Réunir en un seul et même groupe des sommités ayant œuvré au sein d'entités aussi emblématiques qu'
Iced Earth ou Nevermore ne pourra qu'éveiller l'intérêt de ceux désappointés par les sorties des uns et frustrés par la disparition des autres. Et lorsque, de surcroit, parmi les noms des illustres personnages prenant part à ce projet, figurera celui du chanteur Matthew Barlow, dont le patronyme restera indéfectiblement attaché aux travaux de Jon Schaffer, la curiosité deviendra une saine excitation palpable.
Le premier album éponyme de ce nouveau collectif voit le jour en cette année 2013.
Bien évidemment, avec cette offrande,
Ashes of Ares nous dévoile un Heavy Thrash moderne assez symptomatique de la scène américaine. Si l'on songera assez facilement à rapprocher sa musique de celles des illustres représentants du genre, déjà mentionnés plus haut, et ce notamment à cause de la voix si particulière de Matthew Barlow, il manquera, tout de même, à ce trio l'ardeur et la vélocité dont ces précurseurs savaient, et savent encore pour certains, user à bon escient. En effet, trop souvent ici, la formation floridienne se complait en des tempi moins enlevés et en des intentions plus pesantes que certains de leurs confrères. Il y a donc sur ce plaidoyer une certaine propension à la lourdeur pas nécessairement présente chez les autres, ou du moins mieux intégrée et mieux pensée ailleurs. Le poussif The
Messenger, qui débute bien maladroitement cet opus, ou encore
The One-Eyed
King qui le clôt, en sont deux témoignages cinglants.
En outre de ce fâcheux détail, intrinsèquement, la plupart des titres de cet opus manquent d'efficacité. Ils peinent, en effet, à nous convaincre de l'intérêt d'une telle réunion.
Fort heureusement, au cœur de cette consistance trouble et pesante, à l'inspiration parfois difficile à louer, certaines chansons viendront, tout de même, relever le niveau.
Punishment ou This Is my
Hell, sont, par exemple, très probantes. Puisque nous en sommes à évoquer les quelques qualités de cette œuvre, il nous faudra aussi souligner les tentatives méritantes de nos trois musiciens pour apporter une certaines nuances à leur propos. Pour ce faire ils n'hésiteront pas à user de passages aux guitares acoustiques. Ils iront même jusqu'à composer quelques ballades (ou du moins des morceaux pouvant être assimilés ainsi).
Il y a donc sur ce manifeste des titres vraiment attachants, et d'autres bien moins malheureusement. Et Matthew Barlow aura beau se démener, nous offrant une prestation digne de ses heures les plus glorieuses, rien n'y fera.
De plus, mettant un peu trop en exergue les basses, la production de ce disque apparaît, quant à elle, comme légèrement déséquilibrée. On regrettera également le traitement réservé aux passages de batterie, et notamment à la caisse claire dont les interventions sont parfois bien trop aiguës et sèches. Tout comme on déplorera que les guitares soient ici un peu trop épaisses et sombres par moments. Quoi qu'il en soit ces travers, bien que gênant, ne seront pas insurmontables. Loin s'en faut.
Au final l'ensemble ne sera, certes pas, catastrophique mais ne parviendra pas à provoquer autre chose qu'un enthousiasme très mesuré. La déception sera d'autant plus grande que ces vétérans, naguère, en d'autres lieux, avaient su démontrer l'étendue de talents autrement plus déterminants.
J'espère que tu apprécieras SOL plus que moi. Je le trouve monotone au possible.
Pour SOL, ça me parait difficile d'être conquis si tu me dis que ce Ashes of Ares est du même tonneau...
bah moi j attends le prochain puisque avec ce seul et unique ma collection est complete ,ce groupe a du potentiel faut pas qu ils lachent l affaire pour moi c est un bon premier album !!!!affaire à suivre
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