Arcade

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16/20
Nom du groupe Arcade
Nom de l'album Arcade
Type Album
Date de parution 06 Avril 1993
Produit par David Prater
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album44

Tracklist

1.
 Dancin' with the Angels
 
2.
 Nothin' to Lose
 
3.
 Calm Before the Storm
 
4.
 Cry No More
 
5.
 Screamin' S.O.S.
 
6.
 Never Goin' Home
 
7.
 Messed Up World
 
8.
 All Shook Up
 
9.
 So Good...So Bad...
 
10.
 Livin' Dangerously
 
11.
 Sons and Daughters
 
12.
 Mother Blues
 
13.
 Reckless
 

Durée totale : 00:00

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Arcade


Chronique @ adrien86fr

31 Août 2012

You’d better take it as it comes, baby..

Née le 4 décembre 1968 à Garden Grove dans l’état de Californie, Tricia Yen est une ancienne actrice de films pornographiques américaine d’origine asiatique également connue sous les pseudonymes alternatifs de Mimi Vuong, Mimi Yen et autres Trisha Yin. Mesurant 153 cm sous la toise pour environ 45 kg sur la balance au temps perdu de sa gloire, mensurations officielles 90B/56/76 ; petit gabarit donc, seins naturels ; Tricia Yen entame sa carrière dans le 7ème Art via un petit rôle « habillé » dans le film de ninjas « Majestic Thunderbolt » (1985) du réalisateur hongkongais Godfrey Ho. Après avoir pratiqué l’effeuillage coquin dans divers strip clubs de Los Angeles et de sa banlieue pendant quelques temps, Yen débute dans le cinéma réservé aux adultes en 1993 sous la direction de Ron Dorfman dans « Xcitment : The Movie » aux côtés de Tanya Fox et de Carmel St. Clair notamment. Interprète régulièrement cantonnée aux rôles de geisha ou de prostituée de réseaux mafieux du Sud-est Asiatique, Tricia Yen dévoilera ses charmes jusqu’en 1999 dans une cinquantaine de long-métrages classés X parmi lesquels « Mystic Tales of the Orient », « Geisha to Go », « Dollars and Yen » ou encore « Bangkok Nights » (1994). Au-delà d’avoir fait carrière dans le X-rated business aux cours des fastes années 90, Tricia Yen peut également se targuer d’être entré de plain pied dans la légende du rock n’ roll en prêtant son visage pour l’artwork inhérent à la cover du premier full length d’un certain Arcade.

Ratt, Sea Hags, Talas et Cinderella ; ça vous dit quelque chose ? Arcade n’est autre qu’un supergroupe formé en 1991 autour du vocaliste Stephen Pearcy, des guitaristes Frankie Wilsex et Johnny Angel et du batteur Fred Coury. Après quelques changements de personnel qui verront Angel se faire suppléer temporairement par l’ex Rough Cutt et vieille connaissance de Pearcy Chris Hager, lui-même remplacé rapidement par le dénommé Donny Syracuse, l’arrivée du bassiste Kelly Tremmel vite substitué par Michael Andrews ; Arcade dégotte sans difficulté aucune un deal avec Epic Records. Produit par le dénommé David Prater (« Firehouse », « Images and Words » de Dream Theater notamment), un premier album éponyme intitulé fort logiquement « Arcade » sort ainsi en juin 1993, disque commercialisé sur le Vieux Continent sous l’identité patronymique de « Calm Before the Storm ».

Arcade ci, Ratt ça ; Ratt ça, Arcade ci… La tentation n’est-elle pas immense pour le fanatique illuminé entreprenant de chroniquer ce premier opus d’Arcade au hasard de son inspiration du jour de comparer encore et toujours ce dernier avec ceux du mythique et irretrouvable Ratt sous prétexte que le grand et vénéré Stephen Pearcy y tient également le microphone ? Un minimum d’objectivité n’est-elle pas de mise et même d’extrême rigueur dans un tel cas même si avouons-le, la présence du charismatique et bad ass wanted man originaire de San Diego dans le line-up du supergroupe y fut pour beaucoup lorsque l’on prit un jour la décision solennelle et réfléchie d’acquérir cette galette afin de mesurer le niveau de forme et d’inspiration du Pearcy des sombres et infectes années grunge ? Pas de névrose adolescente égocentrique et dégénérée chez Arcade mais bel et bien une pêche rock n’ roll couillue et non moins empreinte d’une grande classe comme en atteste le très bon, fédérateur et introductif « Dancin’ with the Angels » chargé de révéler au monde une nouvelle facette du talent charismatique de l’alors ex Ratt. Gros son, basse ronronnante, rythmique de feu et bien évidemment ce timbre vocal si particulier reconnaissable entre mille petrozza, tel paraissent être les composants du hard rock apparemment dynamique et inspiré prodigué par Arcade sur son premier full length éponyme. Impossible en effet de ne pas remuer les hanches pour les dames et de ne pas secouer la tête pour les messieurs à l’écoute de titres ultra efficaces à l’instar de « Screamin’ S.O.S. » ; heavy et lancinante à souhaits, de la catchy et mélodique « Never Goin’ Home » ponctuée d’un refrain imparable qui certainement rappellera à l’auditeur les meilleurs moments de Ratt, de la certes simple mais ô combien efficiente « Mess Up World » ou encore de l’amphétaminée « All Shook Up » qui très bien nommée constitue une petite déflagration brute et bien sentie de ce qu’il conviendrait d’appeler à juste titre un hybride agréablement cohérent de speed rock et de punk que certaines mauvaises langues qualifieront sans doute à tort ou à raison de conformisme au mainstream d’alors.

