Apocalyptic Symphony

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16/20
Nom du groupe Shadow Host
Nom de l'album Apocalyptic Symphony
Type Album
Date de parution 27 Décembre 2013
Style MusicalPower Metal
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1. Lunacy Divine 04:47
2. Treason 04:19
3. Blinded by Greed 04:23
4. Empty Eyes 05:01
5. Silent Killing 04:03
6. Guardians of the Wretched 04:30
7. Divide and Rule 05:56
8. Reborn in Hate 04:30
9. Seeds of Sorrow 05:59
10. Apocalypse Within 05:34
Total playing time 49:02

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Shadow Host


Chronique @ LeMoustre

02 Avril 2014

Heavy/thrash mélodique bourré de bonnes influences.

Auteur de quatre albums et créé depuis 1993, on ne peut pas dire que les russes de Shadow Host soient des petits jeunes adeptes d'un revival de groupes qu'ils n'ont pas connus au début des 90's. Au contraire, forts de tournées en compagnie de groupes plus établis (Overkill, Annihilator), Shadow Host s'est construit progressivement, au fur et à mesure des années.

Le petit dernier, "Apocalyptic Symphony", enregistré (fort bien) aux Cosmos Studios d'Arkady Navaho et orné d'une jolie pochette d'Alexander Balinets(quoique plus adaptée à un groupe symphonico-progressif qu'il n'est pas du tout), est, d'après leur biographie officielle, le plus agressif du groupe. Mixant des influences allant du dernier Forbidden à Annihilator (entre autres, comme la fin de ces lignes le souligne), Shadow Host se détache quelque peu d'un heavy-powermetal en durcissant son discours général sans sacrifier la mélodie, omniprésente ici.

Si Alexey Markov (au chant modulé et varié) ajoute une plus-value rapidement identifiable aux compositions somme toute assez classiques, il est indéniable que les morceaux et le ton proposé se situent dans un niveau comparable à ses influences. Ainsi, Alexey, arrivé dans le groupe en 2012 (ex-Starsoup), amène une singularité qui extrait facilement le groupe d'une masse plutôt impersonnelle. L'ombre de Iced Earth plane ainsi souvent sur le groupe. Entraînantes et catchy, tout en conservant un sens de la mélodie aigu indéniable(le solo d'Apocalypse Within - très Kirk Hammett), Shadow Host surprendra l'auditeur fort agréablement (la ligne mélodique et le refrain de "Treason" ou un "Reborn In Hate" plus rageur, par exemple).

Alors, bien sûr, le classicisme est ici de règle : peu de prise de risque (on est souvent sur des tempi assez similaires à l'exception d'un "Silent Killing" un peu plus rapide ou de la ballade de rigueur "Seeds Of Sorrow") et chemin extrêmement balisé (structures des morceaux assez identiques). Si on ne prend pas en défaut une formation qui sait jouer, bâtir des compositions solides et aérées, les influences trop présentes empêchent Shadow Host de franchir le pas vers une reconnaissance éclatante (on pourrait aussi citer les plus confidentiels Depressive Age, ou Metallica de façon flagrante sur "Seeds Of Sorrow"). Néanmoins, fort plaisant, cette symphonie, apocalyptique que de nom, est une bien jolie entrée en matière pour qui apprécie les groupes cités ici.




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