exprimait toute sa folie, Deathwish parvient tout de même à s'extirper des seconds couteaux grâce à un son presque unique de ses contemporains anglo-saxons et même européens.

La griffe sonore composée d'un mur de guitares agressives, des solis aiguës accompagnés des cris déchainés de Jon Van Doorn ("For Evil Done"), au chant puissant sans jamais donner le sentiment de forcer sa voix, est mise en valeur par une production minimaliste et sans raffinement, restituant fidèlement l'impression de foudroiement que procure "At the Edge of Damnation". Avec un tel brut de son, l’opus se positionne comme un penchant européen de son ainé américain "Ordered To Kill" du groupe At War.

Un peu à la manière des deux premiers opus d'Anthrax, Deathwish sur ce premier disque ne parvient pas totalement à se déroger de ses influences heavy/speed notamment en raison d'une rythmique de la bonne vieille école, à l’instar du titre éponyme ou de "Dance of the Dead". Cela a le mérite de cadrer une musique qui aurait pu partir dans tous les sens. Par contre, un "Sword of Justice" prouve que les british maitrisent l’art du pur riff thrash qui prend à la gorge.

Ainsi, on ressent les influences évidentes des compatriotes Black Sabbath, Motörhead ; Lemmy n’aurait pas renié un "Leaving Your Life Behind" ; ou encore Venom pour donner à ce "At the Edge of Damnation" un thrash lourd et aux très légers accents doomesques. Nul doute que des productions de la sorte ouvrirent les portes à la fusion un peu paradoxale mais non moins séduisante du thrash-doom que leurs cadets de Seventh Angel sauront exploiter à merveille.

Le groupe fait preuve de constance tout au long de l’opus, assénant invariablement son thrash gras, lourd et sombre avec ce même son crépitant jusqu’au final "Forces of Darkness". Si "In The Name Of God", qui plante directement le décor, ne vous sied pas, inutile de faire preuve de patience. Sinon, c’est un plaisir à chaque fois renouvelé, chaque titre présentant sa petite spécificité, comme le joli petit jeu de basse dans "Demonic 12012" ou encore les fougueuses saccades de "Exorcist".

En conclusion, cet album prouve encore une fois que si la scène britannique ne s’est jamais posée comme une scène majeure du thrash, elle compte dans ses rangs une bonne petite proportion de groupes atypiques qui méritent l’écoute : Lawnmower Deth, Acid Reign, Seventh Angel, Sabbat, Sacrilege, Toranaga et j’en passe… et bien sûr Deathwish.

L’album "Demon Preacher" qui lui succéda montra une transition musicale cette fois-ci complète. Hélas, au cours de cette mutation, le son si caractéristique de Deathwish se perdit en chemin, en résultant un bon disque typiquement thrash mais plus assez racé, trop standard, pour vraiment sortir du lot comme son prédécesseur. Il vaut tout de même le coup d’oreille.

4 Commentaires

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BARONROUGE - 09 Mai 2012: Un son à part , un groupe original , c'est lourd , tout est dit da-sway , bon la production est quand même plus propre que "Ordered To Kill" de At War . Il y a un petit côte Exciter dans ce skeud ?.
da_sway - 10 Mai 2012: Salut Baron! Je t'avoue que je connais assez mal Exciter, donc je te fais confiance la-dessus ;)
Fabien - 26 Août 2013: L’un de mes groupes thrashmetal british favoris aux côtés d’Onslaught, Cerebral Fix, Sacrilege ou Anihilated. J’adore ce sens du riffing diablement incisif (At the Edge of Damnation, For Evil done), ces réminiscences heavymetal, ainsi que le chant de Jon Van Doorn, singulier, rageur et bourré de feeling. Je m’arrache les cheveux à la lecture du dernier paragraphe de la rédaction, « Deathwish se perdit en chemin, en résultant un bon disque (cf. Demon Preacher) typiquement thrash mais plus assez racé, trop standard pour vraiment sortir du lot comme son prédécesseur ». Aie, je trouve au contraire ce second effort encore plus percutant, farci de tant de titres mémorables, à commencer par le dyptique Death Procession / Demon Preacher n’ayant rien à envier à la force du riff de classiques du british-thrash tels que The Captive (Sacrilege) ou Metal Forces (Onslaught). Fabien.
LeMoustre - 30 Novembre 2017:

Une préférence aussi pour Demon Preacher pour les mêmes motifs que cite Fabien. Néanmoins, un album attachant et singulier qui a toute sa place dans la scène thrash européenne de la période. 

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