L’Italie attaque en force cette première partie de l’année, après le chef de file
Hour Of Penance et son bon cinquième album
Sedition, après le missile de
Hideous Divinity et en même temps que la nouvelle galette des vétérans de
Natron, le Death
Metal de ce pays n’est pas en reste avec les revenants de
Antropofagus qui proposent enfin un successeur à
No Waste of Flesh qui date tout de même de 1999.
Comatose a donc récupéré le combo transalpin et s’occupe de la promotion de
Architecture of Lust (
2012) qui s’annonce comme un bon gros skeud brutal Death.
Dès le déferlement du premier titre, on se rend compte que le surnom du batteur «
Brutal Dave » n’est pas usurpé,
Antropofagus coupe, hache et mitraille dans le vif.
Sanguis Bestia Solium impressionne tant par la vitesse d’exécution (ouch les petits sweeping à la
Origin) que par l’énergie déployée dans le riffing. De plus l’enregistrement au Melazeta Studio (hormis la batterie mise en boite chez le batteur lui même) a bénéficié du mastering implacable bien que un peu commun du Hertz studio.
Bien que la concurrence soit rude dans ce créneau Death technique / brutal, le quatuor italien s’en tire bien, proposant des structures précises et puissantes qui font mouche. De plus
Architecture of Lust s’avère intense et sans temps morts, donnant l’impression d’un gigantesque rouleau compresseur, à l’image de The
Lament Configuration où double pédale et blast-beat intenses alternent pour soutenir des guitares épidermiques. Le growl de Tya bien que classique, s’avère également efficace pour accompagner ce déluge de violence.
Malgré les rythmes souvent identiques (c’est à dire à fond),
Antropofagus parvient à éviter la redite, variant allégrement les riffs, comme sur
Eternity to Devour. En fait il faut attendre le septième morceau
Sadistic Illusive pour avoir un titre mid tempo, celui ci sonne d’ailleurs comme un mélange entre
Morbid Angel et les mosh part de
Dying Fetus, intéressant. D’ailleurs à part ce titre ci et aussi le tout dernier pesant et lourd, faisant penser à une marche militaire, le disque n’est qu’une succession d’accélérations, une orgie de grunts, un déluge de blast, une cargaison de riffs méchants, bref, une montagne de brutalité.
Le Death
Metal des italiens n’est toujours pas révolutionnaire, mais ils connaissent les ficelles pour faire du bon boulot,
Architecture of Lust fait d’ailleurs penser pèle-mêle à des combos furieux comme
Posthumous Blasphemer,
Spawn Of Possession,
Origin ou
Defeated Sanity.
Antropofagus compose utile et impose avec force et conviction un Death
Metal intense mais maîtrisé, sans jamais se montrer caricatural.
Brutality is law.
BG
Mais bon, rien de méchant, il est quand même sur ma liste d'achat.
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