Dégageant avec une certaine proéminence l’image globale d’un album de hard rock dynamique et on ne peut plus efficace soutenue qui plus est par un line up composé d’individualités ayant toute à divers degrés contribué à écrire les lettres de noblesse de notre religion et seule raison de vivre à tous comme en atteste par exemple la sympathique au tempo relativement modéré « Nothin’ to Lose » ou dans un registre plus énervé la furieuse et bad ass « Livin’ Dangerously » ; « Arcade » se veut être aussi le fruit d’une démarche artistique rimant avec richesse et variété. Relevons ainsi la groovy et particulièrement distinguée « Calm Before the Storm » dont l’intro rappellera immanquablement à l’auditeur celle de la mystique « Malaria » des godfathers du sleaze L.A. Guns de la bonne époque, conférant ainsi au supergroupe fronté par Stephen Pearcy une aura sensible et irrationnelle pour le moins bienvenue. Les inconditionnels de Ratt savent pertinemment que le combo auteur et interprète des immuables « Out of the Cellar », « Invasion of your Privacy » et autres « Reach for the Sky » n’a jamais vraiment fait dans la complainte romantique au contraire de nombre de ses contemporains, si l’on excepte cependant la brillante « Givin’ Yourself Away » apparaissant sur « Detonator » (1990). Quelle plaisante surprise alors de profiter de ce premier effort d’Arcade pour apprécier Pearcy manier vocalement l’art de la ballade avec une certaine réussite avouons-le même si on aura tendance néanmoins à le préférer dans des velléités plus électriques et viriles dirons-nous. A cet égard, soulignons la grave et sensée « Cry No More » constituant une ballade telle qu’on les apprécie le plus à savoir belle et réfléchie mais surtout dénuée de toute niaiserie infantile voir émasculée. Egalement, la sublime et classieuse « So Good… So Bad… » qui ne manquera en aucun cas de faire son petit effet dans le fort intérieur de toute âme torturée qui se respecte grâce entre autres à l’affection sincère de Pearcy mais aussi à une rythmique acoustique pleine de feeling couplée à de rares et magnifiques notes de piano distillées ci et là avec la plus grande pertinence. Ultimes chapitres de la galette, l’instrumentale acoustique « Sons and Daughters » qui cristalline et mystique ressemble étrangement (plagiat ?) à l’arpège-prologue de l’indescriptible « Spiral Architect » de Black Sabbath (« Sabbath Bloody Sabbath » - 1973) mais aussi « Mother Blues », complainte rafraichissante et légère permettant au supergroupe de Los Angeles de clore indéniablement ses premières aspirations musicales avec brio et esthétisme.

Premier opus éponyme du all-star band Arcade, « Calm Before the Storm » ou simplement « Arcade » outre atlantique offre à l’auditeur un concentré inspiré et efficace de hard rock puissant bien en phase avec son époque-charnière se voulant également être varié et donc garant d’une identité quintessentielle riche et recherchée. Sans ne jamais prétendre constituer un chef d’œuvre du genre à même de faire de l’ombre aux groupes établis desquels ses membres sont issus ni révolutionner quoi que ce soit, « Arcade » permet incontestablement à l’auditeur de passer un moment on ne peut plus agréable d’écoute, lui donnant aussi l’occasion opportune de découvrir un Stephen Pearcy sous un nouveau jour certes mais n’ayant absolument rien perdu de son charisme ni de son indubitable énergie vocale. Prouvant qu’il était encore possible en 1993 de mettre la main sur des nouveaux releases de qualité, « Arcade » n’est autre qu’un disque de facture remarquable au sens premier du terme méritant l’attention des fans de hard rock bad ass et distingué made in 80’s, s’avérant cependant être une acquisition obligatoire pour tout les inconditionnels de Ratt au même titre que les Vicious Delite, Vertex et autres sorties solo du grand et inimitable Stephen Pearcy.

23 Commentaires

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samolice - 22 Janvier 2015: Hélas, j'ai reçu le second à la place du premier. Ce disque me fuit! On va remettre ça à l'occasion.
Cucrapok - 09 Mai 2015: J'avais commandé cet album chez Columbia et je l'avais revendu avec toute une pile de cds pour aller voir un show de Dimmu Borgir à Montréal fin des années 90. Et je l'ai récupéré au même endroit que je l'avais vendu il y a quelque mois pour un gros 2$.. fini le temps ou ils les revendaient 10 ou 3 pour 25! Édition Columbia House c'est quaisiment sur que c'est le mien! Les meilleures pièces se sont retrouvées à tourner sur le iphone cest temps ci avec le retour du soleil. Bonne chronique Adrien! «Une boix reconaissable entre mille petrozza»? Hahahaha!
samolice - 19 Janvier 2021:

Enfin. Oui enfin j'ai reçu ce disque qui me fuyait comme la peste (commandé 3 fois, jamais reçu).

Je le trouve très nettement au dessus de son successeur dont je me suis débarassé il y a déjà quelques années en le refilant à un copain dont le prénom commence par A et finit par Drien :-)

Certes ce n'est pas un must have mais ça fait plaisir de retrouver Pearcy plutôt inspiré et qui chante bien (oui oui). "Calm before the storm" m'a carrément fait bouger le derche! Juste dommage que la deuxième moitié du disque soit moins intéressante à mes oreilles. 10 titres auraient suffi.

Une bonne surprise donc. Cool.

adrien86fr - 19 Janvier 2021:

Excellent Sam, ta persévérance a payé :) Il est vrai que le second est en deçà du premier, excepté en ce qui concerne sa pochette héhé.. 

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