Que nous ont réservé les Belges de
Demenzia Mortis?
Avec "Antikult", nous allons passer 49’ intenses, brutales et variées, entendons-nous bien, variées mais totalement acquises au
Brutal Black/Death malsain et blasphématoire !
Et déjà avec l’intro, "
Dies Irae", on devine que tous les Kultes vont en prendre plein leur face car, à coups de Mk-55,6, ça déglingue à tout va! Ensuite, avec "
Codex 666", c’est parti, pas de fioritures excessives, ça rentre directement dans le lard, rythmique à 100 à l’heure, tout est rapide, la batterie, la voix, la guitare jusqu’au refrain qui est bien marquant avec son arrêt technique, et ça repart de plus belle ; on est dans le brutal de tradition, couplet refrain, couplet refrain...mais le but est atteint, ça défouraille sec. Vient alors le titre éponyme de l’album: "Antikult" qui démarre en arpèges avec un chant très audible, et puis c’est parti avec une accélération carrée jusqu’à 1’50 où l’on va subir une déflagration de la part du batteur qui surpasse le mur du son et devient cataclysmique! La technique est bien présente, encore un morceau fort.
En fait chaque morceau a quelque chose de marquant : "
Triste Paysage" et ses arrêts lourds et malsains, "
Dark Resolution (
Legion’s March)" et son début martial peut-être un petit clin d’oeil à "666Reich", compo de l’ancien groupe de
Hellfire. C’est d’ailleurs sur un court solo de celui-ci que se termine ce morceau aux bruits des bottes de légion que l’on devine impartiales. Après une courte outro lugubre, on passe à "Exultation of
Pain" et si le début est assez anecdotique, à 2’00, on comprend toute la haine de cette bande avec les ”pas de pardon”, ”
Execution” scandés par
Naberus et les accélérations devenues marque de fabrique chez
Demenzia Mortis. Le 8ème morceau, "Above &
Beyond", est aussi un moment fort de cet album ; tout y est à fond, quelle claque! Mention spéciale encore une fois à Axhell, qui maltraite son kit de batterie avec une intensité et une régularité tel un métronome.
Toutefois, avec "My
Blood Runs Black", c’est l’étonnement, quand, à 2’30, une voix de Nymphe maudite va essayer d’adoucir enfin un peu cette déferlante de haine bestiale que nous subissons depuis plus de 40´ et elle y réussit ; un frisson va même nous traverser l’échine tant cette voix est cristalline et limpide et nous fait ressentir une émotion de tristesse et de complainte accompagnée d’une basse/batterie respectueuse. Une belle fin d’album qui donne envie de se le repasser à nouveaux tant c’est brutal, bien composé et varié! On passe un bon moment, jamais ennuyeux. Viendront ensuite deux bonus tirés de leur premier EP "
Memento Mori" (2018) qui faisait déjà présager leurs bonnes intentions!
Un opus pour lequel la production est très équilibrée, où tous les instruments demeurent audibles. En outre, l’artwork est explicite et soigné.
Bref, une sortie 2021 indispensable pour tout fan de
Brutal Black/Death.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire