Armageddon Genesi

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Nom du groupe Eversin
Nom de l'album Armageddon Genesi
Type Album
Date de parution 29 Juin 2018
Style MusicalPower Progressif
Membres possèdant cet album0

Tracklist

1.
 A Dying God Walks the Earth
 01:15
2.
 Legions
 04:05
3.
 Jornada del Muerto
 04:05
4.
 Soulgrinder
 04:29
5.
 Havoc Supreme
 05:25
6.
 Where Angels Die
 05:17
7.
 Seven Heads
 04:58
8.
 Armageddon Genesi
 06:16
9.
 To the Gates of the Abyss
 08:42

Durée totale : 44:32


Chronique @ LeMoustre

22 Juillet 2018

Disciple

Quatrième album pour les Siciliens de Eversin. Et pourtant, peu de ce côté ci de la Méditerranée ont entendu parler de ce quatuor mené par Angelo Ferrante (vocaliste) et Ignazio Nicasto (basse et également au mixage). Fondé en 2008 sur les cendres de Fuoco Fatuo (feu follet en V.F), le groupe se compose également de Danielo Ficicchia (batterie) et Giangabriele Lo Pilato (guitares). Comme c'est bien la tendance du moment, Eversin s'est adjoint deux invités en la personne de Ralph Santolla (Deicide, Death, Obituary avec un solo sur le titre "Soulgrinder") et Lee Wollenschlaeger (ex-Malevolent Creation) qui fait une apparition vocale sur le morceau "Armageddon Genesi". En principe, il est simple de situer musicalement un groupe qu'on découvre: soit par son look (les t-shirts portés notamment, ici Slayer, Annihilator et Celtic Frost en plus de leur propre groupe - non mais), sa pochette (très passe-partout, sans être typée) son logo (on ne peut plus quelconque) ou la page de présentation du label (My Kingdom Music cite en références Grip Inc, Testament, Slayer et Annihilator, que du beau monde donc). Réponse au paragraphe suivant pour les curieux lecteurs qui seraient en manque de thrashmetal en cette bien pauvre année 2018.

Contre toute attente parmi les choix proposés ci-dessus, Eversin pourra se situer allègrement du côté des (ex-?) maîtres Californiens. L'accordage des guitares très bas, déjà, mais aussi le timbre vocal de Ferrante ou le style général renvoient indiscutablement vers le Slayer post-Divine Intervention. Celui de Diabolus In Musica ou plus encore God Hates Us All. Accentuant l'aspect général malsain et parsemé de mélodies lugubres (le réussi "Havoc Supreme"), cet album s'adresse avant tout aux fans qui apprécient cette période du groupe de L.A., et ce style à cheval entre les mid-nineties et les années 2000, où nombre de groupes ont alourdi leur son, proposé des compositions plus massives et essayé de mixer quelques influences externes à leur thrash d'origine.

Pas spécialement agressif, le groupe bénéficie d'un groove certain ("Seven Heads" presque sludge, High On Fire n'est pas bien loin), et appuyé par la voix déclamatoire de Ferrante, Eversin propose ainsi tout au long de ces 9 titres (moins l'intro bruitiste "A Dying God Walks the Earth", sans doute la seule -éventuelle - influence Celtic Frost du lot) un thrash syncopé typique (le haché final "To The Gates Of The Abyss"). Notons que l'apparition légèrement growlée de Wollenschlaeger amène une diversité bienvenue, malgré un répétitif "Armageddon Genesi" qui traîne trop sur sa fin. Majoritairement mid-tempo, lourdissime, Eversin gagnerait sans doute à varier son propos, tant l'ennui peut poindre assez rapidement, par manque de variété. Sauvons toutefois le titre "Soulgrinder" grâce au chouette solo de Santolla qui précède une (brève) accélération bienvenue.

A moins d'être un fan invétéré de ce genre, difficile de trouver ce Armageddon Genesi particulièrement remarquable. Bien moins efficace que les groupes plus établis dans le genre (Machine Head en tête), à la limite du poussif et moins diversifié qu'un Annihilator de cette époque, Eversin pourra éventuellement donner envie de se replonger dans la paire d'albums mal aimés de Slayer, tant la similarité pourra sauter aux oreilles de l'auditeur. En bon disciple du maître, Eversin gagnera à changer son fusil d'épaule, ou à revoir sa qualité globale. Ce n'est pas pour ce coup-ci qu'un album relèvera le niveau de cette année bien peu thrashisante.


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